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Publié par Dreuz Info le 13 avril 2008

  c’est ça le candidat « post-racial »

 

http://article.nationalreview.com/?q=MjExNzMwYzMyMjk0MDY4YzlhOTIwM2YzYWYzNGIyNjU=

« Je suis sûr « a dit Obama, de cette voix sonore de baryton qui donne un air profond à sa commande Big Mac, frites et milkshake à la fraise,  « que beaucoup d’entre vous ont entendu des remarques de leurs pasteurs, prêtres ou rabbins avec lesquelles vous êtes en vif désaccord. »

Certes, oui. Mais peu d’entre nous ont entendu des remarques de nos pasteurs, prêtres ou rabbins qui soient cinglées, absolument, complétement, et hors de propos, […]. A la différence de Bill Clinton dont les légions de « conseillers spirituels » au plus fort de ses problèmes de Monica étaient plus nombreux que les membres du corps diplomatique américain, le sénateur Obama n’a eu qu’un seul conseiller spirituel toute sa vie d’adulte: le révérend Jeremiah Wright, deux décennies pasteur pour le président potentiel. Le Révérend Wright estime que le sida a été crée par le gouvernement des États-Unis – et pas à la manière d’ un remède pour le rhume qui aurait tragiquement mal tourné et aurait besoin d’ être couvert par Karl Rove, mais dans le but précis de tuer des millions de ses propres citoyens. Le gouvernement n’a jamais été clair sur ça mais le révérend Wright connaît la vérité. «Le gouvernement a menti », at-il dit à son troupeau, «sur l’invention du virus HIV comme moyen de perpétrer un génocide à l’encontre des personnes de couleur. Le gouvernement a menti. »

Est-ce qu’il croit vraiment à ça? Si oui, il est timbré, et aucune personne saine d’esprit ne resterait assise face à son charabia, certainement pas pendant vingt ans.

Ou ce sont juste des paroles? Auquel cas il est  profondément pervers.  Si vous comprenez que le sida se transmet par la promiscuité sexuelle et l’usage de drogues, vous saurez qu’il est en votre pouvoir de vous protéger de la maladie. Si on vous dit que c’est juste la dernière ruse d’un complot de blanc pour  vous coller le truc sur le dos, pour vous, ben, hé, c’est pas sous votre contrôle, rien à voir avec vous ou votre comportement.

Avant le speech,  Mickey Kaus de Slate a conseillé au sénateur Obama de nous faire un Sister Souljah moment : « Il y a encore une tripotée de ‘Souljahs’ possibles: les préférences raciales. Les naissances hors-mariage, » a-t-il écrit. « Mais surtout la mentalité victimaire, qui raconte aux Africains-Américains (à la manière des sermons les plus infâmes de Wright) que les forces supérieures qui dirigent leurs vies sont les actions malveillantes des autres, celles des autres races. » Pour sûr. Cela leur est parfaitement égal, aux gens blancs, qu’un pasteur noir inflige de drôles de théories sur un génocide à sa congrégation: les victimes en sont ceux-là qui dans son auditoire font l’erreur de lui donner du crédit.

Le révérend Wright a une église énormément populaire de plus de 8000 membres, et le sénateur Obama nous assure que son pasteur fait du bon travail « en rejoignant ceux qui souffrent du sida. » Mais peut-être qu’il n’aurait pas autant de boulot en fait d’  « atteindre  » et peut-être qu’il n’y aurait pas tout à fait autant d’Américains noirs « souffrant du sida » si les goûts de Wright ne le poussaient pas à colporter des théories de conspiration tarées auprès de sa propre communauté.

Néanmoins, la semaine dernière, Barack Obama a dit à l’Amérique : « Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire. »

Clairement, que dit cette phrase? Que les délires racistes et paranoïaques de Jeremiah Wright appartiennent désormais au discours culturel afro-américain établi, et qu’ils doivent ainsi commander le respect ?[…]

Un politicien conventionnel aurait exprimé son indignation, indignation de découvrir une théologie de la libération noire afrocentriste en se rendant dans son église. Mais Obama, au lieu de prendre ses distances d’ aec son pasteur, a fait quelque chose de bien plus audacieux : il a tenté de combler l’écart entre Wright et le reste du pays en soutenant qu’en fait le bonhomme n’était pas simplement son fou d’oncle à lui mais qu’il était aussi celui de toute l’Amérique.

Pour ce faire, il a mis en avant une fausse équivalence. «Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche,» a-t-il poursuivi, «une femme qui a aidé à m’élever, une femme qui s’est sacrifiée encore et encore pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais une femme qui, un jour, a admis sa crainte des hommes de couleur qui passaient à côté d’elle dans la rue.» Eh bien, tel qu’ il le raconte dans son livre, c’était un homme de couleur bien précis dans son autobus, et il ne faisait pas que simplement « passer à côté ».

Quand le premier ministre britannique Harold Macmillan a limogé certains de ses collègues de cabinet pour se sortir d’une crise politique, le chef des Libéraux Jeremy Thorpe a réagi ainsi (parodiant la phrase du Christ »il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »NDT) :  « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner la vie de ses amis pour garder la sienne. » À Philadelphie, le sénateur Obama a fait plus fort : il n’y a pas de plus grand amour que de sacrifier sa grand-mère pour garder la vie.

Dans les jours qui ont suivi, ceux qui interviewaient Obama donnaient l’impression de lui être reconnaissants de présenter un méchant moins compliqué: contrairement au révérend Wright, elle ne veut pas que Dieu damne l’Amérique parce qu’elle n’est pas meilleure qu’ al-Qaida, et d’un autre côté un jour, elle a montré de l’appréhension à l’égard d’un noir dans le bus. C’est sûrement juste une question de jours pour que sur MSNBC Keith Olbermann la traite de « pire individu au monde ». Questionné à la télé sur le péché de racisme battant dans la poitrine de mamie, Obama a dit: »c’est une personne blanche typique. »

Ce qui ne sonne pas comme ce qu’un supposé candidat « post-racial » serait censé exprimer, mais passons. « Blanche typique », la mamie d’Obama? Et de quelle manière? C’est la femme qui l’a élévé-c’est à dire qu’elle a élevé un petit-fils noir et l’a aimé d’une manière inconditionnelle. […]. Elle représente donc bien-quoiqu’à sa manière imparfaite-une Amérique post-raciale.

Mais pour son alter ego (d’après le speech d’Obama)? Jeremiah Wright est-il une « personne noire typique »? A espérer que non. Un siècle et demi après la guerre civile, deux générations après le Civil Rights Act (loi des droits civiques de 64 mettant fin aux lois de ségrégation raciale NDT), le révérend Wright promeut des thèses victimaires plus démentes que n’importe quoi de ce qui fut promulgué au plus fort de l’esclavage ou de la période Jim Crow (lois sudistes de ségregation raciale visant la restriction des droits accordés après la guerre de Sécession). On comprend mieux l’anxiété d’Obama à rencontrer le président Ahmadinejad, un homme qui nie le dernier Holocauste alors même qu’il prévoit le suivant. Un tel sommet serait d’une écoute facile après les sermons bien plus véhéments de Jeremiah Wright.

Mais l’Amérique n’est pas l’Iran d’ Ahmadinejad. Les sociétés libres vivent en vérité, pas sous les crises de palu de Jeremiah Wright. Ce pasteur est un imposteur, un charlatan – parce que, si c’était vraiment le pays dont le gouvernement a inventé un virus pour tuer des personnes de couleur, pourquoi le laisserait-on dénoncer la vérité? Remettre aux bons soins spirituels d’un tel homme la vie entière de ses filles c’est le choix d’Obama, mais à Philadelphie le sénateur a tenté d’universaliser son jugement particulier-en clamant que, vu l’histoire de l’Amérique, il serait déraisonnable d’attendre des hommes noirs de la génération de Wright qu’ils ne colportent pas de délires odieux et préjudiciables.  Est-ce que ce n’est pas-quel est le mot?-raciste? Voilà le candidat post-racial.


© MARK STEYN

 

 

 

 

                                                                   dans l’ auditoire du sénateur Obama

 

 


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