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Publié par Dreuz Info le 30 avril 2008

Une bonne chose pour l’Irak, pour le Moyen-Orient… et pour Mc Cain

                                                                                                                              par Jeffrey Bell

 
traduction M. B

La décision du Président Bush d’élever le Général David Petraeus au poste de direction du Commandement Central n’est pas seulement un acte de courage, cela peut attester d’une transformation dans la guerre globale contre la terreur et même dans le cadre de l’élection présidentielle de 2008. Dieu s’est  montré particulièrement clément en donnant à l’armée américaine un grand général en cette période où il s’avérait indispensable, un fait évident que le président Bush se devait d’avoir le bon sens de reconnaître, et agir en conséquence. Cette action de Bush n’intervient ni trop tôt ni, sans doute, trop tard, pour conférer ces prérogatives à Petraeus.

Qu’est-ce qui m’autorise à placer Petraeus aussi haut? Lorsqu’il est question de stratégie militaire, je demande aux autres (parmi eux, plusieurs qui écrivent pour ce magazine) de resituer ce commandement dans son contexte historique. Pour tous, excepté pour l’obstiné et l’aveugle, la promptitude de la réaction et le retournement de situation en Irak est indiscutable. Et pour quiconque portait un regard sévère sur l’armée américaine et ses tendances bureaucratiques, ce n’est pas seulement indiscutable, mais proprement stupéfiant.

J’étais un jeune conscrit sans-grade de 24 ans, un spécialiste de 4è classe, stationné avec une équipe de conseillers américains auprès d’une division d’infanterie sud-vietnamienne dans le Delta du Mekong, lorsque l’offensive du Têt survint en février 68. Comme tout cela est aujourd’hui parfaitement connu, les unités américaines et sud-vietnamiennes se battirent avec détermination et l’ennemi subit un revers dévastateur en termes militaires. Mais l’armée américaine avait à sa tête un commandant général, William Westmoreland, qui n’avait pas la moindre notion de ce qui s’était réellement passé.

Nous avions alors près de 540 000 soldats au Sud-Vietnam. Westmoreland s’envola vers Washington et exigea du président Johnson qu’il envoyât 206 000 soldats supplémentaires. En procédant de la sorte, il mit fin à ses propres chances de succès au Vietnam ainsi qu’à ceux de Johnson, qui, dans le courant du mois, annonça sa décision de ne plus se présenter à sa propre réélection. La panique affichée par Westmoreland porta un coup terrible au soutien en faveur de la guerre au pays, juste au moment où l’ennemi venait d’être défait sur le champ de bataille. Voilà ce qu’un commandant bureaucrate réactif est capable d’accomplir en un seul mois.

Petraeus est aux antipodes de Westmoreland, et, sur ce sujet, de l’ensemble des généraux qui l’ont précédé aux commandes de nos forces en Irak. Depuis l’instant où il est arrivé, nos troupes ont été exposées aux plus grands risques et aux plus hautes exigences, auxquelles elles ont répondu de façon appropriée, parce qu’elles sentaient qu’il avait un plan et savait exactement ce qu’il allait faire.

Comme il a été rapporté dans la presse depuis le début, sa façon de vivre en proximité et de se mêler aux Irakiens a eu des effets réconfortants, provoquant parfois chez certains « faucons » une interrogation, se demandant si Petraeus ne laissait pas nos soldats s’exposer plus que nécessaire. Mais ces gestes en direction de l’environnement étaient motivés par des objectifs militaires, liés à la volonté d’obtenir des informations concernant Al Qaeda en Irak et ses intermédiaires.

La tactique fonctionna et les renseignements commencèrent à affluer parce que l’intuition de Petraeus était juste lorsqu’il pensait que la domination des djihadistes sur les locaux provenait moins de leur sympathie à leur égard que de la peur qu’ils inspiraient. Lorsque les Irakiens commencèrent à raconter à nos forces où se trouvait l’ennemi, les djihadistes virent leurs sanctuaires disparaître rapidement, et les troupes de Petraeus se transformèrent en une machine de guerre dévastatrice. C’est la raison pour laquelle le niveau de violence dans l’Irak sunnite se mit à décroître de façon aussi perceptible. Les Sadristes et les autres miliciens chiites soutenus par l’Iran sont tout à fait au courant de ce qui est advenu des djihadistes sunnites et seront profondément affectés par cela, alors que Petraeus et son fringuant aide de camp et successeur, le Général Raymond Odierno, seront aux commandes lorsque surviendra le temps de l’écrasement final.

Quand Petraeus obtiendra le contrôle opérationnel sur la guerre en Afghanistan, quelque chose de similaire arrivera aux Talibans. Je dis cela, non pas parce que je crois que le défi que représentent les Talibans en Afghanistan est totalement identique à celui d’Al Qaeda en Irak. Je dis cela parce que Petraeus est un grand général et parce qu’il saura à quel point il doit adapter (ou pour ce que j’en sais, renverser) l’approche qui a marché pour lui en Irak. Si les Talibans ont le moindre doute à ce sujet, ils apprendront dans les mois et même peut-être, dans les semaines suivant son arrivée à Tampa qu’ils ont affaire à un général américain qui sait comment les éliminer.

Lorsqu’il était commandant régional durant une phase antérieure de la guerre d’Irak, Petraeus a été surnommé le Roi David, pour sa capacité à obtenir des arrangements mutuels bénéfiques avec les Cheikhs locaux et les chefs tribaux. C’est un bon pari à prendre que Petraeus, qui est un général au sens politique aiguisé disposant de capacités qui le mettent dans la même catégorie que George Marshall ou Dwight Eisenhower, saura utiliser ses compétences sous la forme de la carotte et du bâton, face aux seigneurs de guerre dans les provinces du Nord-Ouest du Pakistan. Osama Ben Laden, Ayman Al Zawahiri et leurs principaux associés arabes ne devraient jamais être sous-estimés, mais ils apprendront que leur sécurité physique est soudainement devenue plus incertaine que lorsque leur principal souci était le général Musharraf et les services de renseignements éminemment ambivalents et complexes basés à Islamabad.

Le changement au Commandement Central devrait aussi faire la démonstration qu’il est loin d’être rassurant pour Téhéran. Au premier coup d’œil, le Président Mahmoud Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution pourront certainement accueillir favorablement l’annonce du  départ d’Irak de Petraeus, avant qu’il n’ait eut l’opportunité d’en finir avec leurs clients Sadristes comme il le fit avec les djihadistes sunnites dans le Nord. Mais ils savent déjà que le Général Odierno ne sera pas parti faire une promenade dans le parc. Et la transition entre l’ancien chef du Commandement Central- le bouffon, général-marketing et colérique Amiral William « Fox » Fallon, tout à ses menaces semi-publiques de ne laisser Bush envahir l’Iran qu’après lui être passé sur le corps – et le Général Petraeus, le premier homme que Fallon avait publiquement et en privé dédaigné autant qu’il le pouvait alors qu’il était son commandant en chef, représente sans doute plus qu’un simple petit désagrément pour Téhéran.

 

L’Iran et sa course à l’acquisition des armes nucléaires est le défi central pour la politique étrangère américaine, quel que soit celui qui deviendra le prochain président. Mais les jours qui apportaient sans aucun doute de hautes satisfactions à Téhéran, où le Commandement Central concevait sa mission comme consistant à menacer de saboter toute action répressive sur l’Iran décidée par le président, seront à jamais révolus. Et tout cela sans calculer la réaction d’Ahmadinejad, des Gardiens de la Révolution et de l’Ayatollah Khamenei, à la possibilité que Petraeus inflige bien des tourments aux djihadistes d’Afghanistan, à l’Est de l’Iran, comparables à ceux récemment éprouvés en Irak, sur leur Ouest immédiat.

De quelle façon la promotion de Petraeus au CentCom, qui devrait prendre encore 4 mois, peut-elle avoir autant d’importance, alors même qu’il ne restera à l’Administration Bush elle-même qu’à peu près 4 autres mois avant de partir? La réponse, c’est que cette nomination peut virtuellement aussi bien transformer le sens du jeu politique que les enjeux dans la guerre globale.

Il est vrai que George W. Bush sera probablement de retour à Crawford avant que l’affectation de Petraeus ait eu le temps de produire ses premiers fruits militaires. Mais sur quelle base les Démocrates pourraient-ils s’opposer à la nomination de Petraeus, ou (si jamais l’un des leurs était élu président) le renvoyer le 20 janvier 2009? Ce sont bien eux, après tout, qui n’ont de cesse de dire que l’Irak ne constitue qu’une diversion à l’égard de l’action réelle qui devrait être menée en Afghanistan et au Pakistan. Le général qui (autant qu’eux-mêmes puissent le concéder) aura grandement amélioré la situation en Irak, la guerre qui résultait d’un « aveuglement » de Bush, considérée au tout début comme ingagnable, pourrait-il ne pas être autorisé à poursuivre la « vraie » guerre en Afghanistan, que tous parmi eux soutiennent?

Concernant John Mc Cain, de l’autre côté, aucun ajustement ou départ ne sera requis. Après tout, il a soutenu oralement l’affectation de Petraeus au commandement en Irak et endossé la recommandation de Petraeus du renforcement des troupes en Irak, lorsque virtuellement personne au Congrès, Républicain ou Démocrate, ne souhaitait souffler le moindre chuchotement pour soutenir la décision du Président Bush de le réaliser. Assurément, Mc Cain plaidait en faveur d’un Surge des troupes en Irak et de la nomination de quelqu’un tel que Petraeus pour l’exécuter, bien avant que Bush lui-même ne s’y résolve.

Assumant pleinement que Petraeus soit confirmé dans ses fonctions, Mc Cain, dans le cadre de sa campagne, s’exprimera sans nul doute possible en faveur de la préservation à ce poste du général américain le plus doué du dernier demi-siècle, jusqu’à ce que la totalité de la tâche soit réalisée – jusqu’à ce qu’aussi bien l’Irak que l’Afghanistan soient pacifiés, Osama Ben Laden expédié, et l’Iran empêché d’acquérir des armes nucléaires. Si les Démocrates ont une façon de penser différente, ils auront alors à dire précisément quelle partie du contrat global ils contestent, quel général et quel plan militaire ils ont à l’esprit comme capable de finir le travail, pour autant qu’ils sachent le définir. Bonne chance.


Jeffrey Bell est membre occasionnel au centre d’éthique et de politiques publiques(EPPC), où il a rédigé un ouvrage sur le conservatisme social américain qui sera publié par Encounter Books en 2009.

 

http://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000/000/015/038lzirr.asp

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