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Publié par Dreuz Info le 14 août 2007

Der Spiegel, 10 août 2007: « L’armée américaine est plus victorieuse en Irak que le monde ne veut le croire ».

Murawiec, MENA

 

Pour le leadership démocrate, dont le chef de la majorité au Sénat, Harry Reid, pour Madam Speaker, Nancy Pelosi, à la chambre des Représentants, pour les media, qui portent à gauche à concurrence de 90 pour cent, et pour les « classes baratineuses », qui font l’opinion, ou une bonne partie de celle-ci, la cause est entendue depuis longtemps : la guerre d’Irak se solde par une défaite dont il convient d’urgence de se dépêtrer. Peu leur chaut que l’Amérique perde, pour autant que Bush tombe. Si l’effondrement du Moyen-Orient doit être la rançon d’un retrait précipité des forces américaines, peu leur importe, tant que la politicaillerie intérieure peut suivre son cours. On a rarement vu une telle disproportion entre l’extraordinaire médiocrité des motifs et l’importance historique des conséquences. C’est pourquoi, collectivement, on n’hésite pas à révéler des secrets d’Etat qui affaiblissent l’effort de guerre, à priver les forces armées de moyens qui leur permettraient de mieux lutter, à entraver la collecte du renseignement en se servant du moindre prétexte, à harceler l’Administration sur le moindre détail, même au risque de faire trébucher les soldats sur le terrain.  
Les candidats démocrates à l’investiture renchérissent l’un sur l’autre : il faut replier les troupes et les faire quitter l’Irak le plus vite possible ; demain matin, dit l’un, ce soir même, dit l’autre, tout de suite, surenchérit le troisième. L’enjeu de la vraie guerre a disparu, rien ne compte plus que gagner la guéguerre – politique – à Washington : et pour cela, il est urgent de perdre la vraie guerre. 

Le djihad ? La terreur ? Le
11 septembre ? Tout cela disparaît de l’horizon dans la course à la reddition engagée à l’extrême-gauche, et reprise de proche en proche par le parti démocrate : ce sont les activistes carburant à l’idéologie qui font la différence dans les élections primaires ! Barak Obama, la jolie frimousse qui a percé sur la scène politique, taille des croupières à Hillary Clinton, qui fait, quant à elle, plus « establishment. ». Obama, dont la nullité en matière de politique étrangère vient de lui éclater au nez au cours de plusieurs débats des candidats, est le favori des extrémistes. Les autres prétendants s’alignent pour ne pas se faire siffler, quitte à devoir faire le grand écart quand il s’agira de s’adresser à l’électorat tout entier. 

Il y a peu, le New York Times
, la Pravda des anti-guerre, commandait un sondage d’où il ressortait qu’un nombre croissant d’Américains s’était remis à soutenir l’effort de guerre de l’administration Bush. N’en croyant pas ses yeux, ne voulant surtout pas en croire ses yeux, l’auguste quotidien de la gauche caviar faisait refaire le sondage : comment le vulgum pecus ose-t-il contredire les pontifes de l’Establishment ? Le deuxième sondage confirma, en tous points, le premier, infligeant un démenti sérieux à ceux qui savent tout toujours mieux que les autres. Comment expliquer ce retournement, au moins partiel, de l’opinion américaine ? 

Il y a quelques mois, le président
Bush a confié au général David Petraeus la tâche difficile de remettre l’ouvrage militaire sur le métier. Le général a changé le fusil américain d’épaule. Il a abandonné trois ans d’une stratégie faillie. En bref, au lieu de se barricader en attendant que les troupes irakiennes reprennent le flambeau, Petraeus a lancé une campagne classique de contre-insurrection ; les forces américaines sont allées au contact, par petits groupes, certes plus exposés et plus vulnérables, qui ont travaillé avec les forces de sécurité irakiennes. Elles ont recherché des alliances contre les forces d’al Qaïda en Irak, elles ont utilisé les forces tribales comme contrepoids aux terroristes étrangers qui se conduisaient comme en territoire conquis. 

Les Sunnites irakiens n’acceptent
pas le « Califat » décrété par les jihadis, et se sont retournés contre ces derniers. Les forces américaines se sont aussi attaquées, et fort brutalement, aux tueurs chiites, ceux du nervi Muqtada al-Sadr. En s’en prenant aux extrêmes, elles ont renforcé les forces plus modérées – avec un succès indiscutable. Des villes et des régions, hier zones interdites, sont aujourd’hui reconquises et pacifiées. 

Pour faire tout cela, Petraeus
a obtenu un renfort substantiel de troupes, baptisé the Surge, (la montée en puissance). Les victoires de l’armée américaine gênent les véhéments discours des Démocrates et la contestation des media, tous consacrés à prêcher la défaite ; et démentent la validité de la pseudo stratégie prêchée par les « réalistes » républicains, James Baker et compagnie, qui croient niaisement pouvoir compter sur la bonne volonté de l’Iran, de la Syrie et de l’Arabie saoudite pour aider l’Amérique en Irak. Ou qui sont prêts à tout pour avoir le calme au Moyen-Orient, y compris à le solder, « tant qu’on a le pétrole. ». C’est ce à quoi s’affaire depuis des mois Mlle Condoleezza Rice, qui réinvente la roue chaque fois qu’elle a enfourche un vélo. Alors que les partisans de la défaite poussaient à la barre pour qu’on se rue vers la porte de sortie, Petraeus a pris la voie contraire. « Elle est ardue mais elle est prometteuse », disait-il il y a seulement quelques jours. 

D’étranges volte-face commencent
à changer la physionomie du rapport à la guerre d’Irak à Washington. Ainsi, deux experts, bien connus pour leur opposition traditionnelle à la guerre, des Démocrates insoupçonnables – Michael O’Hanlon, de la Brookings Institution, un institut de recherche situé au centre gauche, et Ken Pollack, qui fut responsable du Moyen-Orient à la Maison Blanche de Clinton – sont rentrés d’un voyage d’étude en Irak avec un message neuf : la Surge fonctionne, elle est en train de retourner la situation militaire à notre profit sur le terrain. Leur article paru dans le New York Times a secoué les cocotiers du Landernau fédéral. L’important sénateur démocrate Richard Durbin, du Michigan, a concédé que la Surge avait un impact militaire important. D’autres voix démocrates se sont fait entendre sur la même fréquence. La surprise est considérable. 

En Irak même, où de puissantes forces tribales se sont ralliées à la stratégie de Petraeus – pour éviter d’être mangées toutes crues, soit par les tueurs d’al Qaïda, soit par les meurtriers alliés de l’Iran – les prodromes d’un réalignement stratégique sont là, vulnérables mais réels. 

C’est également pour
des motifs en tous points pragmatiques que se dégage un mouvement chez les Démocrates, qui refuse de laisser faire du parti le porte-drapeau de la défaite : certains se souviennent que le triomphe de l’extrême-gauche du parti, en 1972, qui fit de l’ultra pacifiste George McGovern le candidat démocrate à la présidentielle, leur fit non seulement cadeau d’une déroute électorale, mais leur valut, parenthèse Carter refermée, trois mandats républicains successifs à la Maison Blanche. Une victoire pacifiste chez les Démocrates garantirait une série de triomphes républicains aux élections prochaines. Car l’électorat démocrate n’est pas circonscrit aux gauchistes bon teint de San Francisco ; ainsi, les cols bleus, qui avaient rallié le drapeau de Ronald Reagan, avaient durablement déserté le parti démocrate. Une bonne partie de l’électorat démocrate est conservateur et patriote. Il avait largement approuvé le renversement de Saddam Hussein. La conduite défectueuse des opérations l’a, depuis, braqué contre Bush, mais la reprise victorieuse d’une offensive militaire et politique le replacerait dans un sens favorable à Bush et à la guerre. 

C’est à cet électorat démocrate
-conservateur que s’adresse le sénateur démocrate du Connecticut Joe Lieberman, ferme soutien de la guerre contre les jihadis ; pour être réélu au Sénat, alors qu’il avait été blackboulé par les activistes gauchistes de son Etat, Lieberman s’est présenté sous l’étiquette « indépendant ». En novembre dernier, les électeurs lui ont réservé un triomphe, faisant de lui l’homme-pivot du Sénat. 

La course aux gauchistes
, qui a dominé le positionnement démocrate depuis plusieurs années, a reçu récemment plusieurs coups d’arrêt. Pour peu que la stratégie du général Petraeus continue de marquer des points, la donne changera plus encore dans les mois qui viennent. Les dés avaient été jetés, ils changent de trajectoire en plein vol.
  

  

 

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