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Publié par Dreuz Info le 14 mars 2008

William Francis Buckley Jr.(1925-2008)

Bourré d’humour et plein de gentillesse, journaliste mais aussi écrivain de romans d’espionnage, c’est aussi au fondateur de la National Review que nous devons le néoconservatisme. Un héros américain s’est éteint.

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                                                                            par Thomas Sowell

http://www.townhall.com/columnists/ThomasSowell/2008/03/06/william_f_buckley_1925-2008

(bien noter que dans ce texte anglo-saxon »de gauche » traduit »liberals »NDT )


Ecrivant en 1954, Lionel Trilling affirmait que la plupart des conservateurs
ne «s’expriment pas par les idées, mais uniquement par l’action ou par des gestes d’ irritation mentale qui cherchent à ressembler à des idées.» 

L’un des avantages à être de gauche, c’est de pouvoir dédaigner les gens qui ne sont pas de gauche. Toutefois, en 1954, l’attitude dédaigneuse de Trilling à l’égard du paysage intellectuel des conservateurs était douloureusement proche de la vérité.
Trilling écrivait dix ans après la contre-attaque historique de Friedrich Hayek contre la gauche, dans son livre « La route de la servitude ». A l’époque ce fut un livre d’un impact considérable, mais sur un nombre relativement restreint de personnes, même si son influence s’est diffusée à travers le monde au fil des années.
Trilling écrivait aussi huit ans avant le premier livre de Milton Friedman destiné à un public populaire – « Capitalisme et Liberté » – et un quart de siècle avant que Rush Limbaugh ne fît œuvre de pionnier en talk radio.
On dit que c’est toujours avant l’aube qu’il fait le plus sombre. Un an après le mépris exprimé par Lionel Trilling à l’encontre de la pensée intellectuelle conservatrice, William F. Buckley fonda la National Review, le premier d’une série de journaux d’opinion conservateurs qui s’appuieraient sur son succès.
Bref, Bill Buckley a redynamisé le conservatisme, avec son esprit, son intellect, et son inimitable maniérisme qui fit de lui une icône télé en tant qu’invité sur de nombreux programmes, avant même qu’il ne créât son propre programme, « Firing Line » ».
Certaines personnes aiment à penser que des forces objectives façonnent l’histoire, mais la bonne personne au bon endroit et au bon moment peut tout changer. William F. Buckley fut cette personne, lorsqu’il a surgi sur la scène, la pensée conservatrice étant à son nadir, dans les années cinquante.

Bien sûr, avant Buckley il y eut des journalistes conservateurs, y compris l’irrésistible George Schuyler, conservateur noir qui écrivait des décennies avant Bill Buckley.
De même qu’il y avait des joueurs de base-ball frappant des home run avant Babe Ruth, mais pas tout à fait autant. William F. Buckley a révolutionné la scène intellectuelle conservatrice autant que Babe Ruth la façon de jouer au baseball.
Aujourd’hui, nous considérons normal qu’il existe des journaux d’opinions conservateurs comme le Weekly Standard, l’American Spectator, le City Journal et bien sûr la National Review.
Comme nous considérons normal qu’il y ait des dizaines de programmes de talk radio conservateurs, en tête ceux de Rush Limbaugh et Sean Hannity, ainsi que des chroniqueurs conservateurs tels Charles Krauthammer, George Will et bien d’autres.
Mais ces choses n’arrivent pas toute seules. Quelqu’un a dû montrer la voie, et ce quelqu’un était William F. Buckley. La différence aujourd’hui est plus que quantitative. La façon dont travaillent les médias libéraux a changé, maintenant qu’il y a des médias conservateurs – pas du même poids, mais suffisamment lourds pour dégonfler les affirmations de gauche et mettre au jour ce qu’ils veulent cacher.
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Il fut un temps où la version de Walter Cronkite de ce qui se passait au Vietnam a suffi pour obliger à un changement de politique plus désastreux que l’offensive communiste. Cronkite avait décrit cette dernière comme une grande défaite pour les forces militaires américaines, alors qu’en fait l’armée américaine avait infligé une défaite écrasante à la guérilla communiste.
Imaginez combien cette guerre aurait pu évoluer de manière différente – combien de millions de personnes en Asie du Sud-Est pourraient ne pas avoir été massacrés par les gouvernements communistes  – s’il y avait eu un important contingent de journalistes conservateurs pour raconter une histoire très différente de celle rapportée par Walter Cronkite et les médias de gauche.
De la même façon, imaginez le triomphe du successeur de Cronkite, Dan Rather, avec ses documents bidon sur le service militaire du Président Bush dans la garde nationale diffusés à la veille des élections de 2004, si la fraude n’avait pas été immédiatement découverte par les conservateurs sur Internet, dans les talk radio et dans les journaux.
Outre ses propres contributions à la diversité intellectuelle de la vie américaine, William F. Buckley fut un pionnier ouvrant la voie à beaucoup d’autres, leur permettant d’ajouter beaucoup à notre diversité intellectuelle, le seul type de «diversité» que les gens de gauche semblent ne pas apprécier, en particulier sur nos campus universitaires.

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« la » séquence Buckley versus Vidal:

  

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