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Publié par Dreuz Info le 14 avril 2008

 

Photo :  combattants iraniens en Irak.
 
 
David Ignatius, chroniqueur du Washington Post, se penche sur la situation au Moyen Orient, dans un article paru le 9 avril (adapté par Albert Soued,

www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com). J’aimerais reprendre ci-après, dans une version condensée, certaines des informations et des analyses de David Ignatius. Car ces informations et analyses confirment celles que nos lecteurs ont lu et lisent encore sur http://rebelles.info , sur http://leblogdrzz.over-blog.com et sur http://monde-info.blogspot.com .

  

Lors de leur compte rendu devant le Sénat américain, le Général David Petraeus et l’Ambassadeur à Bagdad Ryan Crocker ont désigné les activités de l’Iran en Irak comme abominables ; l’influence de l’Iran en Irak est nuisible et elle présente la plus grande menace pour la viabilité du gouvernement de Bagdad. Avec al Qaeda en fuite, la menace iranienne est devenue la raison de notre mission. C’est à cause de l’Iran que nous sommes enlisés en Irak, mais c’est aussi la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous retirer.

  

Le général Petraeus souhaiterait garder sur place des forces importantes. Cela signifie que cette affaire atterrira sur le bureau du prochain président. La question de l’intervention de l’Iran dans ce conflit devra aussi être abordée et résolue par le prochain président. Tous les officiels américains parlent des troubles créés par l’Iran en Irak comme si cela était une affaire toute récente. Pourtant cette intervention a une longue histoire derrière elle.

  

L’action subversive des Iraniens pour remodeler l’Irak à leur image est évidente depuis longtemps. Les services de renseignement iraniens ont établi des listes de personnalités à assassiner. Ils ont expédié des mollahs Irakiens, entraînés en Iran, pour prendre le contrôle des mosquées shiites de l’Irak central et méridional, celles qui étaient persécutées par Saddam Hussein. Ils ont financé leurs alliés shiites en argent occulte. Ils ont infiltré tous les principaux partis politiques shiites, ainsi que certains partis sunnites.
 
 

Photo :  missile iranien.

Les Iraniens tirent les ficelles du jeu politique et sont partout à la fois. Ils ont des liens avec le Premier ministre Nouri Al Maliki et son parti de la Daawa. Ils financent l’organisation Badr du Sheikh shiite Abdel Aziz al Hakim, base du recrutement dans l’armée irakienne. Ils fournissent les armes, forment et entraînent toutes les factions extrêmes de l’armée du Mahdi. Le chef de celle-ci, Moqtada al Sadr, vit actuellement dans la ville sainte de Qom, en Iran.

  

Le seul et meilleur argument pour maintenir des troupes sur place, c’est qu’il s’agit d’un moyen de pression contre l’Iran, ajoute David Ignatius. Albert Soued, quant à lui, précise, que lors de toute négociation avec l’Iran l’interlocuteur américain sera roulé dans la farine :  il suffit d’observer toutes les négociations passées, quel qu’en soit le partenaire. L’attaque ciblée des sites nucléaires Iraniens semble inéluctable. La date reste à deviner, conclut Albert Soued.

  

Zev Chafets, dans le New York Times (1) du 13 avril (adaptation française de Sentinelle 5768 ©), fournit des informations et analyses sur le Moyen Orient qui, elles aussi, confirment, celles que nos lecteurs ont lu et lisent encore, sur nos blogues. J’aimerais, là aussi, reprendre, ci-après, dans une version condensée, certaines des informations et des analyses de Zev Chafets.

  

L’échec de la diplomatie pour stopper le programme nucléaire de l’Iran est devenu évident la semaine du 7 au 13 avril, quand le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a révélé l’installation de 6.000 nouvelles centrifugeuses dans le principal complexe d’enrichissement de l’uranium du pays. Toutes les options sont sur la table, aurait dit naguère de façon menaçante le Président Bush. Cette fois-ci, il est resté tranquille. J’aurais aimé que ce soit le calme qui précède la tempête d’une action guidée par laser.

  

En 1981, des avions israéliens ont détruit le réacteur d’Osirak. La réaction du monde a été une critique sévère. Même l’administration américaine de Reagan, d’ordinaire un allié très proche, a dénoncé l’opération. Le Premier Ministre israélien Menahem Begin n’a nullement été ébranlé par cette furie. Lors d’une conférence de presse à Jérusalem, il annonça qu’il se sentait l’obligation de faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher les ennemis d’Israël d’avoir en mains des moyens de tueries de masse.

  

Depuis cette époque, Israël a développé un puissant ensemble d’options stratégiques. Dans le meilleur des cas, il serait capable d’agir par lui-même pour dégrader et retarder le programme nucléaire iranien comme il l’a fait en Irak (et plus récemment, en Syrie). Dans un plus mauvais cas, si les Iraniens acquièrent la bombe, les dirigeants iraniens pourraient être dissuadés par des considérations rationnelles. Ainsi, le propre arsenal d’Israël – et sa volonté manifeste de répondre à une attaque nucléaire – pourraient suffire.

  

Si, d’un autre côté, la direction iranienne ne peut simplement pas résister au prurit « d’effacer Israël de la carte » – ou de rendre imminent un tel évènement – il reviendrait alors à Israël de faire ses propres calculs. La souveraineté a un prix, conclut Zev Chafets.

  

Quant à moi, j’écris, depuis un an, que l’idéologie iranienne, conjuguée avec le nucléaire iranien, nous place, dans une situation, pire qu’en 1938 face à Hitler. Pourquoi ? Parce que le discours génocidaire de Hitler en 1938 n’était pas forcément pire que celui d’Ahmadinejad en 2008. Et parce qu’Ahmadinejad possède un arsenal nucléaire en 2008 qu’Hitler ne possédait pas en 1938. Un tiers des armes de destruction massive irakiennes sont aujourd’hui en Iran. Bientôt, j’en suis sûr, les USA reconnaîtront publiquement cela. La Corée du Nord a récemment fournit du matériel de destruction massive à la Syrie, principal allié de l’Iran. Ce matériel a aussitôt été détruit par Israël.
 
 

Photo : bombarder le nucléaire iranien ?

Ceux qui critiquent telle ou telle frappe israélienne sur le moment, finissent toujours par applaudir cette même frappe après coup. Israël a été habitué à cela depuis le début. Mais Israël a-t-il aujourd’hui changé sur ce point ? Cette année, Israël fête soixante ans d’existence. Ce n’est pas un enterrement. C’est un anniversaire. Miguel Garroté

  

  

(1) http://www.nytimes.com/2008/04/13/opinion/13chafets.html?_r=1&ref=opinion&oref=slogin

  

On peut également lire le dernier rapport de l’ESISC au sujet de l’Iran et de ses interventions en Irak sur :

http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/irak-383.pdf

  

     

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