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Publié par Dreuz Info le 26 septembre 2007
  
Présidentielles au Liban :
bazar terroriste
  
Michel Garroté, journaliste
http://monde-info.blogspot.com
  
nasrallah_khamenei_big.jpgPourquoi l’élection d’un nouveau président par les députés libanais dépendrait-elle d’un quelconque quorum ? Est-il nécessaire que l’on maintienne un quorum lorsque l’élection, faussée par les assassinats politiques, n’est plus démocratique ? A cet égard, la majorité indépendante et anti-syrienne est-elle tenue de respecter toutes et n’importe quelles règles démocratiques ?
  
La Syrie a perpétré des meurtres et l’opposition pro-syrienne et pro-iranienne, menée par le Hezbollah, les fait fructifier. On songe maintenant à l’élection d’un président de « compromis ». La Syrie a perpétré des attentats, depuis octobre 2004, contre des personnalités indépendantes et anti-syriennes dans des régions et des quartiers indépendants et anti-syriens. La Syrie est à l’origine de tous ces attentats. Pourquoi l’État libanais n’a-t-il pas réussi à démanteler les réseaux libanais qui exécutent ces opérations décidées en Syrie ?
  
Un agent pro-israélien au Liban a été capturé. A la suite d’une opération à Saïda (l’arrestation des frères Majzoub), les Services de Renseignements libanais et l’armée libanaise ont démantelé un petit réseau israélien, le « réseau Rafeh ». A l’origine des échecs dans le démantèlement de réseaux téléguidés par la Syrie, il y a le fait que le président libanais pro-syrien Émile Lahoud bloque les procédures judiciaires mises au point par le Conseil supérieur de la magistrature.
  
A l’origine de ces échecs, il y a aussi le fait que les services de sécurité libanais n’ont toujours pas classé les services de renseignements syriens dans la catégorie des services ennemis, de sorte qu’ils ne les poursuivent pas, contrairement aux rarissimes et peu actifs réseaux israéliens.
  
Alors comment protéger les députés libanais indépendants et anti-syriens ? La majorité libanaise indépendante et anti-syrienne a tenté des changements au sein des services de sécurité, mais elle s’est heurtée au président libanais pro-syrien Emile Lahoud. D’où l’importance de l’élection présidentielle en cours. En l’absence d’un président indépendant, le Liban restera l’otage de réseaux syriens et la cible d’assassinats.
  
La stratégie de l’opposition libanaise pro-syrienne et pro-iranienne menée par le Hezbollah consiste à discuter de la présidentielle, mais la discussion n’est permise que si la majorité indépendante et anti-syrienne reconnaît le quorum des deux tiers, alors que si nécessaire, le quorum simple suffit.
  
Le président souhaité par l’opposition pro-syrienne est à l’image d’Émile Lahoud. Un président sous contrôle syrien. Voilà le « choix » de l’opposition libanaise pro-syrienne et pro-iranienne menée par le Hezbollah : un président acceptable pour la Syrie, pour l’Iran, et donc à l’image d’Émile Lahoud ou pas de président du tout. A ce stade, le jeu est-il encore démocratique ?
  
Le président chiite du parlement Nabih Berry fut particulièrement tordu mardi 25 septembre car il leva la séance parlementaire, sous prétexte que le quorum « requis » n’a pas été atteint. Or Berry ne peut pas décider seul des questions de quorum. Berry aurait dû se rendre dans l’hémicycle pour permettre au parlement de se prononcer sur la question. Berry aurait dû convaincre tous les députés de siéger dans l’hémicycle, alors que les députés de l’opposition libanaise pro-syrienne et pro-iranienne menée par le Hezbollah se trouvaient dans les autres salles du Parlement. Quelle farce !
  
Il serait grotesque et bouffon que ce qui c’est passé à la séance parlementaire du 25xdasxcasx.jpg septembre passé se reproduise lors de la prochaine séance parlementaire, prévue le 23 octobre prochain. Si Berry est sérieux (à ce jour il ne l’est pas), il devra assister aux côtés des députés de son bloc à la séance parlementaire du 23 octobre. D’ici là, des attentats peuvent encore viser les députés libanais indépendants et anti-syriens. Les informations lâchées au compte-gouttes par les forces de l’ordre vont hélas dans ce sens.
   
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