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Publié par Dreuz Info le 13 mai 2008
C’est un mot très simple, et pourtant très explicite : non. 
C’est ce mot-là que je veux dire, tout simplement mais avec beaucoup de force, à ce lamentable bourrage de crâne quotidien sur Mai 68. Pas un journal, du quotidien au mensuel, en passant par l’hebdo, ne consacre à chaque numéro quelques pages, voire un dossier entier, à cette sinistre période. Les vieux soixante-huitards se la jouent anciens résistants, comme s’ils avaient été résistants pendant la guerre mondiale. Mais ils n’ont pourtant rien fait d’extraordinaire, à part laisser en héritage une belle pagaille et une mentalité navrante à de nombreux jeunes de ma génération.

A vous, ex-soixante huitards qui la ramenez encore pour pousser vos enfants dans la rue, vous qui jouissez à l’idée de voir à nouveau votre pays mis à feu et à sang par une jeunesse qui se croit « résistante », mais qui n’est que téléguidée par des gens de votre genre, à vous, soixante-huitards vieillissants, je ne vous dis pas, et ne vous dirai jamais, merci.  Vous qui avez cru que vous vous rebelliez, vous qui croyiez lutter pour une « belle » cause, vous n’avez en fait servi à rien.
Enfin, si, vous avez servi à quelque chose :
Grâce à vous aujourd’hui, les jeunes peuvent frapper leur professeur dés qu’il ose leur demander une banale consigne.
Grâce à vous aujourd’hui, les jeunes peuvent conduire sans permis, prendre la fuite à la première voiture de police rencontrée, se payer inévitablement un accident et réussir à faire accuser des policiers qui ne faisaient que leur boulot.
Grâce à vous aujourd’hui, les jeunes qui vous prennent pour « modèle » sont bien tristes, juste bons à réciter comme des ânes des slogans anarchistes qu’ils n’ont jamais connu, mais que vous vous empressez de leur apprendre. Vous vous empressez de faire croire à ces braves toutous qu’ils sont les dignes héritiers d’une période que vous leur décrivez comme fabuleuse, mais qui n’est qu’une page de notre passé dont on devrait au contraire avoir honte, et dont il faudrait au contraire essayer de réparer les dégâts. Mais non. Avec des gens comme vous, les mêmes erreurs se reproduisent, de génération en génération. Vos enfants ne vous servent que de pantins que vous manipulez à outrance, croyant pouvoir revivre à travers eux votre jeunesse révolutionnaire dont vous avez la nostalgie. Et qu’importe si vous avez fait beaucoup de mal à la génération qui vous a succédé, la seule chose qui vous importe aujourd’hui, c’est de savoir que votre affligeante propagande gauchiste continue à faire des émules parmi les jeunes, pour que vous ayez l’illusion qu’après votre mort vous aurez laissé quelque chose. Vous n’aurez laissé que le chaos, et il n’y a pas de quoi en être fier.

Votre slogan à la con, « il est interdit d’interdire », n’a permis que d’avoir aujourd’hui des jeunes capricieux à qui l’on doit tout céder sous peine d’avoir droit à un gros caca nerveux. Et je n’ai pas envie de vous dire merci pour cela, contrairement à la majorité des jeunes de ma génération, qui vous admirent autant qu’ils admirent le sanguinaire despote Che Guevarra.

A vous, mesdames les féministes, je ne vous dis pas davantage merci. Je ne vous dis pas merci d’avoir réduit les rapports entre hommes et femmes à des rapports de force, confondant amour et confrontation permanente. Grâce à vous aujourd’hui, un couple sur deux divorce, alors que les couples des générations précédentes savaient encore donner du sens et de la profondeur au mariage. Grâce à vous aujourd’hui, le mariage est devenu un CDD, un pacte que l’on signe pour faire plaisir aux parents et non plus pour fonder une famille harmonieuse. La vie amoureuse se résume à une succession d’aventures sexuelles depuis votre désastreuse  « révolution sexuelle ».
Aujourd’hui, les femmes bourrées aux hormones de leur puberté jusqu’à leur ménopause, voyant leur trentaine approcher, commencent à s’inquiéter de n’avoir toujours pas d’enfant, et surtout pas de père potentiel. Votre cri « un enfant si je veux quand je veux » a sacrifié les papas, les pater familias, et il est aujourd’hui trop tard pour s’étonner que le modèle familial est aujourd’hui devenu une catastrophe, des parents solos qui ne pensent qu’à eux et non à leur enfant.
Vous les féministes, je ne vous admire pas d’être des bonnes femmes surexcitées qui, parce que vous avez décrêté que rester à la maison est un déshonneur, balancez votre bébé dans une crèche sitôt pondu, avec une tétine en silicone dans la bouche pour remplacer votre sein, et du lait industriel pour remplacer votre lait maternel, parce que vous n’êtes pas une « soumise », pas même, pour un temps, à toutes les attentions que recquiert votre enfant.
La pilule a permis quelques avancées salutaires, et je pense notamment au fait qu’elle a mis fin à ce drame des avortements clandestins, où mères et bébés risquaient leur vie. Je salue aussi le fait qu’il y a beaucoup moins de filles-mères qu’avant. Mais combien de côtés négatifs pour si peu de positifs ? :
Les cancers du sein sont en nombre croissant, et l’on voit aujourd’hui des femmes qui ont à peine la trentaine avoir un cancer, après 15 ans de pilule (à lire, par exemple : http://www.rfi.fr/actufr/articles/068/article_37908.asp )
L’utilisation de la pilule, et vous en êtes grandement responsables, est excessive et irresponsable. Aujourd’hui, on fait avaler des hormones à des gamines dés leurs premières règles, par simple « prévention ». Or c’est en donnant la pilule à des gamines que vous leur donnez l’idée d’aller coucher à droite, à gauche, puisqu’elles se sentent protégées par cette pilule miracle… sans laquelle elles prendraient le temps de réfléchir à leur sexualité et à devenir responsables de leur corps. Mais avec vous, mesdames les féministes, soyons libérées, gavons-nous d’hormones, et payons nous un cancer du sein en pleine jeunesse : c’est le prix de votre « liberté ».
Alors, je dis « non », comme un refus d’adhérer à tout ce que vous avez laissé comme dégâts, je refuse d’accepter cette société sans morale ni discipline que vous avez légué. Je veux encore croire à un modèle familial fort, je veux encore croire au mariage qui dure, je veux encore croire à la fonction nourricière des mères.

Non à l’héritage de Mai 68, non au féminisme, non à l’anarchie.
Oui au respect de l’autorité et à un minimum de morale.

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