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Publié par Dreuz Info le 19 décembre 2007

fidel-castro-2-2-1176758069.jpgLaure Mandeville, grand reporter au service Étranger du Figaro, pose la question suivante : D’où vient l’étrange mansuétude des Français pour Fidel Castro ?

Cela fait quarante-huit ans qu’il est là. Quarante-huit longues années que Fidel Castro, ex-révolutionnaire flamboyant devenu tyran cacochyme de 81 ans, a créé sous le soleil des Caraïbes une prison marxiste totalitaire parmi les plus sinistres de la planète.

Depuis des décennies, ses compatriotes désespérés tentent de fuir en barque cette révolution cubaine qui les tient prisonniers, bravant la police, les tempêtes et la mort qui guettent leurs embarcations de fortune. Mais leur destin ne semble guère déranger la France, patrie des droits de l’homme à indignation variable. L’écrasante domination que la gauche française continue curieusement d’exercer sur les élites intellectuelles malgré l’échec patent de l’idéologie communiste entretient jusqu’à aujourd’hui une stupéfiante indulgence pour les crimes du régime cubain. Derrière les enthousiasmes échevelés de Danielle Mitterrand vantant le régime castriste comme « le plus grand succès du socialisme  », se cache la forêt des compromissions d’une France largement incapable d’avouer qu’elle a défendu les mauvaises causes.

Et pourtant depuis 1959 et la longue marche de Castro, les raisons de désespérer de Cuba ont été constantes. Car, très vite, le rêve socialiste de libération du peuple a tourné à la dictature d’un Parti communiste dominé par le culte de la personnalité d’un seul homme. Opposants politiques et intellectuels ont été expédiés au goulag version tropicale, voire exécutés. Leur parole bâillonnée. Et avec l’effondrement de l’URSS, qui portait à bout de bras l’économie de l’île, le mythe du «miracle castriste» s’est à son tour écroulé. L’agriculture a été détruite, 60% des terres sont devenues des friches et l’île en est réduite à importer jusqu’à son sucre ! À l’exception d’une petite classe de nantis proches du pouvoir, bénéficiant de la manne touristique, le peuple a plongé dans la misère la plus noire, avec un salaire moyen de 16 dollars par mois.

Les foucades et les discours de Castro ne ressemblent plus qu’à un décor de pacotille, où se mire le tyran. Derrière, il n’y a plus qu’une île en ruine claquemurée dans sa pauvreté. «C’est un désastre, commentait récemment l’opposant Oscar Espinosa Chepe, le pays est devenu une jungle où chacun essaie de survivre par le marché noir et le vol dans les entreprises.» À en croire le journal Forbes, Fidel Castro détiendrait en revanche une fortune de 900 millions de dollars, ce qu’il dément.

Même la santé et l’éducation, ces deux prétendus grands acquis du régime cubain que tout visiteur était censé admirer il y a encore quelques années, sont parties à vau-l’eau depuis que le grand frère russe ne paie plus l’addition. Mais qui en France s’en est jamais vraiment inquiété, surtout à gauche ?

Toute la mitterrandie a lorgné en son temps avec sympathie vers le Lider Maximo, renvoyant les dissidents cubains qui racontaient l’enfer castriste à leurs études, et excusant les dérives du dictateur par son courage face à l’Amérique. L’ancien ministre des Affaires étrangères Claude Cheysson lui rendit visite en 1983, car, disait-il, «la distance entre la France et Cuba devenait intolérable». En 1993, c’était au tour de Danielle Mitterrand de courir au secours du dictateur, en dénonçant les préjugés de l’Occident vis-à-vis du régime cubain. Résultat de cette diplomatie d’influence, le dictateur cubain était reçu à l’Élysée en 1995 par le président Mitterrand, qui taxa à l’occasion de «stupide» le maintien de l’embargo américain, parlant de faire évoluer la dictature cubaine par la politique de la main tendue et le dialogue.

Dans la foulée de ces effusions, d’autres visiteurs aux profils disparates allaient suivre, comme l’industriel du poulet Gérard Bourgain et l’acteur Gérard Depardieu, devenus des «amis» du Lider Maximo. La droite, en général plus réticente, a aussi produit quelques admirateurs de Fidel Castro, comme Christian Poncelet, président du Sénat, vantant «son aventure courageuse, sa volonté persévérante de libérer son pays». «Entre Fidel Castro et le Français, il y a un point commun : ce sont deux révolutionnaires, deux rebelles», disait-il au micro de Radio Havane en 2000, à l’issue de sept heures d’entretien avec le dirigeant cubain.

Aujourd’hui, avec la maladie du chef et son éloignement apparent du pouvoir au profit de son frère Raul, la ferveur castriste des Français semble tiédir un peu. «Fidel Castro est tout simplement un dictateur», a reconnu Laurent Fabius dans un article paru en 2003, s’étonnant du silence de la France sur le dossier cubain.

Les plaisanteries du despote qui, à 81 ans, fait mine d’envisager de partir tout en vantant l’architecte Oscar Niemeyer qui «travaille toujours à 101 ans», ne font plus vraiment rire. Il est vrai qu’avec le Bolivien Evo Morales et le Vénézuélien Hugo Chavez notre logiciel intellectuel antilibéral et antiaméricain a trouvé de nouveaux «héros».

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