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Publié par Dreuz Info le 28 mars 2008


Quelques éléments descriptifs, traduits de l’article de Bill Roggio, reporter de guerre au Longwarjournal, actuellement en Irak.

Traduction : Marc Brzustowski

Ils permettent de mieux comprendre la situation effective sur le terrain, là où bon nombre de commentateurs « avisés », en France et ailleurs, continuent de croire et de dire que l’invasion de l’Irak était pain béni pour l’Iran, grâce à son emprise grandissante sur le gouvernement et les foules shi’ites. Il suffisait, hier soir, de suivre les élans vengeurs des contradicteurs de Guy Millière, dans l’émission de Frédéric Tadéi, sur la 3 -lequel, au moins, lui offre le droit à la parole.
 
De fait, nous assistons plutôt à une nouvelle étape du « sursaut » (Surge), planifié par le Général David Petraeus : après s’être appuyés, à l’Ouest et actuellement au Nord (dans la région de Mossoul, où se trouve actuellement Bill Roggio), sur les Conseils de vigilance essentiellement sunnites (« les Fils de l’Irak »/Sons of Irak) qui se sont retournés et soulevés contre Al Qaeda, dans l’Ouest et dans le centre irakien, avec Bagdad comme principal objectif sécuritaire, cette fois, c’est l’armée irakienne elle-même qui est en train de faire le grand ménage dans le Sud, mais aussi autour des périphéries shi’ites de Bagdad (Sadr City).
 
La bataille pour Bassorah n’a rien de « troubles épisodiques », « liés à une atmosphère de chaos permanent » en Irak. Il s’agit de la seconde ville d’importance pour le pays, le port stratégique pour l’exportation du pétrole, via le Détroit d’Ormuz. L’Iran y avait pris ses quartiers depuis le retrait britannique de la ville, à travers des milices armées formées par les Pasdaran sous le commandement d’Imad Moughniyeh, le cerveau du Hezbollah. Pour ceux qui, au Sud-Liban, pleureraient leur grand chef de guerre terroriste, c’est aussi un autre avertissement : les extensions du Hezbollah et de la Révolution islamique peuvent être laminés, morceau par morceau, pour peu qu’existe une réelle volonté politique et militaire afin d’en venir à bout.
 
L’opération « assaut du chevalier » directement dirigée par le 1er Ministre Nouri Al-Maliki sur le terrain, fait la démonstration que le pouvoir central irakien a bien l’intention de rester maître chez lui. Cette campagne n’a rien de fortuite, réagissant sous la pression des circonstances. C’est tout l’inverse qui se passe. Elle a été patiemment planifiée dès août 2007, alors que les premiers résultats du « Sursaut », impliquant à ce jour 96 000 « Fils de l’Irak » (les conseils de vigilance), aux côtés des forces américaines et irakiennes nouvellement mises sur pied, traçait son sillon pour venir à bout d’Al Qaeda, dans d’autres régions. Les fameuses « milices du Mahdi » sont divisées, son chef est, une partie du temps, en exil dans la ville de Qom, le centre mondial de la Mollachie iranienne, où, dit-il, il s’est replié sur l’étude. On le dit malade. L’Iran est en train de perdre pied en Irak, lui qui voulait faire de ce pays un « nouveau Vietnam » pour les Forces américaines, en s’appuyant sur l’option pour le chaos, via les divers mouvements insurrectionnels, aussi bien sunnites (Al Qaeda en Irak) que shi’ites (Jaysh Al Mahdi, Hizaballah in Irak, etc.).

Les forces de sécurité irakiennes affrontent l’Armée du Mahdi formée par les Pasdaran iraniens et le Hezbollah de Mughniyeh
Par 26 mars 2008

BAGHDAD, IRAQ: L’extension (de six mois) du cessez-le-feu, proclamé par Moqtada Sadr, le chef de l’Armée du Mahdi soutenue par l’Iran, apparaît bien compromise, après le lancement par le Gouvernement irakien, de l’offensive contre le groupe terroriste shi’ite, à Bassorah,  la ville du sud-irakien. Selon un plan d’attaque dénommé « l’Opération Assaut du Chevalier », les forces de sécurité irakiennes ont poursuivi leur offensive pour reprendre au Jaysh Al Mahdi (L’armée du Mahdi) le contrôle de ce centre pétrolifère stratégique qui est aussi la deuxième ville d’importance de l’Irak. Les combats se sont étendus jusqu’à Bagdad et l’ensemble des provinces du Sud

« L’assaut du Chevalier » est une opération entièrement menée par les Irakiens, et a été directement ordonnée par le Premier Ministre Nouri Al-Maliki, qui se trouve lui-même à Bassorah pour diriger l’opération aux côtés de son Ministre de l’Intérieur Jawad Bolani. Bassorah a connu un pic dans les activités terroristes appuyées par l’Iran, depuis le retrait britannique de la ville, à la fin de l’année dernière. Les meurtres politiques et les campagnes d’intimidation sont alors montés en flèche, selon un rythme imposé par le travail de sape des Iraniens pour étendre leur influence dans cette ville particulièrement riche en pétrole.

On dénombre la mort d’au moins 18 irakiens  -NdT : Debkafiles parle de 27 tués-, parmi eux 3 policiers, et plus de 100 blessés durant les combats de mardi dernier dans la ville, au fur et à mesure de l’avancée des troupes irakiennes pour nettoyer les faubourgs contrôlés par l’Armée du Mahdi. On annonce que des combats ont également éclaté à Bagdad même et à Al Kut, la capitale de la province de Wasit. Le couvre-feu a été imposé à Karbala, Wasit, Babil, Diwaniyah, Nasiriyah et Bassorah, après que des combats aient éclaté dans le Sud, entre l’Armée du Mahdi et les forces de sécurité irakiennes.

Le Bloc Sadriste, la vitrine politique de l’Armée du Mahdi a, depuis lors boycotté les séances du Parlement et appelé à la grève générale et à la désobéissance civile. Moqtada Sadr, quant à lui, n’est pas officiellement revenu sur le cessez-le-feu qu’il avait lui-même imposé.

Les groupes de l’Armée du Mahdi ont, dans le même temps, lancé des attaques au mortier et à la roquette (NdT : le Chef d’Etat-Major les a fait identifiées comme étant de fabrication iranienne) sur les bases américaines et irakiennes présentes à Bagdad. Le 25 mars, 12 pièces de mortier et de lance-roquettes se sont abattues sur la Zone Internationale (« verte ») sur la base des opérations avancées Falcon, sur la base des opérations avancées Rustamiyah et sur les locaux de coordination sécuritaire Thawra 1 et SUJ. Les attaques provenaient de Sadr City, le bastion de l’Armée du Mahdi à Bagdad. Le 23 mars, 15 civils ont été tués au cours d’attaques au mortier et à la roquette contre le Complexe très étendu de la coalition militaire du Sud-Bagdadi.

Plusieurs officiers de l’Armée américaine ont déclaré au Journal de la Longue Guerre (The Long War Journal ) que les troupes américaines interviennent surtout dans un rôle de soutien à Bassorah et dans le Sud. Les Américains fournissent des renseignements, un soutien logistique et des interventions aériennes pour renforcer l’action des forces de sécurité irakiennes à Bassorah et tout le long de la frontière avec l’Iran.

Les forces américaines sont aussi activement à la poursuite des cellules de l’Armée du Mahdi présentes à Bagdad, à l’origine des attaques au mortier et à la roquette. Les forces de la Coalition et de l’Armée Irakienne ont capturé 11 chargés des opérations appartenant aux forces spéciales du Mahdi et présumés être à l’origine de l’attaque au mortier contre le centre des opérations Falcon.

L’offensive irakienne en cours était en préparation depuis un certain temps. L’armée et la police irakiennes avaient déjà massé des forces dans le Sud depuis août 2007, dès que le Commandement opérationnel de Bassorah a été établi pour coordonner les efforts dans la région. A partir de décembre, l’Armée irakienne a commencé à déployer 4 brigades et un bataillon des opérations des forces spéciales irakien disséminées dans la province de Bassorah. La police nationale irakienne a, quant à elle, déployé 2 bataillons supplémentaires dans la province.

Les heurts avec l’Armée du Mahdi surviennent quelques semaines à peine après que Moqtada Sadr ait admis des erreurs commises en Irak. Sadr a ainsi écrit à ses disciples :  » Aussi loin que j’y réfléchisse, je n’ai même pas réussi à libérer l’Irak ou à en faire une vraie société islamique – peut-être, à cause de ma propre incapacité, ou à cause de l’inaptitude de la société (NdT : la jeunesse shi’ite se détourne des Imams qu’elle considère comme des membres d’une maffia), seul Dieu le sait ».  » La présence continue des occupants, d’une part, et la désobéissance (à la loi islamique) de beaucoup, d’autre part, m’ont conduit à m’isoler par révolte (contre cette situation). J’ai donné au pays une part importante de ma vie. Même mon corps est devenu plus faible, je suis plus fréquemment tombé malade » (NdT : Ken Timmerman dans NewsMax et le journal koweitien Al Seyassah ont évoqué un empoisonnement par ses propres compagnons d’armes à l’issue du second cessez-le-feu de 6 mois, 22 fev. 08).

Sadr a proclamé une extension du cessez-le-feu unilatéral le 22 février, sous une pression militaire et politique significative, de la part de l’armée américaine et le gouvernement irakien, exercée à la fois sur le Bloc Sadriste (au Parlement) et les éléments maffio-terroristes (rogue elements) de l’Armée du Mahdi. Cette décision a provoqué des divisions aiguës au sein du mouvement sadriste et de l’Armée du Mahdi, où plusieurs politiciens ainsi que des commandants para-militaires menaçaient de relancer le combat contre l’Armée américaine et le Gouvernement irakien.

L’Armée du Mahdi de Sadr a été formée par les Forces Quds (Pasdaran) iraniennes sur le modèle du Hezbollah libanais. Imad Moughniyeh, le commandant en chef de la branche militaire du Hezbollah, qui a été tué en Syrie en février, était parmi ceux qui ont formé et entraîné l’Armée du Mahdi. L’Iran a mis sur pieds le Corps Ramadan afin d’apporter des armes, des combattants et un soutien logistique aux groupes spéciaux, qui comprend un nombre conséquent de membres de l’Armée du Mahdi de Sadr.

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