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Publié par Dreuz Info le 9 février 2008

Laurie Mylroie, qui est restée en contact avec le blog drzz, m’a transmis un commentaire qu’elle a envoyé au New York Sun.

Pour  informationLaurie Mylroie est docteur en histoire de Harvard, membre de l’American Enterprise Institute, ancienne conseillère de Bill Clinton sur l’Irak pendant la campagne présidentielle de 1992, elle a publié plusieurs livres sur le terrorisme islamiste et l’Irak de Saddam Hussein. Consultante pour le Pentagone au début des années 2000, Laurie Mylroie est aujourd’hui membre du Committee on the Present Danger auquel appartiennent Joseph Lieberman, George Schultz et Newt Gingrich, notamment.

Républicaine
, elle m’a écrit vouloir « voter pour McCain –  n’importe qui plutôt qu’Obama et Clinton ». 

Sa lettre au New York Sun publiée hier, 7 février 2008 : 

Votre éditorial « George Habache » pointe un débat crucial : l’ennemi ne peut pas simplement être décrit comme « l’extrémisme islamiste ». En effet, les Etats-Unis sont aujourd’hui engagés dans la campagne militaire la plus importante de ces trente dernières années – et près de 4’000 soldats y ont laissé la vie.

Si « l’extrémisme islamiste » est l’ennemi, alors le Président George W. Bush a commis une terrible erreur de jugement en décidant de renverser Saddam Hussein. Mais peut-être que le vrai problème est notre définition de l’ennemi.

Durant son discours sur l’Etat de l’Union de 2002, M. Bush avait rompu avec le concept clintonien (les principales menaces contre les Etats-Unis sont des entités sans Etats), dénonçant un « axe du mal » – l’Irak de Hussein, l’Iran et la Corée du Nord – auxquels il faut ajouter la Syrie, aujourd’hui tremplin de la violence, y compris « islamiste », autant en Irak qu’au Liban.

Dans son excellent livre « Se rendre n’est pas une option » – qui ressemble au discours de Bush quant à sa définition de l’ennemi – John Bolton ne parle pas une seule fois de « terrorisme islamiste ». Au contraire, il se concentre sur les menaces exercées par des Etats, notamment l’avancée de l’Iran vers le nucléaire. Ce danger n’est pas décrit sous l’appellation sybilline de « fondamentalisme musulman » mais plus directement sous son nom originel : « programme nucléaire iranien ».  

Comme je l’ai expliqué dans les pages de ce journal et d’autres, il existe de nombreuses preuves pour démontrer que les réseaux islamistes sont pénétrés par des organismes étatiques les utilisant à leurs propres fins. Mais nous ne voulons pas regarder ces preuves parce que durant les années Clinton, les groupes sont devenus plus importants que les Etats, les mots plus employés que l’action – et une personnalité islamiste plus inquiétante qu’une bombe nucléaire.  

Etrangement, de nombreuses personnes sont restées attachées à cette grille de lecture lorsqu’il s’agit de lister les dangers pour notre sécurité nationale. Mais décrire l’ennemi en termes abstraits, comme « extrémisme islamiste », fait beaucoup de mal à l’Amérique et à ses alliés, Israël inclus, parce que cela détourne notre attention des dangers majeurs pour se concentrer sur quelque chose qui manque terriblement de signification.  

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