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Publié par Dreuz Info le 10 octobre 2007
Début octobre, divers médias (L’Orient-le-Jour, Libnanews, Salon Beige), informent, queg6fw0.jpg deux jeunes militants du Courant Patriotique Libre (le parti du général chrétien Michel Aoun, autrefois anti-syrien et aujourd’hui candidat pro-syrien aux présidentielles libanaises) ont été arrêtés, par l’armée libanaise. Ils ont été arrêtés sur la base de photographies, effectuées pendant des entraînements aux armes de guerre et en tenue militaire. Les deux jeunes arrêtés, Dario Kodeih et Élie Abi Younès, ont reconnu, primo, être membres du CPL du général Aoun ; secundo, avoir pris part à cet entraînement, avec d’autres jeunes, dans la région de Jbeil ; et tertio, ils ont révélé le nom de la personne qui a fourni les armes. Pour tout arranger, les jeunes gens visibles sur les photos, rendues publiques par l’armée libanaise, font partie de la garde rapprochée du général Michel Aoun.
  
Le leader chrétien du parti des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, qui lui, n’est pas candidat aux présidentielles libanaises, réagit à cette affaire en déclarant qu’il est triste d’apprendre que certaines parties sont en train d’avoir recours aux armes et qu’il pensait que cette période était révolue. De toute évidence, ajoute Geagea, à propos de l’arrestation des jeunes, « l’État semble commencer à remplir quelques-uns de ses devoirs, il vaut mieux prévenir que guérir ». Geagea se dit également surpris de la manière avec laquelle certaines parties gèrent l’élection présidentielle, tel ceux qui « descendent dans la rue avec des armes afin de préparer le chaos » (notamment le Hezbollah).
  
Le choix aberrant du général Michel Aoun, choix à l’autre extrême de ce qu’il a prétendu défendre dans le passé, renvoie hélas les Libanais d’une part, à la fin des années 1960 et au du début des années 1970 ; et d’autre part, à la guerre dite civile de 1975-1990. Aoun refuse visiblement de tirer les leçons du passé et ne pense qu’à sa carrière politique en devenant le collabo du Hezbollah aux ordres de Téhéran (c’est Olmert ou Condi en cent fois pire). Pour mémoire, dès 1969, l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) installe au Liban des combattants armés (fedayin) qui échappent à tout contrôle étatique. Au Sud-Liban, dans la plaine de la Bekaa, à Beyrouth-Ouest et ailleurs, c’est l’OLP et non l’armée libanaise qui fait la loi.
  
Quelques années plus tard, la toute puissance de l’OLP d’une part, et la déstabilisation menée par la Syrie d’autre part, poussent les chrétiens du Liban à vouloir rétablir la souveraineté de l’Etat sur le territoire libanais en contrant les milices telles que celles de l’OLP. Les camps d’entraînement de jeunes libanais et palestiniens musulmans (OLP, FPLP, Amal, Joumblatt) et ceux des chrétiens (Kataëb, PNL, Tanzim, Gardiens du Cèdre, FL) se développent. Bilan : quinze années de guerre dite civile, sous la double terreur des Syriens et des Palestiniens.
  
Les photos rendues publiques par l’armée libanaise il y a quelques jours reflètent l’épisode du début des années 1970 et l’épisode de la guerre dite civile de 1970-1995. L’entraînement militaire qui vient de paraître à la lumière, avec les miliciens d’Aoun, ne doit pas masquer le fait que le Hezbollah (surtout et avant tout le Hezbollah) et certains groupes druzes et sunnites prosyriens font de même et font même pire.
  
Les armes individuelles circulent partout depuis le début de cette année. Le fait est que la situation actuelle ressemble furieusement à celle des années 1970, avec le Hezbollah qui reproduit le schéma de l’OLP en qualité d’Etat armé dans un Etat presque désarmé. Il est exact que le Liban est à nouveau plein à craquer d’armes et d’individus qui s’entraînent. Cela dit, les chrétiens en faveur la souveraineté du Liban sont, cette fois, les seuls à ne pas disposer de milice. Et le Hezbollah veut, de fait, installer au sein du Liban, une Province iranienne rattachée à l’Iran théocratique. C’est les années 1970 en cent fois pire. Le comble, c’est que l’argument d’Aoun (aujourd’hui otage du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran) dans les années 1990 était justement de mettre fin aux milices et à la tutelle syrienne. Aoun s’était livré à une guerre stupide et sans issue, à la fois contre l’armée syrienne et contre les Forces Libanaises.
  
En sa qualité de chrétien, en sa qualité de général, en sa qualité de citoyen libanais, en1501iranb.jpg sa qualité de candidat chrétien aux élections présidentielles libanaises, le général Michel Aoun est un traître à la patrie en temps de guerre. Dans des circonstances normales et dans un cadre démocratique, souverain et légal, Aoun encourrait la cour martiale pour haute trahison et la prison ferme à perpétuité. Dans les circonstances actuelles, anormales, antidémocratiques et illégales, Aoun l’iranophile court juste le risque de se faire flinguer dans le dos au coin d’un caniveau quand ses maîtres iraniens le décideront. On a le destin qu’on mérite.
  
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