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Publié par Dreuz Info le 29 mars 2007

Vous n’en entendrez jamais parler !

Deux interviews trouvés sur le web confirme ce que je disais sur "300" et son auteur, Frank Miller. Jugez plutôt :

LE FIGARO. – D’où vous est venue l’idée de raconter l’histoire de ces trois cents Spartiates résistant jusqu’à la mort à l’armée perse du roi Xerxès, dans le défilé des Thermopyles ?

 Frank MILLER. – J’avais 5 ans quand j’ai vu au cinéma le film de Rudolf Maté La Bataille des Thermopyles (The 300 Spartans), avec Richard Egan. Ce jour-là, j’ai ­compris que des héros pouvaient perdre. Tous les preux chevaliers ne finissent pas médaillés comme Luke Skywalker dans La Guerre des étoiles. Certains hommes peuvent perdre la vie en la donnant pour leur pays ou une idée telle que la démocratie. J’ai toujours eu envie de raconter leur histoire. Se battre par vertu, sans la moindre récompense, est une des plus belles choses que je connaisse.

NPR: […] Frank, qu’en est-il de l’état de l’Union ?

Frank Miller: Bon, je ne suis pas tant en train de m’inquiéter de l’état de l’Union que de l’état du front intérieur. Il me semble évident que notre pays ainsi que le monde occidental tout entier sont actuellement confrontés à un ennemi existentiel qui, lui, sait exactement ce qu’il veut… Les grandes cultures ne sont pratiquement jamais conquises, elles s’effondrent de l’intérieur. Et, franchement, je pense que beaucoup d’Américains se comportent comme des gamins trop gâtés à cause de tout ce qui ne fonctionne pas parfaitement en permanence.

NPR: Hum, et quand vous dites que nous ne savons pas ce que voulons, quelle en est selon vous la raison?

FM: Bon, je pense qu’en partie c’est lié à la façon dont nous sommes instruits. On nous dit constamment que toutes les cultures sont égales, et que tout système de croyance est aussi valable qu’un autre. Et en général l’Amérique est connue pour ses défauts plutôt que pour ses qualités. Quand vous pensez à ce que les Américains ont accompli, en construisant ces villes incroyables, et à tout le bien qu’ils ont apporté au monde, c’est plutôt un crève-cœur de voir autant de haine contre l’Amérique, pas seulement à l’étranger, mais même chez nous.

NPR: Nombre de personnes vous diraient que c’est ce que l’Amérique a fait à l’étranger qui a provoqué ces doutes et même la haine de ses propres citoyens.

FM: Bien, OK, alors finalement parlons des ennemis. Pour une raison quelconque, personne ne semble parler de ce que nous combattons, ni de la barbarie du sixième siècle qu’ils représentent. Ces gens décapitent la tête des gens avec des scies. Ils asservissent les femmes, ils mutilent le sexe de leurs filles, ils ne se comportent selon aucune des normes culturelles auxquelles nous tenons. Je parle dans un micro qui n’aurait jamais pu être un produit de leur culture, et je vis dans une ville dont trois mille de mes voisins ont été tués par des voleurs d’avions qu’ils n’auraient jamais pu construire.

NPR: Quand vous regardez les gens autour de vous, cependant, pour quelle raison sont-ils si, comme vous le diriez, si égocentiques, si pleurnichards?

FM: Bon, je dirais que c’est de la même façon que se comportaient les Athéniens et les Romains. Nous tenons quelque chose d’un peu meilleur actuellement. Ce que je reprocherais le plus au président Bush, c’est qu’à la suite du 11 Septembre, il a motivé nos militaires, mais il n’a pas appelé la nation à se placer en état de guerre. Il n’a pas expliqué que cela demanderait un effort commun contre un ennemi commun. Ainsi nous avons en quelque sorte mené une guerre sur le côté, et nous sommes assis comme des Romains se plaignant à ce sujet. De plus, je pense que George Bush a un talent surnaturel pour être quelqu’un que les gens détestent. Je croyais que Clinton était le président le plus détesté que j’ai jamais vu, mais je n’ai jamais rien vu de tel que la haine contre Bush. C’est complètement fou.

NPR: Et quand vous parlez aux gens dans la rue, aux gens que vous rencontrez au travail, socialement, comment est-ce que vous leur expliquez cela?

FM: Essentiellement en termes historiques, surtout en expliquant que le pays qui a combattu à Okinawa et Iwo Jima verse aujourd’hui un sang précieux; mais si peu en comparaison, c’en est presque ridicule. Et les enjeux sont aussi élevés qu’ils l’étaient à l’époque. La plupart du temps j’entends les gens demander: «Pourquoi avons-nous attaqué l’Irak?», par exemple. Bien, nous prenons une idée. Personne ne demande pourquoi, après Pearl Harbor, nous avons attaqué l’Allemagne nazie. C’était parce que nous étions confrontés à une forme de fascisme global: nous faisons la même chose aujourd’hui.

NPR : Bon, ils nous avaient déclaré la guerre, mais…

FM : Bon, comme l’a fait l’Irak.

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