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Publié par Dreuz Info le 20 mai 2007

Vous vous souvenez du bilan irakien, auquel ce blog a consacré de nombreux articles ?

Un article de cette semaine trouvé depuis le blog de Ludovic Monnerat explique :

Rien ne va plus entre le gouvernement irakien et l’ONU. La polémique concerne le nombre de victimes dans la population pour le premier trimestre de 2007. L’ONU accuse carrément l’Irak de dissimulation alors que le Premier Ministre irakien, Nouri Al-Maliki, dénonce l’exagération des évaluations faites par l’organisation internationale.

Quelle empoigne! C’est comme si toute la bienséance diplomatique, habituellement de mise à ces niveaux de discussion, s’était évaporée pour laisser la place à une banale scène de ménage.

Evidemment, derrière le décompte macabre se cache un enjeu autrement plus saillant: l’exploitation politique de ces chiffres. Et plus encore, leur évolution depuis le 14 février, date à laquelle le plan de sécurisation de Bagdad a commencé.

La dispute est notamment rapportée dans une dépêche de l’ATS; elle a atteint un statut officiel avec la publication du rapport trimestriel de la Mission d’assistance des Nations unies pour l’Irak (Unami) sur la situation humanitaire du pays, ce mercredi.

Le rapport n’évoque pas de chiffre et porte le blâme de cette absence sur la non-coopération du premier ministre. Mais celui-ci a accusé à son tour l’Unami d’avoir exagéré ses évaluations. Le rapport précédent avait fait état de 34’400 morts en 2006 dans les violences quotidiennes à partir des données de différents ministères irakiens.

Or, la généralisation à l’ensemble de l’Irak de la situation trouble que traverse principalement Bagdad, centre névralgique des médias occidentaux et des organisations internationales, permet de démontrer les totaux les plus fantaisistes à partir d’extrapolations. En isolant la capitale de l’échantillon et en restreignant les victimes aux morts dûment identifiés – par opposition aux simples « disparus » – il est possible de minimiser le nombre des victimes; en généralisant au contraire les victimes de chaque attentat à des attaques similaires qu’on « suppose » survenir sur l’ensemble du territoire, même celui qui n’est pas directement couvert par les observateurs, il est tout aussi facile de donner l’impression que le pays entier est à feu et à sang.

 On imagine sans peine que les autorités irakiennes ont cessé leur collaboration avec les émissaires de l’Unami au vu de l’exploitation que ceux-ci faisaient de leurs chiffres; ils n’auraient eu aucune raison de se mettre en colère si la mission de l’ONU s’était contenté de rapporter, sans les changer, des valeurs qui leur étaient directement données par le gouvernement.

Autour de la bataille pour les chiffres se déroule celle de leur évolution, donc de la tendance: l’Irak est-il tant bien que mal en train de se pacifier ou la situation empire-t-elle? Pour le gouvernement irakien, il est important de montrer que les choses s’arrangent; pour l’ONU, il est important de montrer qu’un processus entrepris hors de sa direction ne peut qu’échouer. En l’absence d’observateur réellement neutre, on en est réduit aux conjectures. Cela n’empêche pas la presse, comme Le Nouvel Observateur, de titrer carrément un article « ONU: les victimes des violences en hausse à Bagdad malgré le plan de sécurité » – indiquant clairement à qui le journal accorde le plus de crédit.

 

IRAK : le dossier complet (plus de 150 articles) D’autres articles sur le même sujet : La réalité irakienne  

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