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Publié par Dreuz Info le 30 avril 2007

Par Melanie Phillips, The Spectator, 20 avril 2007, http://www.melaniephillips.com/articles-new/?p=502, traduction drzz

Il est probable que vous n’ayez jamais entendu parler d’un type du nom de Dave Gaubatz. Il est tout aussi probable que vous pensiez que les recherches d’Armes de Destruction Massive en Irak n’ont rien donné, non, niet, nada ; et que, par conséquence, il n’y a jamais eu de programmes d’Armes de Destruction Massive dans l’Irak de Saddam Hussein pour justifier la guerre menée pour protéger le monde des vélléités de Saddam Hussein dans l’utilisation d’armes biologiques, chimiques ou nucléaires.

Pourtant, Dave Gaubatz affirme que vous ne pourriez pas être plus dans l’erreur. Les Armes de Destructions Massives de Saddam existaient. Il devrait le savoir parce qu’il clame avoir trouvé les sites là où elles étaient stockées. Et la raison pour laquelle vous ne connaissez pas cette information est que l’administration américaine n’a pas agi en conséquence, a "perdu" les rapports classifiés et cherche à prévenir le fait qu’à cause de son incompétence, elle a permis aux Armes de Destruction Massive de Saddam de finir dans les mains des Etats terroristes avec lesquels elle est en guerre.

A VOIR : les sites d’ADM en Syrie / le quartier-général de la CIA à Langley, Virginie

Vous pourriez être tenté de juger cette affirmation comme une nouvelle tentative de la conspiration judéo-néconservatrice pour fabriquer de la propagande américaine. Si c’est le cas, vous devriez faire une pause et ne pas jeter cet article à la poubelle. M. Gaubatz n’est pas n’importe qui. C’est plutôt l’une des sources les plus crédibles que vous pourriez trouver.

Après 12 ans de service comme inspecteur spécial dans l’US Air Force, M. Gaubatz, qui parle l’arabe couramment, a été envoyé en 2003, tout d’abord en Arabie Saoudite puis à Nasariyah, en Irak. Sa mission était de localiser des sites d’ADM suspects, de découvrir des menaces que pourraient rencontrer ultérieurement les forces américaines et de comptabiliser les forces loyales à Saddam sur place pour ensuite envoyer ces informations à l’Iraq Survey Group [groupe d’experts formé par le Congrès pour trouver les ADM] et d’autres agences du renseignement.

A ses dires, entre mars et juillet 2003, il a été amené à quatre sites dans le sud de l’Irak, deux d’entre eux à l’intérieur de Nasariyah, un 35 kilomètres au sud et un près de Bassora – qui d’après ses indics contenaient de nombreuses armes chomiques, du matériel nucléaire et des armes prohibées par l’ONU. Il était, dit-il, convaincu que ces informations étaient justes.

Les Irakiens lui avaient indiqué ces sites parce qu’ils étaient immenses et particulièrement éloignés. Trois d’entre eux étaient des bunkers enterrés 10 à 15 mètres sous terre, sous l’Euphrate. Le complexe avaient été bâti dans des ruines de maisons, avec des parois en béton de 2 mètres et demi d’épaisseur.

"J’étais convaincu que quelque chose était caché là, vu l’étendu des travaux", se souvient M. Gaubatz. En parlant avec des Irakiens, dont certains risquaient leur vie pour lui adresser la parole et en ayant pris soin de les interroger séparément, Gaubatz a commencé à avoir une idée précise du matériel nucléaire, chimique et biologique qui était enterré en-dessous.

"Ils m’ont expliqué en détails pourquoi les ADM se trouvaient à cet endroit et ont demandé que les Etats-Unis les enlèvent. La majorité de ce matériel se trouvait dans des soutes étanches, caché dans le système d’égoûts. Il y avait aussi des restes de missiles et des signes d’activités chimiques – des masques à gaz, des kits de décontamination et des seringues d’atropine. Que ce soient les Irakiens ou mon équipe d’investigation, aucun de nous n’avait le moindre de doute que des ADM étaient cachées là."

Il y avait d’autres signes : le rapport médical de Gaubatz et ses hommes montrait qu’ils avaient été soumis à un haut niveau de radiation durant leurs recherches.

Mr Gaubatz a informé verbalement l’ISG de ses trouvailles, et a demandé que l’on vienne ouvrir une brèche dans les bunkers avec de l’équipement lourd. Mais à sa consternation, l’ISG lui a répondu qu’il n’avait ni les moyens humains ni le matériel pour le faire, et a déclaré qu’il n’était "pas prudent" d’essayer.

"Le problème, continue-t-il, est que l’ISG concentrait ses efforts de recherches d’ADM dans le nord de l’Irak, et c’était au sud. Ils croulaient sous les rapports de sites d’ADM dans tant de directions. Mais nous les avons avertis que s’ils ne vidaient pas les lieux que nous avions trouvés, d’autres le feraient."

Et c’est exactement ce qui est arrivé. Plus tard, Gaubatz a appris par la CIA et le MI6 que les ADM avaient été déterrées par des Irakiens et des Syriens, avec l’aide des Russes, et transférées en Syrie. A ses dires, l’endroit où elles ont été enterrées en Syrie est connu parmi les réseaux de renseignement. Le scénario-cauchermar avait eu lieu. Le matériel chimique, nucléaire et biologique était passé entre les mains d’un Etat terroriste – et celui qui avait les liens les plus forts avec l’Iran. 

Quand M. Gaubatz est retourné aux Etats-Unis, il a tenté de clarifier l’affaire. Deux représentants au Congrès, Peter Hoekstra, le président du comité des renseignements de la Chambre des Représentants et Curt Weldon, ont suivi ses indications. Mais à sa grande horreur, quand ils ont tenté de retrouver ses rapports de renseignement confidenfiels, ils ont appris que la totalité d’entre eux – soit près de 60, envoyés régulièrement en 2003 depuis son ordinateur sécurisé à sa base en Arabie Saoudite – avaient mystérieusement disparu. Et ces rapport n’avaient jamais été envoyés à l’ISG.

Une théorie veut qu’ils aient été accidentellement détruit suite à l’évacuation de la base aérienne par le personnel de l’US Army. Mais M. Gaubatz pense lui que son travail a été détruit à dessein. Il n’est pas normal, dit-il, que ses renseignements n’aient pas fait l’objet de copies. Et lorsque les membres du Congrès Weldon et Heokstra ont tenté d’avoir de plus amples informations de la part de la CIA et du Département de la Défense, leurs lettres n’ont pas reçu de réponses.

En 2005, la CIA a conduit une enquête interne à ce propos. Ce n’est qu’à cette période que ses agents ont visité les sites indiqués par Gaubatz – pour conclure qu’ils avaient été vidés de leur contenu.

Les affirmations de M. Gaubatz restent, à ce jour, largement sous-médiatisées. Le New York Times l’a présenté comme un défenseur obsédé que l’Irak détenait des ADM. Le New York Sun a produit un compte-rendu plus objectif, mais l’histoire a fini tout de même par mourir. D’après M. Gaubatz,  cet état de fait serait le résultat des efforts concertés de la communauté du renseignement et du monde politique pour enterrer ces révélations qui leur seraient dommageables.

Lorsque M. Gaubatz a rencontré ses indics irakiens à un congrès du renseignement en Floride en 2006, une rencontre annuelle  des agences de renseignement du monde entier, ils ont été interwievés pendant deux heures par un show télévisuel américain – mais l’interview a été interdit de diffusion à la télévision par le FBI.

Le problème cornélien des officiels américains c’est qu’ils ne peuvent pas accuser M. Gaubatz d’être un charlatan. Ils l’ont décoré plusieurs fois pour son travail sur le terrain. En 2003, il a reçu une médaille pour son "courage, son dévoument à sauver des vies et ses capacités critiques dans le renseignement." En 2001, il a été décoré pour être "l’agent le plus compétent dans l’investigation secrète et l’enquêteur le plus doué actuellement en place au Département de la Défense". Vu la qualité de ses rapports, plusieurs d’entre eux  ont été reproduits dans les revues réservées aux plus hauts gradés de l’US Air Force et transmis à tous les agents de renseignement des agences du gouvernement américain.

L’Organsiateur du congrès du renseignement, John Loftus – lui-même un ancien juge expert du monde du renseignement – a envoyé un memo au Congrès pour lui demander d’enquêter sur les révélations de M. Gaubatz. Sans succès. Et pour cause.

A LIRE, EN ANGLAIS, LA LETTRE DE JOHN LOFTUS AU CONGRES AMERICAIN : "Une vidéo de Saddam Hussein, qui est restée des années dans une base koweitienne [du renseignement américain] avec d’autres documents trouvés après la chute du régime, a été diffusée lors du Sommet du Renseignement et montre Saddam Hussein en train de discuter d’un programme de laser d’uranium, le système le plus perfectionné pour produire du nucléaire."

Les Républicains ne vont toucher à cette question parce que cela pourrait révéler l’incompétence de l’administration Bush dans sa lutte contre les ADM irakiennes. Les Démocrates ne vont pas y accorder le moindre intérêt non plus, parce que cela démontrerait que le Président Bush a eu raison d’envahir l’Irak. C’est l’axe de l’embarras.

M. Loftus va plus loin. Le matériel de recherches nucléaires, les scientifiques et l’équipement du régime irakien ont tous été relocalisés en Syrie, où les satellites du renseignement américain confirment que des centrifugeuses d’uranium marchent à plein régime  – dans un pays qui n’est pas censé avoir de programme nucléaire. Il existe aujourd’hui un axe composé de puissances nucléaires émergentes entre l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord – avec la Chine et la Russie aidant à construire une bombe islamiste capable de détruire l’Occident. Avec, bien sûr, l’aide involontaire de l’incompétence américaine.

"Apparemment, Saddam a eu le fin mot de l’histoire. Il a transféré son arsenal pour qu’il enrichisse celui de l’Iran. Avec le minimum de conseils de Pékin, la Syrie enrichit aujourd’hui de l’uranium, l’Iran fabrique les missiles et la Corée du Nord teste les ogives – et la Maison Blanche se cache la tête dans le sable."

Bien sûr, nous ne savons pas si cela est vrai. Mais pourquoi n’y a-t-il pas d’enquête sur le témoigage de Dave Gaubatz ? Serons-nous toujours en train d’entonner le chant "il n’y avait pas d’ADM en Irak" quand la bombe des islamistes explosera ?

IRAK : le dossier complet (plus de 150 articles) D’autres articles sur le même sujet : La réalité irakienne  

A VOIR : un homme politique irakien remercie les Etats-Unis de leur intervention en Irak 

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