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Publié par Dreuz Info le 29 février 2008

undefinedPar Daniel Pipes, Jerusalem Post
Le 28 février 2008

Version originale anglaise: Destroying Sculptures of Muhammad
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Ce mois-ci, la police danoise a déjoué un complot terroriste visant à assassiner Kurt Westergaard, l’artiste auteur de la plus fameuse des douze caricatures de Mahomet, ce qui a incité la plupart des quotidiens du pays à
réimprimer son dessin par solidarité et pour signaler aux islamistes que les menaces et les actes de violence ne réussiraient pas.

Cet incident montre bien le succès mitigé des islamistes qui tentent de
restreindre la liberté d’expression occidentale en ce qui concerne Mahomet – pensons par exemple aux Versets sataniques de Salman Rushdie ou à la production de l’Idomeneo de Mozart par l’Opéra de Berlin. Si les menaces de violence font parfois leur effet, elles éveillent souvent aussi de la colère et motivent la résistance. Une démarche courtoise est plus productive. Pour illustrer ce fait, on peut comparer deux tentatives similaires, l’une de 1955 et l’autre de 1997, de faire supprimer deux sculptures presque identiques de Mahomet figurant sur des bâtiments de tribunaux américains.

En 1997, le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) demanda qu’un élément d’une frise de 1930 soit effacé de la chambre principale de la Cour suprême des États-Unis, à Washington, D.C., au prétexte que l’Islam interdit les représentations de son prophète.

Le haut-relief de plus de deux mètres de hauteur, sculpté dans le marbre par Adolph Weinman, montre Mahomet parmi 18 législateurs historiques. Il tient le Coran dans sa main gauche (une erreur historique criante selon le
point de vue musulman) et un sabre dans sa main droite.

La représentation de Mahomet sur la frise de la Cour suprême des États-Unis. Les informations officielles de la Cour soulignent que «le travail ci-dessus constitue une tentative sincère du sculpteur, Adolph Weinman, de rendre honneur à Mahomet et ne prétend nullement ressembler à Mahomet. Les Musulmans éprouvent généralement une forte aversion devant les sculptures et les images de leur prophète.»

Le juge de la Cour suprême William Rehnquist a cependant rejeté les pressions du CAIR, estimant que la représentation «avait simplement pour but de désigner [Mahomet] comme l’un des personnages marquants de l’histoire des lois; elle n’avait nullement intention de soutenir un culte idolâtre». Rehnquist admit uniquement que la documentation de la Cour devrait mentionner qu’une telle représentation offense les Musulmans. Sa décision a provoqué des émeutes qui ont fait des blessés en Inde.

En 1955 en revanche, une campagne visant à censurer une représentation de Mahomet sur un autre tribunal américain a réussi. Il s’agissait du bâtiment de la Cour d’appel du premier département de la Cour suprême de l’État de New York, construit en 1902, à New York City. La
bordure de sa toiture comportait une statue en marbre de «Mohammed» de deux mètres et demi de hauteur, signée par Charles Albert Lopez, parmi dix législateurs historiques. Cette statue présentait également Mahomet avec un Coran dans la main gauche et un cimeterre dans la main droite.

Bien que les statues soient visibles depuis la rue, l’identité des législateurs, trônant au-dessus du bâtiment, était difficile à distinguer. Ce n’est qu’à la suite d’une rénovation complète du bâtiment et des statues, en février 1953, que le public a été rendu attentif à l’identité des personnages présentés. Les ambassadeurs d’Égypte, d’Indonésie et du Pakistan aux Nations unies répliquèrent en priant le Département d’État américain d’user de son influence pour faire en sorte que la statue de Mahomet soit non pas rénovée, mais supprimée.

Comme on pouvait s’y attendre, le Département d’État dépêcha deux collaborateurs auprès du fonctionnaire en charge des ouvrages d’art de New York City, Frederick H. Zurmuhlen, afin de le convaincre de se plier aux vœux des ambassadeurs. Le greffier en chef,
George T. Campbell, indiqua que la Cour «avait également reçu un certain nombre de lettres de Mahométans, à la même époque, demandant à la Cour de faire enlever la statue». Les sept juges de la Cour d’appel recommandèrent à Zurmuhlen de supprimer la statue.

Bien que, comme le relevait
Time magazine, «il faut bien admettre que le risque de voir des New-Yorkais en grand nombre venir révérer la statue ait été minime», les ambassadeurs ont eu gain de cause. Zurmuhlen fit transférer la statue dans un entrepôt de Newark, au New Jersey. Pendant que Zurmuhlen se demandait quoi en faire, la statue «a passé des mois couchée sur le dos dans une caisse», rapportait le Times en 1955. Sa destination finale est inconnue.

En haut à gauche:
Le bâtiment de la Cour d’appel du premier département de la undefinedCour suprême de l’État de New York, à l’angle de Madison Avenue et de la 25e rue, à New York City, photographié avant 1955 depuis le sud-ouest. On note la présence d’une statue à l’extrême droite (est) du bâtiment.

En bas à gauche:
Le même bâtiment, après 1955. On remarque la statue manquante à l’extrême-droite. La statue de Mahomet se trouvait à l’extrémité ouest de la 25e rue mais les autres statues de ce côté du bâtiment ont été déplacées d’un cran vers l’ouest en 1955, de sorte que le socle vide se trouve maintenant à l’extrémité est.

À droite:
Selon la description du New York Times, la statue new-yorkaise de Mahomet montre un prophète «de taille moyenne, mais les épaules larges, avec des mains amples et puissantes. Sous son turban, il fronce d’épais sourcils. Une longue et lourde barbe descend sur son habit. Sa main gauche tient un livre, symbole de la nouvelle religion qu’il a fondée, et sa main droite porte un cimeterre, rappelant les conquêtes musulmanes.»

Le piédestal sur lequel Mahomet ne trône plus.

Ensuite, plutôt que de remplacer la statue sur le toit de la Cour, Zurmuhlen fit répartir les neuf statues restantes afin de cacher l’espace vide. C’est ainsi Zoroastre qui a remplacé Mahomet à l’angle ouest. Aujourd’hui, plus d’un demi-siècle plus tard, la situation est restée la même.

Le rappel de ces événements de 1955 suscite plusieurs observations. D’abord, les pressions exercées par des Musulmans en Occident pour imposer les usages islamiques ont précédé la période islamiste actuelle. Ensuite, bien que seuls très peu de Musulmans vivent en Occident, ces pressions peuvent réussir. Enfin, la comparaison entre les épisodes de 1955 et de 1997 indique que la démarche des ambassadeurs, exprimant poliment de simples préoccupations – et non des exigences autoritaires appuyées par des foules en colère, et moins encore des complots terroristes – peut se révéler plus efficace.

Cette conclusion confirme ma
position plus générale – de même que les prémisses du projet d’Observatoire de l’islamisme – selon laquelle les islamistes travaillant discrètement au sein du système font davantage d’avance que ceux qui misent sur la férocité et le bellicisme. En fin de compte, l’islamisme doux présente un danger au moins aussi important que sa version violente. 

http://rightwingnews.over-blog.com/article-17177112.html

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