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Publié par Dreuz Info le 9 mai 2008

ajm – Le 1er juin prochain, les Suisses voteront pour ou contre une initiative populaire exigeant que les naturalisations puissent être décidées par le peuple, c’est-à-dire par les habitants des communes de résidence des candidats. Pratiquement tout le monde est contre. Même l’Église catholique. Voici pourquoi il faut être pour.

Au-delà de chipotages sur le partage des compétences entre communes, cantons et Confédération, les opposants ont, systématiquement, le tort de n’examiner, dans leur argumentation, que les intentions potentiellement peu avouables des Suisses, jamais celles des étrangers. Il y a là une tendance dangereuse à la discrimination positive, au «racisme sympa».

Car finalement, l’issue du vote équivaut à choisir de faire confiance aux uns ou aux autres. Si la décision n’est qu’administrative, par exemple au nom d’un certain modernisme, comme l’avance l’Église catholique, il devient possible à des gens qui, en fait, méprisent la Suisse et ses valeurs (démocratiques), de se faire naturaliser suisses dans le but, dissimulé, d’y imposer les valeurs de leur culture d’origine (non démocratique).

À qui est-il plus judicieux de faire confiance – à des étrangers dont on ignore les aspects de la culture qui pourraient relever d’un esprit de conquête, commun au moyen-âge et qui reparaîtrait aujourd’hui, porté par l’un ou l’autre «retour aux sources», ou à des Suisses, qui respectent les lois démocratiques et l’exercice de l’État de droit depuis beaucoup plus longtemps, et avec grand succès, ce qui les incite à les préserver?

Et qui est le mieux placé pour juger de ces aspects – des fonctionnaires qui cochent les conditions d’une liste de vérifications dressée selon des critères aseptisés, bien loin des réalités humaines ou culturelles, ou des gens qui côtoient le phénomène dans leur chair, dans leurs sentiments, dans leur famille, dans leur vie quotidienne?

Et puis, quels sont les risques de part et d’autre? Si certaines communes suisses deviennent xénophobes, quelques étrangers ne pourront pas y jouir des pleins droits civiques auxquels ils auraient droit. Ce qui serait certes très regrettable. Mais en revanche, si un groupe d’étrangers se sert de ce levier pour imposer ici, sur le terrain ou de manière téléguidée, une culture encore empreinte de tribalisme grégaire, c’est toute la population, suisse et étrangère, qui, à terme, risque de perdre ses droits non seulement civiques, mais démocratiques et humains.

Et on ne peut vraiment pas attendre de gens qui ne sont pas capables d’envisager de tels scénarios, alors que certaines cultures d’inspiration tribale vocifèrent depuis des décennies leur ambition de conquérir le monde ou d’y «éliminer toute corruption», qu’ils prennent à temps des mesures de protection.

En fait, même les initiateurs du projet sur lequel les Suissesses et les Suisses devront voter le 1er juin ne sont pas capables de dire la vérité aux gens et doivent espérer que la volonté populaire les soutiendra en taisant le principal danger auquel leur décision leur permettra, peut-être, de mieux se préparer. Alors moi non plus, pour une fois, je ne le nommerai pas.

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