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Publié par Dreuz Info le 24 juin 2008

Il est commun de penser qu’elle profite aux industries, aux grandes entreprises, qui peuvent ainsi employer un personnel bon marché. Mais est-ce bien exact? Le livre ci-contre de Heike Knortz, Diplomatische Tauschgeschäfte: Gastarbeiter in der west-deutschen Diplomatie und Beschäftigungs-politik 1953-1973, paru à la fin mars 2008 aux éditions Böhlau, remet ce stéréotype en question sur la base de la situation allemande, dont elle a étudié les actes de politique étrangère des années 1953 à 1973. Elle a ainsi découvert que l’afflux de travailleurs non ou peu qualifiés d’Italie, de Grèce, d’Espagne, du Portugal, de Turquie, de Yougoslavie, du Maroc et de Tunisie a toujours été motivé par des demandes des pays fournisseurs de main-d’oeuvre, et non par les entreprises allemandes.

Les raisons évoquées par ces nations (voir aussi la FAZ de ce matin, ici via fact-fiction.net) allaient des préoccupations économiques — réduire leur taux de chômage, encaisser des devises fortes, conserver les travailleurs plus qualifiés — aux souhaits purement politiques — détendre des situations conflictuelles, favoriser la stabilité de partenaires de l’Europe.

Et, s’il est vrai qu’à l’époque ces ambitions pouvaient coïncider avec les intérêts à court terme de l’industrie allemande, les décisions politiques de favoriser ces flux migratoires de manière systématique et permanente, ont, à moyen et long terme, obligé les industries allemandes à continuer de miser sur de la main-d’oeuvre bon marché, au lieu de rationnaliser et d’automatiser davantage les secteurs en question, et surtout de favoriser une immigration de travailleurs plus qualifiés. Dans l’ensemble, Heike Knortz estime que ces flux migratoires organisés pour des raisons politiques et à la demande des États fournisseurs de main-d’oeuvre, ont donc obéré l’économie allemande.

Il serait intéressant d’examiner la situation des autres pays d’Europe à cet égard.

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