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Publié par Dreuz Info le 18 mars 2008

2mccain.jpgDans une tribune à paraître dans le quotidien Le Monde, intitulée « Renforçons l’alliance Etats-Unis-Europe », le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis explicite les grandes orientations de sa politique étrangère avec les pays européens.



Américains et Européens partagent un objectif commun : bâtir une paix durable fondée sur la liberté. Aujourd’hui, nos démocraties sont fortes et dynamiques, et ensemble nous sommes capables de nous attaquer aux différents défis auxquels nous sommes confrontés, qu’il s’agisse des fanatiques religieux radicaux utilisant le terrorisme comme arme de prédilection, du virage préoccupant de la Russie vers l’autocratie ou encore des menaces inquiétantes liées au changement climatique et à la dégradation de notre planète.

Mais le mot essentiel, c’est « ensemble ». Nous devons rénover et revitaliser notre solidarité démocratique. Nous devons renforcer notre alliance transatlantique pour en faire le noyau d’un nouveau pacte global – la ligue des démocraties – qui soit en mesure de mettre en œuvre la grande puissance des plus de cent pays démocratiques du monde afin de faire progresser nos valeurs et de défendre nos intérêts communs.

Confiance et respect mutuel doivent être au cœur de ce nouveau pacte. Nous autres Américains, nous gardons à l’esprit les paroles de nos Pères fondateurs dans la Déclaration d’indépendance, selon lesquels nous devons observer « le respect dû à l’opinion de l’humanité ». Notre grande puissance ne signifie pas que nous pouvons faire ce que nous voulons quand nous le voulons, et nous ne devons pas non plus croire que nous possédons toute la sagesse et la connaissance nécessaires pour réussir. Nous devons écouter l’opinion et respecter la volonté collective de nos alliés démocratiques. Si nous estimons qu’une action internationale est nécessaire, qu’elle soit de nature militaire, économique ou diplomatique, nous nous efforcerons de convaincre nos amis que nous avons raison. Mais nous, en retour, devons être prêts à être convaincus par eux.

Les pays de l’OTAN et de l’Union européenne doivent en même temps avoir la capacité et la volonté d’agir pour défendre la liberté et la prospérité économique. Ils doivent consacrer les moyens financiers nécessaires pour se doter de capacités militaires et civiles qui puissent se déployer dans le monde entier, des Balkans à l’Afghanistan, du Tchad au Timor- Oriental.

Nous saluons le rôle éminent que joue l’Europe pour faire du monde un endroit plus agréable 20070302_FIG000000130_5510_1.jpget plus sûr. Nous attendons avec impatience la réintégration pleine et entière de la France dans l’OTAN. Et nous soutenons les efforts de l’Union européenne en vue de construire une politique européenne de sécurité et de défense efficace. Une Union européenne forte, une OTAN forte et un véritable partenariat stratégique entre elles sont dans notre intérêt.

Nous devons tous obéir aux normes élevées de moralité et de responsabilité internationale que nous nous sommes fixées. Nous combattrons les terroristes mais, dans le même temps, défendrons les droits qui charpentent nos sociétés. Nous ne pouvons torturer ou traiter de façon inhumaine les suspects de terrorisme que nous capturons. Nous devons fermer Guantanamo et parvenir à une approche internationale commune sur la façon de traiter les détenus dangereux qui sont sous notre contrôle.

La responsabilité internationale signifie également que nous préservions notre maison commune. Les dangers du réchauffement global ne connaissent pas de frontières. Américains et Européens doivent tenter de réduire les émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines années, faute de quoi nous transmettrons une planète diminuée à nos petits-enfants.

Nous devons réactiver le partenariat entre les Etats-Unis et l’Europe sur le changement climatique, car c’est un domaine dans lequel beaucoup de nos intérêts communs sont en jeu. Les Etats-Unis et l’Europe doivent prendre la tête de ces efforts afin d’obtenir la participation du reste du monde, y compris, et c’est le plus important, celle des puissantes économies en développement que sont la Chine et l’Inde.

INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE

J’ai fait adopter des lois qui visent à la réduction des gaz à effet de serre, mais ce n’est qu’un début. Il nous faut un successeur au protocole de Kyoto, un système d’échange des droits d’émission qui traduise l’inévitable impact environnemental d’une manière économiquement responsable. Les nouvelles technologies sont prometteuses.

Nous devons laisser se développer la puissance et l’innovation du marché afin de relever nos défis environnementaux. Dans l’immédiat, une énergie nucléaire sûre et sans impact sur le climat constitue un moyen essentiel d’améliorer la qualité de l’air et de réduire notre dépendance à l’égard des sources d’énergie étrangères.

Cette dépendance, je le crains, est un point faible aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe et constitue un moyen de pression entre les mains des autocraties exportatrices de gaz et de pétrole. Les Etats-Unis doivent accélérer le rythme auquel ils se libèrent de leur dépendance à l’égard du pétrole. L’Europe doit se doter d’une grande politique énergétique afin que les monopoles russes du gaz et du pétrole ne puissent plus agir comme des agents d’influence politique.

story.jpgLe problème, au fond, est qu’aucun de nous ne peut se comporter comme si ses seules préoccupations se limitaient à son territoire national. Il est impossible de définir nos intérêts nationaux de manière si étroite qu’elle nous empêche de voir combien notre destin est lié à celui du reste de l’humanité. La bonne citoyenneté internationale existe. Si nous souhaitons être un modèle pour les autres, nous devons nous-mêmes être des citoyens modèles.

Les Etats-Unis, en tout cas, doivent l’être. Aujourd’hui le leadership n’a plus le sens qu’il avait au lendemain de la seconde guerre mondiale, lorsque l’Europe et les autres démocraties se relevaient des dévastations de la guerre et que l’Amérique était la seule superpuissance démocratique. Aujourd’hui s’exprime la puissante voix collective de l’Union européenne, de l’Inde et du Japon, de l’Australie et du Brésil, de la Corée du Sud et de l’Afrique du Sud, de la Turquie et d’Israël, pour ne citer que quelques-unes des principales démocraties.

Et puis nous avons les jeunes démocraties en devenir, comme l’Irak, le Liban ou l’Afghanistan, qui ont besoin et méritent qu’on les aide – plus qu’on ne les a aidées jusqu’ici. En Russie, la démocratie a été temporairement supprimée, mais nous avons tous intérêt à voir cette grande nation retrouver rapidement la voie démocratique. Ce n’est pas de l’idéalisme. C’est la forme la plus authentique du réalisme. Ce sont les démocraties du monde qui constitueront les piliers sur lesquels nous pouvons et devons bâtir une paix durable.

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