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Publié par Dreuz Info le 22 novembre 2007
TURQUIE : l’alliée de qui ?
  
Miguel Garroté, journaliste
http://monde-info.blogspot.com
  
L’Institute for Contemporary Affairs, a publié, son Vol. 7, No. 21, daté du 20 novembre 2007, sous le titre « Turkey : Between the Iranian-Syrian Axis, Israel, and the West » (« Turquie : entre l’axe syro-iranien, Israël et l’Ouest »). Il s’agit-là d’une contribution de Mme Aydan Kodaloglu, ancienne conseillère du Président turc Turgut Ozal, contribution diffusée en anglais. Mme Kodaloglu commence par rappeler que depuis 2002, la Turquie est gouvernée par un parti islamique. Puis, Mme Kodaloglu rappelle un certain nombre de réalités turques, connues aux USA et en Israël, mais généralement ignorées en Europe. Je synthétise, ci-dessous, en traduction française non exhaustive, effectuée par mes soins, l’essentiel, du travail de Mme Kodaloglu rédigé en anglais ; travail qu’elle avait, dans un premier temps, présenté sous la forme d’une conférence, prononcée également en anglais, à l’Institute for Contemporary Affairs. Sans forcément partager toutes les analyses de Mme Kodaloglu, j’estime cependant que son travail, très documenté et basé sur des faits réels, méritait d’être porté à la connaissance d’un public européen francophone. Les commentaires entre parenthèse sont de mon cru.
  
g6fw0.jpg1- Les relations de la Turquie avec la Syrie ont toujours été et sont encore instables. D’une part, parce que jusqu’en 1999, la Syrie était la base arrière du PKK. D’autre part, parce qu’encore aujourd’hui, la Syrie allègue qu’une partie du territoire de la Turquie actuelle devrait lui revenir (ndlr. ainsi que le Liban, le Golan, la Galilée etc. ; on est toujours aussi mégalomane, chez les baassistes alaouites du moustachu de Damas, qui rêvent, d’une Grande Syropalestine nationale-socialiste…).
  
2- En juillet 2007, la Turquie et l’Iran ont signé un accord gazier. Cela ne signifie pas pour autant que les relations économiques entre l’Iran et la Turquie soient bonnes. Il y a quelques années, la société turque de téléphones cellulaires Turkcell investissait en Iran. Les autorités iraniennes firent brusquement marche arrière. Turkcell perdit des millions de dollars en Iran. Même déconvenue pour la société aéroportuaire turque Akfen. Elle fut choisie pour gérer l’aéroport de Téhéran. Les autorités iraniennes firent brusquement marche arrière. Akfen perdit beaucoup d’argent. (ndlr. Turkcell et Akfen, les têtes de turcs des marchands de tapis persans).
  
3- Les Turcs ne craignent pas tant les missiles iraniens. Les Turcs craignent bien plus les succès remportés par l’Iran en Irak. Les Turcs redoutent d’avoir le long de leur frontière un Irak sous influence iranienne. Pour les Turcs, la priorité actuelle est de mettre fin à la présence iranienne en Irak. (ndlr. information éclairante, dans la mesure où ces derniers mois, on avait plutôt l’impression, que les Turcs, voulaient surtout en découdre, avec les Kurdes dans le nord de l’Irak ; comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences ; 100’000 soldats turcs à la frontière nord de l’Irak, nous avions déjà souligné, ici, que c’était tout de même un peu beaucoup, pour combattre quelques commandos du PKK, qui plus est, inaccessibles en période d’hiver, selon les derniers dires du gouvernement turc lui-même…).
  
4- La Turquie a considérablement développé ses relations économiques avec le Nord de l’Irak depuis 1990.
  
5- La Turquie comprend mal que l’on (ndlr. « on » c’est la gauche américaine, afin de mettre des peaux de bananes, sous les pieds de Bush, qui réussit à stabiliser, peu à peu, l’Irak, ce qui contrarie, cette même gauche américaine, qui veut gagner la guerre des présidentielles, quitte à perdre la guerre d’Irak) la Turquie donc, comprend mal, que l’on ait soudainement réactivé la question du génocide arménien de 1905. Pour la Turquie, les questions brûlantes sont l’Iran en voie d’acquérir la bombe atomique ; la situation en Irak ; le terrorisme ; et l’Iran chiite, qui exporte, sa version extrême de l’islam radical, vers la population sunnite turque. Pour les Turcs, l’affaire arménienne vient après tout cela et c’est aux historiens de s’en charger.
  
6- Les Turcs ne sont pas tous désireux d’adhérer à l’Union européenne. Ce qui les intéresse bien plus, c’est d’être membres de l’union douanière, de la zone de libre échange, en raison de l’important volume commercial entre la Turquie et l’Union européenne. (ndlr. intéressant, encore une fois, car, à en croire les médias européens, les Turcs voudraient devenir européens ; apparemment se sont surtout les médias et la gôche qui veulent l’adhésion de l’Europe à la Turquie, via l’adhésion de 70 millions de Turcs à l’Union européenne…).
  
7- La Turquie a longtemps entretenu d’excellentes relations avec Israël et cela doitabbas-1.gif se poursuivre. Bien des Turcs ne voient pas d’issue à la situation israélo-palestinienne tant que les frontières d’Israël ne seront pas des frontières sûres. De plus, les Turcs n’éprouvent pas tous l’obligation de venir en aide aux Palestiniens, alors que ceux-ci, ont des frères géographiquement plus proches, tels l’Arabie saoudite, l’Egypte et la Jordanie (ndlr. alors là, c’est le top du top, Madame Kodaloglu, s’il vous plaît, redites-le aux eurocrates, qui financent, les notables palestiniens, avec l’argent des contribuables européens).
  
(ndlr. pour conclure, disons que de la part de l’ancienne conseillère d’un président turc, c’est tout de même une approche intéressante…normal que les médias européens ne parlent jamais des études publiées par l’Institute for Contemporary Affairs).
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