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Publié par Dreuz Info le 12 mars 2008


Liberal Fascism (se traduirait par « Le fascisme est de gauche »)
Jonah Goldberg, Doubleday, 2008, 34 $. 



Nul besoin d’être très perspicace pour réaliser l’évidence : la gauche est une idéologie de perdants, de losers. 

Toute société de gauche échoue. Il n’existe pas l’exemple d’un pays ayant suivi un programme de gauche qui n’ait pas terminé dans la misère ou l’oppression. 

Les partis de gauche font pitié. Le PS français a vingt ans de retard sur tous ses semblables européens. L’expérience de gauche en Amérique du sud tourne au cauchemar pathétique alors que la cote de Chavez s’est effondrée. Les seules républiques de gauche restent la Russie et Cuba, deux cadavres flottant en dehors du cours de l’histoire. Les petits enfants socialistes peuvent à la limite citer la Chine, la première supportrice du capitalisme le plus sauvage, et dont la croissance irresponsable devrait éclater comme une bulle durant la prochaine décennie… quel exemple de gauche !

Aux Etats-Unis, les Républicains ont occupé la Maison-Blanche à 68% du temps durant le quart de siècle écoulé, et malgré deux mandats difficiles, sont toujours au coude-à-coude avec leurs adversaires pour les prochaines présidentielles. En Europe, les syndicats qui défilent dans les rues appartiennent à l’histoire. Ils eructent des chansons datant de cinquante ans et proposent des programmes qui remontent aux premiers discours de Marx. Ils s’acoquinent avec ce que l’histoire a fait de pire, rejette les bases-mêmes du succès et continuent, invariablement, à stagner dans la même fange. Grâce à la gauche, la littérature française a disparu de la scène internationale, et le cinéma survit sous perfusion. Ne parlons même pas de la diplomatie dite de gauche, laquelle n’existe plus sinon chez les dictateurs africains dont on ne connaît même pas les noms. 

Dans les urnes, la gauche est aujourd’hui portée par les 18-25 ans et les vieux collés aux pavés de mai 68, soit ceux qui ne connaissent encore rien de la vie et ceux qui ont décidé de s’en extraire au plus vite… Heureusement, les militants socialistes ont créé le mot « solidaire », ce qui leur permet de cacher la terrible vérité : ils ne sont soutenus, en somme, que par les ratés.

Difficile, aujourd’hui, de trouver un seul argument en faveur de cette idéologie en ruine. Selon Jonah Goldberg, l’auteur américain du dernier best-seller en vogue de l’autre côté de l’Atlantique, cela s’expliquerait par le caractère totalitaire de la gauche. Aucune idée fasciste, Goldberg écrit, ne réussit face aux dommages du temps. Expliquant que Mussolini et Hitler s’affirmaient comme d’authentiques hommes de gauche (tous deux étaient d’abord bolchéviques avant d’y ajouter une touche nationaliste), il retrace l’histoire de la gauche moderne depuis ses prémices. 

Goldberg note que la tentation obscurantiste de la gauche n’a rien de surprenant ; un militant de gauche, s’il est vraiment engagé, est authentiquement fasciste, dans le sens le plus juste du terme. Il pourra tranquillement appeler à la fin du génocide du Darfour en souhaitant que l’Irak sombre dans le chaos. Il lira Soljenitsyne en portant un t-shirt de Che Guevara, bourreau des intellectuels dissidents. Il dira défendre le droits des enfants français à l’éducation mais applaudira lorsque le Hamas enverra des nouveaux-nés avec des ceintures d’explosifs. Il se gaussera de l’antisémitisme de Vichy mais vomira sur l’Etat d’Israël, quoi que ce dernier fasse. N’y voyez pas une contradiction passagère, précise Goldberg : elle est d’origine. 

S’appuyant sur les programmes et les paroles des pionniers du fascisme et de l’hitlérisme, il démontre des parallèles très évocateurs sur la nature de la gauche contemporaine. 

"Il y a plus de choses qui lient le nazisme au communisme que des choses qui les séparent . Il y a par-dessus tout le sentiment révolutionnaire. J’en ai toujours tenu compte et j’ai donné des ordres pour que les anciens communistes soient admis au Parti aussitôt. Le social-démocrate et le syndicaliste petit-bourgeois ne seront jamais nationaux-socialistes, mais le communiste le sera toujours."

Adolf Hitler à Hermann Rauschning

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