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Publié par Dreuz Info le 28 janvier 2008

hollywood_sign.jpgPar Laurent Murawiec pour Metula News Agency.

L’Académie américaine du cinéma
a rendu publique la liste de ceux qui seront sur les rangs dans la course aux Oscars 2008.

Choisie par les membres de l’Académie
, professionnels du cinéma, elle est cette année particulièrement intéressante : elle exclut tous les films sortis récemment avec pour thème les turpitudes et abominations de l’Amérique, les crimes de ses soldats en Irak, de ses agents de renseignement au Moyen-Orient : « Rendition », « Lions for Lambs », « The Kingdom » et « Redacted ». Les célébrités anti-guerre, Brian de Palma, Sean Penn, Tim Robbins et autres, brillent par leur absence de la course aux honneurs. Il est vrai qu’ils ont plus fréquenté les dictateurs que les studios ces derniers temps.

La Fortune est changeante.
Toutes ces belles âmes tenaient le haut de l’affiche il y a un an tout juste. La Guerre d’Irak semblait perdue. La voilà en passe d’être gagnée, et Hollywood n’en parle plus – circulez, y’a rien à voir ! -. De même, les media mainstream, dominants, ont fait disparaître l’Irak de leur Une : des soldats américains qui gagnent, n’est-ce pas, ce n’est pas porteur. Donnez-nous des Abou Ghraib, incident que l’on gonfle comme une baudruche, des massacres inventés de toutes pièces, comme les soi-disant assassinats commis à Haditha par des Marines (depuis innocentés) ! Donnez-nous des pertes américaines en grand nombre ! Pas de Sunnites qui coopèrent avec les Américains ! Pas de défaite pour al-Qaida ! Ca démoraliserait les troupes de l’Américanophobie.

Tout cela est fort intéressant :
le message commun aux films et aux journaux ou aux nouvelles télévisées était celui de la culpabilité permanente, inhérente, rédhibitoire de l’Amérique. L’Islam ne fait que réagir au soutien américain aux dictateurs et à Israël. L’Amérique latine se défend contre l’exploitation perpétrée par les multinationales américaines. Le monde innocent est corrompu et persécuté par l’Amérique. C’est ce que pense et écrit la profession journalistique (à 80 pour cent Démocrate), la profession universitaire (itou), la profession cinématographique (90 pour cent).

Depuis que la Gauche américaine
et l’intelligentsia se sont converties à l’évangile marxo-tiers mondiste – pour ne pas remonter plus haut – la haine de ces privilégiés de luxe envers le Diable américain n’a d’égale que leur adoration pour Mao, Fidel Castro, Che Guevara, Ho Chi Minh, Daniel Ortega, Hugo Chavez, Arafat. Il est peu de tortionnaires, de dictateurs, de massacreurs, que n’ait pas encensé cette engeance. Qui se bouche le nez, les oreilles et les yeux peut tout à fait ne sentir, n’ouïr et ne voir que ce qu’il veut.

C’est pourquoi Hollywood et Harvard
, les télévisions ABC, CBS, NBC, CNN, ont consacré dix mille fois plus de place aux « crimes de l’Amérique » en Irak qu’aux crimes de Saddam, d’Assad, de l’Arabie saoudite, de la théocratie iranienne, etc. Puis, avec le succès de la nouvelle stratégie américaine en Irak, celle de la contre-insurrection du général Petraeus, aidée par le surge de 30 000 hommes supplémentaires, ils ont graduellement fait glisser l’Irak, de la Une à la page 12. Il est vrai qu’ils en avaient non seulement prédit l’échec, mais aussi ignoré l’évidence, quand elle gigotait devant leur bout du nez. Quand on annonce mille fois la défaite et que c’est le succès qui arrive, il vaut mieux passer à autre chose.

Hollywood, émoustillé par un « nouveau Vietnam »
– ce sont les générations woodstockiennes et post-Vietnam qui frétillent en tête des grands studios et du box-office – se voyait déjà couvert de gloire oscarisable avec d’immortels films, dénonçant, avec l’héroïsme du risque-rien, l’abjecte Amérique. Les films sont sortis, et ont tous fait des bides misérables. L’Amérique a voté jusque dans les salles obscures, elle ne veut pas de ces donneurs de fausses leçons, elle ne veut pas de leurs ignorantes leçons, fussent-elles enrobées de Robert Redford, Meryl Streep, Tom Cruise (Lions for Lambs), de Reese Witherspoon et Jack Gyllenhaal (Rendition), Brian de Palma (Redacted) ou Jamie Foxx et Jennifer Garner, (The Kingdom). Même scintillants de stars, les films anti-américains n’ont pas fait recette.

L’Amérique, dans ses profondeurs
, a beau avoir été troublée par l’hésitante stratégie de M. Bush, par les échecs en Irak, révulsée par la vénalité et l’opportunisme de bien des Républicains de Washington, angoissée par une longue impasse en Irak, elle n’en punit pas moins cette haine de soi qui est la marque de l’intelligentsia moderne. Un gouffre la sépare du bouffeur de caviar narcissique de Hollywood, en général abîme d’ignorance et d’illettrisme politique, objet de mode et sujet d’une vanité sans limites ; de l’universitaire gauchiste, qui se verrait bien en Sartre ou en Foucault, et se gargarise de sa propre pensée « subversive », celle qui lui fait toujours et encore s’attaquer aux Etats-Unis, tout en restant protégé par un statut inexpugnable dans la tour d’ivoire ; du journaliste gauchiste qui cherche obsessionnellement des poux dans les têtes républicaines, capitalistes et occidentales, en s’imaginant en Woodward et Bernstein, les « héros » du Watergate : trouver un « scandale » réel ou imaginaire, c’est le passeport pour la gloire. Il faut donc passer son temps à trouver les preuves du complot fasciste…

L’intellectuel nie l’existence même d’une vérité
, philosophie foucaldienne et post-moderne : toutes les vérités sont vraies, pourvu qu’elles soient « authentiques ». Cela permet au journaliste d’échafauder de pseudo affaires pour le bien de la cause : elles n’ont pas besoin d’être vraies puisqu’elles pourraient l’être. Et de là, l’artiste de cinéma vous fera un film qui raconte la même histoire, trafiquée honteusement pour faire dire à l’événement son contraire. Mais notre homme vit dans un monde plutôt clos, d’argent facile et abondant, d’adulation automatique, d’admirations mutuelles. Vous êtes philosophe (ou plutôt professeur de philosophie) ou historien ou juriste, votre chaire est à perpétuité, vous publiez des articles et des livres au jargon épais et foisonnant, dont la fonction n’est aucunement d’enquêter sur le réel, mais de confirmer l’appartenance de leur auteur à la caste des inamovibles subversifs de la chaire grasse et dodue.

Le journaliste se doit de baver sur les néo-conservateurs
, parce que tout son milieu les hait de mâle rage. Et regardez-les pontifier à la télévision, pendant que leurs acolytes leur citent leurs artistes, et qu’ils citent ceux des autres, et réciter la même ligne du parti, du parti de la Gauche caviar (limousine liberals). Et l’artiste hollywoodien, lui, entre deux lignes de coke, entre deux scripts idiots qui traficotent les faits et les falsifient (Oliver Stone en est l’exemple le plus répugnant avec ses pseudo biographies et historiographies filmiques, mais George Clooney, quand il joue au metteur en scène, essaie de lui faire la nique), se permet de faire la leçon, à la cantonade et au monde entier, avant d’aller lécher la bobine avenante d’Hugo Chavez ou d’Ahmadinejad.

Et tout cela se répand dans les media, nationaux et internationaux
, se prétend la voix authentique de l’Amérique – opprimée et réprimée par la censure fascistoïde de Bush, lequel, comme chacun sait, a exterminé les libertés civiles aux Etats-Unis avec le Patriot Act. CNN les prend bien entendu au sérieux et répercute leurs calembredaines – pardi ! Prenez Mme Christiane Amanpour, vedette de la chaîne, fille de pop star et se prenant elle-même pour une pop star : elle vous montre, en quatre coups de cuiller à pot, que le djihad, c’est un effort pacifique sur soi-même, et « que les chrétiens et les Juifs en ont massacré autant, si ce n’est plus ». Hollywood en fait des scénarios, comme l’infect film de Spielberg, Munich, écrit par le trostko- tendance Tony Kushner. Encore un tour de manège.

Mais à l’étranger, c’est la voix de l’Amérique !
Bin Laden et Cie, qui ne connaissent rien à l’Amérique, n’y ayant jamais mis les pieds, ignorants de sa culture, de son peuple, confondent l’Amérique avec l’image qu’en donnent CNN, Hollywood et l’Université, comme celle de Columbia à New York, qui invitait récemment Ahmadinejad à venir « débattre ». Comme si on pouvait débattre avec Hitler ou Staline, Pol Pot ou Bin Laden ! Les ennemis de l’Amérique y voient faiblesse et lâcheté, abandon et vulnérabilité, comme Hitler et Staline, qui méprisaient ce peuple « négrifié » et « décadent ».

L’Amérique est vue, et, dans une mesure inquiétante
, se voit au miroir déformant que lui tendent ceux qui prennent leurs idées reçues et préconçues pour la réalité. Cela dit, il ne faut pas exagérer : nos américanophobes ont tellement grossi le trait de la caricature, ils ont tant faussé l’image, qu’elle a perdu toute crédibilité. Les Américains sont patriotes. Ils veulent bien écouter un temps les décris des media et les flétrissures des hollywoodiens – mais, pour reprendre les mots du président Lincoln, « On peut abuser tout le monde un certain temps, on peut en abuser quelques-uns tout le temps, mais on ne peut abuser tout le monde tout le temps. ». Avec une situation ascendante en Irak, le public se rebiffe – les actualités des networks et l’audience des journaux télévisés des chaînes câblées (CNN, MSNBC et autres), spécialisés dans la haine de l’Amérique, est en chute libre. De même, notons-le, que les ventes du New York Times ou du Los Angeles Times, quotidiens à la ligne politique gauchisto-snobinarde, et dont la bushophobie est depuis longtemps pathologique. Et, donc, les films qui présentent les forces américaines comme autant de tortionnaires ivrognes, drogués, fascisants et brutaux, subissent des fours retentissants.

Il n’est pas du tout certain que ces inflexions
aient quelque influence sur le cours des élections présidentielles du mois de novembre : nous sommes là dans la sphère du pré-politique, pour utiliser la notion de Vaclav Havel. Mais c’est dans cette sphère que se préparent les évolutions politiques ultérieures. Le degré d’aliénation de la classe intellectuelle, médiatique et artistique envers le reste de l’Amérique, qu’elle méprise, a atteint un niveau sans précédent. Il est devenu impossible de défendre les Etats-Unis, à l’intérieur comme à l’extérieur, contre l’Islam radical ou contre une gigantesque immigration sauvage, sans se trouver confronté à des hordes haineuses d’intellectuels, prêts à tout pour faire taire les autres, pour inonder la scène de mensonges à son égard, et – je risque la prédiction -, pour trahir en s’alliant avec l’ennemi jihadiste, en espionnant pour lui et en facilitant son action, y compris sur le territoire américain. La question sera posée dans les années qui viennent. Par delà l’épisode de la présidentielle à venir, et l’élection de Madame Truc ou de Monsieur Machin, l’Amérique se trouvera face à des choix historiques douloureux.

En attendant,
il y a d’autres films à voir, dont Atonement avec Kira Knightley, qui se passe pendant la deuxième guerre mondiale, No Country for Old Men, des frères Joël and Ethan Coen, ou le film de Paul Thomas Anderson, There Will Be Blood, avec Daniel Day-Lewis.

http://neoconexpress.canalblog.com/archives/2008/01/28/7727847.html#comments

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