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Publié par Dreuz Info le 20 avril 2007
Par Victor Davis Hanson, traduit par LSA Oulahbib, Résilience TV
 
La menace provenant des terroristes islamistes ne s’évanouiera pas quand le président Bush quittera la Maison Blanche, ou si le financement de la guerre en Irak se tarit en 2008. L’argument fréquent consiste à nier cette menace en considérant que nous avons amené les terroristes en Irak. Ce qui est en un certain sens vrai puisque la guerre a toujours draîné l’ennemi en dehors du champ de bataille initial. Mais cela reste tout de même faux, surtout si l’on ignore pourquoi des tueurs comme Abu Musab al Zarqawi (le premier leader d’al Qaeda en Irak), Abu Nidal, Abu Abbas (terroriste palestinien dans les années 80), et Abdul Rahman Yasin (impliqué dans l’attentat du World Trade Center en 1993) étaient déjà en place sous Saddam quand nous sommes arrivés.

Plus encore, l’impopulaire guerre en Irak n’a pas créé les islamistes et leurs madrassa à travers le Moyen Orient qui aujourd’hui font du lavage de cerveau sur de jeunes radicaux et font pression sur les monarchies, les théocraties et les autocraties de la région pour leur fournir de l’argent afin de s’entraîner et de s’armer. Tout ce radicalisme s’est constitué depuis des décennies comme nous avons pu l’observer durant ce dernier quart siècle qui a aboutit au 11 septembre.

 
Par ailleurs, les émeutes, les assassinats, les menaces de mort à l’encontre de la création artistique en Europe n’ont rien à voir avec l’Irak.
 
En ce moment même, la plupart des terroristes d’Al Qaeda s’entraînent et s’équipent dans les contrées sauvages du Waziristan au Pakistan pour venir en aide aux Talibans qui réclament l’Afghanistan et veulent répandre le Djihad. Ces tueurs ne prennent pas du tout en compte le fait que nos efforts en Afghanistan soient largement multilatéraux. Ils prêtent très peu d’attention également au fait que notre présence s’effectue dans le cadre de l’OTAN ou implique les Nations-Unies ou encore s’avère être la conséquence à l’avènement du 11 septembre 2001.
 
Ces islamistes radicaux acquièrent de la force non pas parce que nous ne sommes plus préoccupés de l’Afghanistan pour aller en Irak, mais bien parce que l’homme fort du Pakistan, le général Pervez Musharraf, ne peut pas ou ne veut pas faire grand chose contre les bases d’Al Kaida existants dans son propre pays. Et pas plus Bush que Nancy Pelosi savent réellement comment persuader ce genre de dictature militaire imprévisible, dotée du bouton nucléaire.
 Les lieux où notre avenir se joue : Bagdad, capitale de la démocratie irakienne / La Mecque, centre spirituel du monde musulman / Entrée lourdement gardée d’une installation nucléaire en Corée du Nord / Camp Delta à Guantanamo Bay, Cuba

Certes, la guerre en Irak a rendu plus ardue nos relations avec l’Iran, mais, évidemment, elle n’est pas la cause de nos tensions avec Téhéran. Depuis des décennies, en Arabie Saoudite comme à Beyrouth, le gouvernement iranien, via le Hezbollah, a tué des Américains, en particulier durant les années 90 et 90. Et cela ne se passait pas sous la présidence lunatique d’un Mahmoud Ahmadinejad, mais celle considéré comme bien plus "modérée" du président Akabar Hashemi Rafsanjani, qui avait indiqué, en 2001, qu’une seule bombe sera nécessaire pour détruire Israël.  

Aussi, il s’avère que l’Irak est seulement l’un des plus récents théâtres, -même s’il s’agit de l’un des plus controversés, d’une confrontation globale permanente. Et l’extension de ce large conflit ne date pas de l’invasion en Irak en 2003, mais provient de cette rage que réservent les musulmans radicaux tant à l’encontre du monde moderne, que des dissensions dues aux ressources pétrolières du Moyen Orient et à leurs profits ; une rage qui propulse le terrorisme islamiste à l’échelle mondiale, de l’Afghanistan à la Thaïlande.
 
Peut-être qu’un candidat pacifique gagnant la présidentielle de 2008, retirera les soldats américains d’Irak avant que la démocratie ne s’y stabilise, ce qui, sur le court terme, permettra en effet de sauver des vies et d’économiser de l’argent. Mais comme la confrontation globale continue, il est à craindre que les djihadistes persistent à se maintenir dans le Triangle sunnite ; que le Hamas et le Hezbollah envoient des roquettes sur Israël ; que les Syriens continuent à tuer les réformateurs au Liban ; que l’Iran continuera à tricher pour obtenir la bombe nucléaire ; Ayman al-Zawahiri continuera à propager les menaces d’Al Keida à partir du Pakistan nucléarisé ; les richissimes mais illégitimes cheiks persisteront à faire des concessions secrêtes et à verser des pots de vins à des terroristes de plus en plus mis en confiance afin de les laisser tranquilles ; et les djihadistes essayeront toujours de se glisser aux USA pour nous tuer.
 
Les critiques de la guerre présente peuvent tirer avantage de l’argument tactique stipulant qu’il serait plus sage de combattre Al Quaeda au Pakistan plutôt qu’en Irak. Ou encore que l’argent dépensé sur le théâtre irakien ferait mieux d’être investi dans la défense et la sécurité intérieure. Voire que le coût humain est simplement trop lourd et donc qu’il conviendrait mieux de faire des concessions diplomatiques avec les islamistes radicaux plutôt que de les affronter militairement.

Pourtant, toutes ces suggestions, qui resurgissent à chaque guerre, sont aussi familières que ces vieilles controverses concernant la Ligne Maginot en France dans les années 30 ou la décision américaine de défaire d’abord l’Allemagne nazie et ensuite le Japon. Quant au fait de rester en Irak, il s’avère, au moins sur le long terme, qu’il est préférable de se confronter aux radicaux islamistes plutôt sur leur propre terrain, tout en essayant d’aider à la création d’une alternative démocratique en lieu et place d’une théocratie ou d’une autocratie.

Cette perspective peut être perçue par le public américain comme étant trop coûteuse ou trop naïve, mais cette stratégie a le clair mérite de viser un ennemi qui cherche à terroriser l’Occident et à continuer bien après 2008.

Selon la façon dont nous partirons d’Irak, la guerre mondiale contre le terrorisme de l’ islamisme radical ira en s’amplifiant ou décroîtra. Nous sommes encore loin de la fin. 

 Un Irakien enlevé par les terroristes, est découvert par les soldats américains lors d’une patrouille en mars dernier. Immédiatement, les GI’s vont informer la famille. Emotions.
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