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Publié par Dreuz Info le 17 avril 2007

Note : c’est le pasteur Celier lui-même qui m’a transmis ces textes. Merci à lui de consulter mon blog et de vouloir y faire figurer ses écrits.

Par François Celier, pasteur, écrivain, Ecrivain. Scénariste. Conférencier. Pasteur/Evangéliste depuis 1976. Fondateur de  Friends of Jesus the Jew. Membre du Bureau Directeur de l’Alliance France-Israël.
Dernier ouvrage : Le choc des religions. Ed. Presses de la Renaissance (2005)  (avec les contributions de Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris; Daniel Sibony, psychanalyste et du Père Pierre Lambert, Dominicain)

J’étais déjà sioniste par l’esprit de la Bible, mais ce fut Menahem Begin, homme hors du commun, qui m’a fait voir l’image de ce que pouvait être un Premier Ministre israélien sioniste, habité par une conscience vouée à la vocation d’Israël. J’ai bien connu It. Shamir, rencontré A. Sharon, It. Rabin, Sh. Perez puis Ehud Olmert, et mon désenchantement n’a fait que croître, jusqu’à l’indignation. Je l’exprime tout net car, bien que non juif, je suis un ami d’Israël depuis trente ans, prenant parfois des risques (pour ma vie, ou par mes prises de positions m’amenant des problèmes religieux ou relationnels).

Tout en respectant ce qui reste d’âme à Israël (à savoir Tsahal), je suis excédé de voir une classe politique aussi décevante en de nombreux domaines. A tant vouloir ressembler et complaire à n’importe quelle nation occidentale, elle flétrit ce qui lui reste d’honneur, confortée en cela par la complicité de ses propres médias, propices à son dévoiement.

Je voudrais rappeler le commentaire de Yehuda Avner (ex-conseiller de 4 premiers ministres, dont Menahem Begin) qui exposa l’attitude sioniste de ce dernier face à l’hostilité crispée du Président J. Carter, alors maître de la première puissance mondiale, qui tentait de le contraindre à présenter une image toujours plus réductrice et soumise d’Israël.   

Petit homme à lunettes et vibrant de conviction, Ménahem Bégin déclara alors qu’Israël ne renoncerait ni à la Judée, ni à la Samarie, ni à la bande de Gaza…  Irrité, le Président Carter rétorqua : « Monsieur le Premier Ministre, mon impression est que votre insistance sur vos droits sur les Territoires et Gaza peut-être interprétée comme un signe de mauvaise foi. Elle fera comprendre votre intention de rendre permanente l’occupation militaire de ces zones. Cela mettra un terme à tous les espoirs de négociation. Il serait incompatible avec mes responsabilité de Président des Etats-Unis de ne pas vous le dire, aussi exactement et aussi sincèrement que je le peux, MONSIEUR BEGIN ! Il ne peut y avoir d’occupation militaire permanente de ces territoires conquis par la force."

Le Premier Ministre lui répondit avec gravité et grandeur d’âme : « Monsieur le Président, je vais vous confier quelque chose de personnel –non à mon sujet, mais au sujet de ma génération. Ce que vous avez entendu concernant les droits, qui sont ceux du peuple juif, sur la terre d’Israël, peut vous sembler académique, théorique, voire discutable. Mais pas à ma génération. Pour ma génération de juifs, ces liens éternels sont des vérités irréfutables et incontournables, aussi anciens que le temps qui s’est écoulé. Elles touchent au cœur même de notre identité nationale. Car nous sommes une nation ancienne qui revient chez elle. Nous sommes comme une génération biblique de souffrance et de courage. Nous sommes la génération de la Destruction et de la Rédemption. Nous sommes la génération qui s’est relevée de l’abîme sans fond de l’enfer.

Nous étions un peuple sans espoir, Monsieur le Président. Nous avons été saigné à blanc, non pas une fois, ni deux fois, mais de siècle en siècle, encore et encore. Nous avons perdu un tiers de notre peuple en une génération, la mienne. Un million et demi de ses membres étaient des enfants, les nôtres. Personne n’est venu à notre secours. Nous avons souffert et sommes morts seuls. Nous ne pouvions rien faire. Mais maintenant, nous pouvons. Maintenant nous pouvons nous défendre nous-mêmes. »

Puis, après un temps de démonstration de stratégie militaire, carte géographique en main concernant les impératifs absolus et nécessaires à la survie d’Israël, le premier Ministre conclut « Monsieur, j’en fais le serment devant vous, au nom du peuple juif : cela n’arrivera plus jamais. » (1)  Aujourd’hui, à la lecture d’un article commémorant sa disparition datant de 15 ans, je réalise le vide qu’il a laissé et j’avoue ressentir une émotion sincère et nostalgique.

Je ne l’avais rencontré que deux fois, à Jérusalem, mais je garde un sentiment de fierté de l’avoir simplement côtoyé. Jérusalem venait alors d’embraser mon cœur d’un feu qui ne s’est jamais éteint. Pour moi, cette ville symbolise l’âme collective et cosmopolite du peuple juif, à laquelle je me sens providentiellement associé. C’est pourquoi j’écris cet article, quitte à
déplaire à certains. Néanmoins, « Pour l’amour de Sion, je ne me tairais point ».

Ménahem Bégin était un sioniste digne de ses précurseurs et de ses ancêtres bibliques. Et quel tribun ! Sa pensée était claire et sans ambiguïté. Je suis sûr que le souvenir de son autorité naturelle, de sa simplicité de vie, de sa loyauté indéfectible envers son pays amène un grand nombre d’israéliens à soupirer.

Des hommes de sa trempe manquent cruellement à la gouvernance du pays. Il était le guide et le gardien d’Israël. Aucune once de corruption ne pesait sur lui. Tout son être était tendu vers la défense d’Eretz Israël et en retour, celle-ci lui donnait la force d’affronter ses adversaires ou les « géants » de ce monde. Telle une lame d’acier, sa détermination provoquait parfois la colère des arabes mais, dans le secret de leur cœur, les forçait au respect.

Il se trouve, par modernité intellectuelle up to date que la gauche israélienne et son intelligentsia pérore souvent, palabre beaucoup, prend des vessies pour des lanternes et s’entiche de n’importe quels accords, même Mecquois, pourvus qu’ils complaisent aux sirènes des médias, aux versatiles opinions publiques et politiciennes (qui méprisent en secret « ce petit pays de m… », Sic un diplomate occidental), empêcheur de jouer dans la cour des grands stratèges d’un monde déboussolé, flirtant avec la peur d’une guerre nucléaire.

Qu’aurait fait Begin de nos jours ? Un nouvel Osirak ?

Alors que les scandales à répétitions des moeurs politiques israéliennes défrayent les unes et les urnes, illustrant le satisfecit des opinions médiatiques, des politiciens occidentaux tout autant que proche orientaux. Autrement dit : le déficit d’âme d’Israël, témoin de Dieu parmi les nations et l’Histoire qui jadis imposait respect et admiration. N’étant d’aucun parti politique, je m’interroge sur les hommes de notre temps qui défilent sur la scène tragique de l’actualité et je me sens triste en évoquant M. Bégin, triste d’observer que personne de sa force de caractère et de convictions ne se lève pour raviver sa flamme sioniste.

N’est-il pas écrit dans la Torah : « faute de vision, mon peuple se meurt » ? Lecteurs, quelles que soient vos opinions, ne m’en veuillez pas de m’exprimer de la sorte car je  n’en ai ni le droit, ni les connaissances requises. Aussi, mon propos n’est nullement de médire ou de froisser qui que ce soit, mais juste d’apporter mon sentiment d’ami fidèle depuis 30 ans.

Venant de l’athéisme, depuis que la conviction de l’existence de Dieu m’a saisit -par la foi en Jésus le juif-, je fonde de grands espoirs sur l’avenir et l’exemplarité du développement d’Israël (notamment en éthique et équité) sous le regard des nations. 

En dépit de mon désappointement actuel, cet espoir demeure dans mon esprit. Il ne concerne pas seulement un mieux vivre en paix pour Israël, mais également envers l’immense aspiration de millions et millions de chrétiens tels que moi et d’incroyants de bon sens, répartis dans le monde (une réalité sous-estimée des israéliens). 

Je sais que nous avons tous le profond désir du succès d’Israël, pas seulementdans sa force militaire, économique, ses milliers de brevets d’inventions, le nombre de ses prix Nobel ou son admirable éthique mosaïque et humaniste, mais aussi, parce que Israël représente l’indéniable attestation de l’existence de Dieu dans l’inconscient d’une grande multitude d’hommes et de femmes et, par là même, d’une grande espérance messianique dans le secret des coeurs.

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