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Publié par Dreuz Info le 19 juillet 2008

Ces jours-ci, il est beaucoup question des beautés de l’Islam (à Paris) et de la tolérance de la famille royale d’Arabie Saoudite (à Madrid). C’est aussi le moment qu’a choisi l’Institut Hudson pour publier son rapport sur les manuels scolaires saoudiens (voir le résumé de Bivouac-ID). Or celui-ci n’est guère encourageant. Il constate que les Saoudiens continuent d’inonder le monde d’appels à la haine travestis en matériel éducatif.

Comme toujours, dans la prose saoudienne à l’usage des croyants, les Musulmans sont censés «haïr en Allah» les gens (même ses propres parents) qui «ne prient pas, ne jeûnent pas et ne vouent pas un culte à Allah», ainsi bien sûr que les Chrétiens, les Juifs et autres croyants non musulmans ou incroyants. Le djihad dans la voie d’Allah, ou pour répandre la foi en Allah, reste le «sommet de l’Islam», «un effort de guerre contre les mécréants et les tyrans» et une activité «obligatoire». Les Protocoles des sages de Sion restent une oeuvre historique prouvant que les Juifs, toujours qualifiés de «singes et [de] porcs» (que les Musulmans extermineront avant le Jugement dernier avec l’aide des arbres et des pierres), complotent pour s’emparer du monde entier. La routine, quoi.

Le rapport rappelle aussi que l’Arabie Saoudite exerce une influence massive dans l’Islam actuel. Également sur le terrain: selon les autorités militaires américaines, les Saoudiens constituaient 41% des combattants et des auteurs d’attentats suicides en Irak en 2007. De sorte que même des Saoudiens s’émeuvent de l’effet de ces enseignements.

Mais le rapport semble croire qu’il suffirait d’insister sur un hypothétique réservoir d’enseignements tolérants dispensés par le coran et les textes sacrés islamiques pour renverser la tendance et cite le gouvernement saoudien parlant des «nombreux passages coraniques et autres établissant que l’Islam garantit les droits humains de base, y compris la liberté religieuse» (pages 18 et 19) pour prouver que l’Islam est compatible avec la modernité. Observons cela de plus près (je traduis et je place sur fond gris):

La dignité humaine, conformément au verset coranique disant: «Certes, nous avons honoré les fils d’Adam.» (XVII, 70).

Mais il est impossible à quiconque a lu ce petit morceau de verset dans le texte de croire qu’il établit la prédominance de la simple dignité humaine sur les valeurs de la foi. Les phrases environnantes ne cessent de rappeler le Jugement, de distinguer entre les bons et les autres. Quelques lignes plus loin, le livre ordonne de faire la prière musulmane (salat) et la récitation (quran) au crépuscule et à l’aube. Il est évident que ceux qui ne font pas cela sont des «égarés», des «aveugles» qui n’auront «pas de secoureur contre nous».

Pas de distinction en dignité et en droits fondamentaux entre un homme et un autre sur la base de la race, des liens de sang ou de la fortune, en accord avec cette parole du prophète de l’Islam: «Il n’y a pas d’avantage pour un Arabe sur un non-Arabe, ou pour un homme blanc sur un homme noir si ce n’est en piété» et sa parole «les femmes sont les partenaires des hommes».

Je ne trouve aucun de ces deux hadiths dans les collections des paroles bien authentifiées du prophète. Il faut donc craindre que leur valeur ne résiste pas à la comparaison avec des versets du coran les contredisant, voire à de simples hadiths contradictoires figurant dans les collections ci-dessus. D’autre part, le premier prévoit une échappatoire classique «si ce n’est en piété» — de fait, la loi islamique établit une ségrégation religieuse, et non raciale, basée par exemple sur le verset 9:29:

Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés.

Et le fait qu’une parole du prophète qualifie les femmes de partenaires des hommes ne saurait contredire valablement les injonctions coraniques suivantes:

4:34
Les hommes ont autorité sur les femmes
, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

4:11
Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles.

2:282
(…) Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler.

Le fait d’insister sur la signification hypothétiquement positive d’un hadith très discret s’opposant aux injonctions du coran lui-même (et d’autres hadiths autrement plus répandus, tels que celui-ci) peut-il constituer une voie praticable? Sans doute que non. Ce n’est que malhonnêteté. Et la ruse est si grossière qu’aucun croyant sachant lire (la majorité de nos jours) ne lui accordera jamais le moindre crédit, sans parler, le cas échéant, des juristes musulmans qui appliqueraient la charia.

Les Musulmans qui connaissent leurs écritures, devant ce genre de démonstrations, se souviennent bien plutôt de cette autre parole célèbre de Mahomet (et figurant, elle, dans les hadiths sahih): «La guerre est tromperie.» Et le reste ne va cesser de confirmer cette impression:

L’appel à l’unité de la race humaine. Les personnes que Dieu préfère sont les plus bienveillantes envers l’humanité, conformément à la parole du prophète de l’Islam: «Les créatures humaines sont les familles d’Allah et celles qu’Il aime le plus sont celles qui se rendent le plus utiles à leurs familles.»

Ce hadith aussi est introuvable dans les collections pourtant complètes des hadiths dits authentiques. Mais même ainsi, ce hadith ne saurait contredire les centaines de versets qui établissent un fossé entre les Musulmans et ceux qui ne croient pas les mêmes choses qu’eux. On peut certes utiliser cette phrase pour contrer le racisme, qui n’est jamais prescrit en tant que tel dans le texte coranique, mais certainement pas pour prétendre que des centaines de versets de la parole de Dieu préchant la haine contre les non-croyants en sont rendus caduques. Ce hadith ne peut faire douter aucun lecteur attentif du coran.

L’appel à se rencontrer et à coopérer pour le bien commun de même que pour l’exercice de toutes les sortes d’actes vertueux enves tous les êtres humains inépendamment de leur citoyenneté ou de ler relgion, conformément au verset coranique: «Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez (et non que vous vous méprisiez). Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux.» (XLIX, 13).


Ici aussi, le croyant aura la certitude que les Saoudiens voulaient ainsi tromper leur audience. En effet, le verset cité fait référence à une (vaine) tentative de Mahomet de convaincre les Bédouins de joindre leurs forces aux siennes et est suivi des versets suivants:

Les Bédouins ont dit: ‹Nous avons la foi›. Dis: ‹Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutòt: Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs. Et si vous obéissez à Allah et à Son messager, Il ne vous fera rien perdre de vos oeuvres›. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’Allah. Ceux-là sont les véridiques.

Clairement, le verset cité par les Saoudiens était une flatterie, introduisant le projet réel de Mahomet qui consistait à lever des troupes pour faire le djihad (contre… les infidèles). Que penser d’un Musulman savant qui présente le premier verset (mais pas les suivants) comme preuve de la bienveillance de l’Islam envers tous les êtres humains?

Le même thème est repris dans le verset coranique suivant: «Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. » (LX, 8)


Il s’agit ici, dans le contexte de la sourate, des éléments alliés d’une communauté ennemie. Et seulement, explicitement, de ceux qui n’ont pas combattu les Musulmans pour la religion. En somme de Musulmans potentiels. Les versets suivants précisent comment traiter les femmes de cette communauté qui rejoindraient les Musulmans: les éprouver et garder les «croyantes» parmi elles, car elles ne seraient alors plus licites pour les mécréants. À aucun moment ces versets ne sauraient convaincre des Musulmans croyants en le coran de se montrer bienfaisant et équitables envers des non-croyants.

La liberté de religion pour chacun et l’interdiction de toute forme de contrainte en la matière, en réponse à la parole de Dieu révélée dans le glorieux Coran: «Nulle contrainte en religion» (II, 256) et «Si ton Seigneur l’avait souhaité, ceux qui sont sur la terre auraient tous ensemble cru. Est-ce toi qui contrains les humains pour qu’ils croient? » (X, 99). Ces paroles montrent à quel point l’usage de pression sur la liberté religieuse est dénoncé.


Mais rien ne confirme l’interprétation intuitivement acceptée par l’esprit occidental moderne de la petite phrase «Nulle contrainte en religion»: jamais le coran ne prévoit expressément qu’un Musulman puisse quitter sa foi et ordonne même, à
une occurrence, de tuer ceux qui le font; jamais le prophète n’est censé avoir permis à un Musulman de renier l’Islam tandis qu’il en aurait fait tuer plusieurs pour ce motif (une petite liste ici).

Et le deuxième verset cité ne peut pas non plus avoir le sens que souhaite lui prêter le lecteur novice et pressé, comme le confirme le verset coranique qui le suit immédiatement, à savoir:

Il n’appartient à une âme de croire qu’avec l’autorisation [d’Allah]. Il met l’opprobre sur ceux qui ne discernent pas.

Pour le coran, la foi est décidée par Allah. De même que la mécréance (2:6-7):

Cela est égal, pour ceux qui ont mécru, que tu les avertisses ou pas, ils ne croient pas. [Allah] a fermé leur coeur et leur ouïe et a mis une couverture sur leur vue; et ils auront un très grand châtiment.

Interdiction de toute attaque contre la propriété ou la vie d’un homme comme  l’exprime le prophète musulman: «Il vous est interdit d’attaquer la propriété ou la vie des autres.»


Encore un hadith introuvable. Mais de toute manière, il ne peut guère s’appliquer qu’à la communauté des Musulmans, car ceux-ci ont des raisons coraniques de tuer et de dépouiller certains autres, par exemple
les Juifs de Médine:

Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les coalisés], et Il a jeté l’effroi dans leurs coeurs; un groupe d’entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers. Et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n’aviez point foulée.

La formulation (une terre que vous n’aviez point foulée) indique bien qu’il ne s’agissait pas de simple défense. Et qui a lu la Sira, la biographie historique de Mahomet, sait aussi que le Musulman est prié de croire qu’il était bon et légitime que le prophète égorge des centaines de captifs sur la place du marché de Médine à cette occasion (avant de vendre leurs femmes et leurs enfants comme esclaves pour acheter des armes). Avec de telles exceptions (et il y en a bien d’autres), c’est pure escroquerie intellectuelle que de prétendre que les textes islamiques interdisent d’attaquer la propriété et la vie d’autrui.

L’immunité du domicile pour la protection des droits de la personne comme mentionné dans le verset coranique suivant:«Ô vous qui croyez! N’entrez pas dans des maisons autres que les vòtres avant de demander la permission [d’une façon délicate] et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous.» (XXIV, 27).


Ici aussi, comme l’indique le contexte du verset, l’injonction ne s’adresse qu’aux Musulmans entre eux et ne saurait protéger le domicile des non-croyants.

Il existe d’innombrables autres lois religieuses islamiques protégeant les droits susmentionnés. (…)


Cela nous fait une belle jambe — comme nous venons de le voir, aucun des droits susmentionnés ne nous concerne, nous autres non-Musulmans. Et les auteurs de ces lignes le savent certainement. Je coupe un passage purement apologique s’extasiant sur la générosité idéaliste desdites lois.

Nous allons même plus loin encore et ajoutons des éléments qui ne sont pas reconnus par les rédacteurs des Droits de l’homme et qui apparaissent dans le verset coranique suivant: «Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.» (V, 8). Nous pouvons déduire de ces saintes paroles qu’aucune discrimination en matière  de droits humains ne peut être commise sur la base de la haine et de l’animosité.


Je peux me contenter de citer les versets qui suivent directement le verset en question:

Allah a promis à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres qu’il y aura pour eux un pardon et une énorme récompense. Quant à ceux qui ne croient pas et traitent de mensonge Nos preuves, ceux-là sont des gens de l’Enfer.

Ceux qui croient et font ce que le coran ordonne seront pardonnés. Les autres ne sont que des gens de l’enfer. Systématiquement, ces Saoudiens picorent des versets, les sortent de leur contexte coranique et historique et les présentent comme l’essence même des textes dans leur ensemble. Quelqu’un a dit mauvaise foi?  

Il faut se rendre à l’évidence: il est impossible de fonder des relations humaines normales sur les injonctions coraniques, même en inventant de nouveaux hadiths. Et ce n’est pas aider les Musulmans que de prêter foi aux pires menteurs parmi eux. Les Musulmans qu’il faut aider sont ceux qui puisent leurs valeurs ailleurs que dans cette religion.

Publié par Dreuz Info le 19 juillet 2008

Ces jours-ci, il est beaucoup question des beautés de l’Islam (à Paris) et de la tolérance de la famille royale d’Arabie Saoudite (à Madrid). C’est aussi le moment qu’a choisi l’Institut Hudson pour publier son rapport sur les manuels scolaires saoudiens (voir le résumé de Bivouac-ID). Or celui-ci n’est guère encourageant. Il constate que les Saoudiens continuent d’inonder le monde d’appels à la haine travestis en matériel éducatif.

Comme toujours, dans la prose saoudienne à l’usage des croyants, les Musulmans sont censés «haïr en Allah» les gens (même ses propres parents) qui «ne prient pas, ne jeûnent pas et ne vouent pas un culte à Allah», ainsi bien sûr que les Chrétiens, les Juifs et autres croyants non musulmans ou incroyants. Le djihad dans la voie d’Allah, ou pour répandre la foi en Allah, reste le «sommet de l’Islam», «un effort de guerre contre les mécréants et les tyrans» et une activité «obligatoire». Les Protocoles des sages de Sion restent une oeuvre historique prouvant que les Juifs, toujours qualifiés de «singes et [de] porcs» (que les Musulmans extermineront avant le Jugement dernier avec l’aide des arbres et des pierres), complotent pour s’emparer du monde entier. La routine, quoi.

Le rapport rappelle aussi que l’Arabie Saoudite exerce une influence massive dans l’Islam actuel. Également sur le terrain: selon les autorités militaires américaines, les Saoudiens constituaient 41% des combattants et des auteurs d’attentats suicides en Irak en 2007. De sorte que même des Saoudiens s’émeuvent de l’effet de ces enseignements.

Mais le rapport semble croire qu’il suffirait d’insister sur un hypothétique réservoir d’enseignements tolérants dispensés par le coran et les textes sacrés islamiques pour renverser la tendance et cite le gouvernement saoudien parlant des «nombreux passages coraniques et autres établissant que l’Islam garantit les droits humains de base, y compris la liberté religieuse» (pages 18 et 19) pour prouver que l’Islam est compatible avec la modernité. Observons cela de plus près (je traduis et je place sur fond gris):

La dignité humaine, conformément au verset coranique disant: «Certes, nous avons honoré les fils d’Adam.» (XVII, 70).

Mais il est impossible à quiconque a lu ce petit morceau de verset dans le texte de croire qu’il établit la prédominance de la simple dignité humaine sur les valeurs de la foi. Les phrases environnantes ne cessent de rappeler le Jugement, de distinguer entre les bons et les autres. Quelques lignes plus loin, le livre ordonne de faire la prière musulmane (salat) et la récitation (quran) au crépuscule et à l’aube. Il est évident que ceux qui ne font pas cela sont des «égarés», des «aveugles» qui n’auront «pas de secoureur contre nous».

Pas de distinction en dignité et en droits fondamentaux entre un homme et un autre sur la base de la race, des liens de sang ou de la fortune, en accord avec cette parole du prophète de l’Islam: «Il n’y a pas d’avantage pour un Arabe sur un non-Arabe, ou pour un homme blanc sur un homme noir si ce n’est en piété» et sa parole «les femmes sont les partenaires des hommes».

Je ne trouve aucun de ces deux hadiths dans les collections des paroles bien authentifiées du prophète. Il faut donc craindre que leur valeur ne résiste pas à la comparaison avec des versets du coran les contredisant, voire à de simples hadiths contradictoires figurant dans les collections ci-dessus. D’autre part, le premier prévoit une échappatoire classique «si ce n’est en piété» — de fait, la loi islamique établit une ségrégation religieuse, et non raciale, basée par exemple sur le verset 9:29:

Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés.

Et le fait qu’une parole du prophète qualifie les femmes de partenaires des hommes ne saurait contredire valablement les injonctions coraniques suivantes:

4:34
Les hommes ont autorité sur les femmes
, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

4:11
Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles.

2:282
(…) Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler.

Le fait d’insister sur la signification hypothétiquement positive d’un hadith très discret s’opposant aux injonctions du coran lui-même (et d’autres hadiths autrement plus répandus, tels que celui-ci) peut-il constituer une voie praticable? Sans doute que non. Ce n’est que malhonnêteté. Et la ruse est si grossière qu’aucun croyant sachant lire (la majorité de nos jours) ne lui accordera jamais le moindre crédit, sans parler, le cas échéant, des juristes musulmans qui appliqueraient la charia.

Les Musulmans qui connaissent leurs écritures, devant ce genre de démonstrations, se souviennent bien plutôt de cette autre parole célèbre de Mahomet (et figurant, elle, dans les hadiths sahih): «La guerre est tromperie.» Et le reste ne va cesser de confirmer cette impression:

L’appel à l’unité de la race humaine. Les personnes que Dieu préfère sont les plus bienveillantes envers l’humanité, conformément à la parole du prophète de l’Islam: «Les créatures humaines sont les familles d’Allah et celles qu’Il aime le plus sont celles qui se rendent le plus utiles à leurs familles.»

Ce hadith aussi est introuvable dans les collections pourtant complètes des hadiths dits authentiques. Mais même ainsi, ce hadith ne saurait contredire les centaines de versets qui établissent un fossé entre les Musulmans et ceux qui ne croient pas les mêmes choses qu’eux. On peut certes utiliser cette phrase pour contrer le racisme, qui n’est jamais prescrit en tant que tel dans le texte coranique, mais certainement pas pour prétendre que des centaines de versets de la parole de Dieu préchant la haine contre les non-croyants en sont rendus caduques. Ce hadith ne peut faire douter aucun lecteur attentif du coran.

L’appel à se rencontrer et à coopérer pour le bien commun de même que pour l’exercice de toutes les sortes d’actes vertueux enves tous les êtres humains inépendamment de leur citoyenneté ou de ler relgion, conformément au verset coranique: «Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez (et non que vous vous méprisiez). Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux.» (XLIX, 13).


Ici aussi, le croyant aura la certitude que les Saoudiens voulaient ainsi tromper leur audience. En effet, le verset cité fait référence à une (vaine) tentative de Mahomet de convaincre les Bédouins de joindre leurs forces aux siennes et est suivi des versets suivants:

Les Bédouins ont dit: ‹Nous avons la foi›. Dis: ‹Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutòt: Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs. Et si vous obéissez à Allah et à Son messager, Il ne vous fera rien perdre de vos oeuvres›. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’Allah. Ceux-là sont les véridiques.

Clairement, le verset cité par les Saoudiens était une flatterie, introduisant le projet réel de Mahomet qui consistait à lever des troupes pour faire le djihad (contre… les infidèles). Que penser d’un Musulman savant qui présente le premier verset (mais pas les suivants) comme preuve de la bienveillance de l’Islam envers tous les êtres humains?

Le même thème est repris dans le verset coranique suivant: «Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. » (LX, 8)


Il s’agit ici, dans le contexte de la sourate, des éléments alliés d’une communauté ennemie. Et seulement, explicitement, de ceux qui n’ont pas combattu les Musulmans pour la religion. En somme de Musulmans potentiels. Les versets suivants précisent comment traiter les femmes de cette communauté qui rejoindraient les Musulmans: les éprouver et garder les «croyantes» parmi elles, car elles ne seraient alors plus licites pour les mécréants. À aucun moment ces versets ne sauraient convaincre des Musulmans croyants en le coran de se montrer bienfaisant et équitables envers des non-croyants.

La liberté de religion pour chacun et l’interdiction de toute forme de contrainte en la matière, en réponse à la parole de Dieu révélée dans le glorieux Coran: «Nulle contrainte en religion» (II, 256) et «Si ton Seigneur l’avait souhaité, ceux qui sont sur la terre auraient tous ensemble cru. Est-ce toi qui contrains les humains pour qu’ils croient? » (X, 99). Ces paroles montrent à quel point l’usage de pression sur la liberté religieuse est dénoncé.


Mais rien ne confirme l’interprétation intuitivement acceptée par l’esprit occidental moderne de la petite phrase «Nulle contrainte en religion»: jamais le coran ne prévoit expressément qu’un Musulman puisse quitter sa foi et ordonne même, à
une occurrence, de tuer ceux qui le font; jamais le prophète n’est censé avoir permis à un Musulman de renier l’Islam tandis qu’il en aurait fait tuer plusieurs pour ce motif (une petite liste ici).

Et le deuxième verset cité ne peut pas non plus avoir le sens que souhaite lui prêter le lecteur novice et pressé, comme le confirme le verset coranique qui le suit immédiatement, à savoir:

Il n’appartient à une âme de croire qu’avec l’autorisation [d’Allah]. Il met l’opprobre sur ceux qui ne discernent pas.

Pour le coran, la foi est décidée par Allah. De même que la mécréance (2:6-7):

Cela est égal, pour ceux qui ont mécru, que tu les avertisses ou pas, ils ne croient pas. [Allah] a fermé leur coeur et leur ouïe et a mis une couverture sur leur vue; et ils auront un très grand châtiment.

Interdiction de toute attaque contre la propriété ou la vie d’un homme comme  l’exprime le prophète musulman: «Il vous est interdit d’attaquer la propriété ou la vie des autres.»


Encore un hadith introuvable. Mais de toute manière, il ne peut guère s’appliquer qu’à la communauté des Musulmans, car ceux-ci ont des raisons coraniques de tuer et de dépouiller certains autres, par exemple
les Juifs de Médine:

Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les coalisés], et Il a jeté l’effroi dans leurs coeurs; un groupe d’entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers. Et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n’aviez point foulée.

La formulation (une terre que vous n’aviez point foulée) indique bien qu’il ne s’agissait pas de simple défense. Et qui a lu la Sira, la biographie historique de Mahomet, sait aussi que le Musulman est prié de croire qu’il était bon et légitime que le prophète égorge des centaines de captifs sur la place du marché de Médine à cette occasion (avant de vendre leurs femmes et leurs enfants comme esclaves pour acheter des armes). Avec de telles exceptions (et il y en a bien d’autres), c’est pure escroquerie intellectuelle que de prétendre que les textes islamiques interdisent d’attaquer la propriété et la vie d’autrui.

L’immunité du domicile pour la protection des droits de la personne comme mentionné dans le verset coranique suivant:«Ô vous qui croyez! N’entrez pas dans des maisons autres que les vòtres avant de demander la permission [d’une façon délicate] et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous.» (XXIV, 27).


Ici aussi, comme l’indique le contexte du verset, l’injonction ne s’adresse qu’aux Musulmans entre eux et ne saurait protéger le domicile des non-croyants.

Il existe d’innombrables autres lois religieuses islamiques protégeant les droits susmentionnés. (…)


Cela nous fait une belle jambe — comme nous venons de le voir, aucun des droits susmentionnés ne nous concerne, nous autres non-Musulmans. Et les auteurs de ces lignes le savent certainement. Je coupe un passage purement apologique s’extasiant sur la générosité idéaliste desdites lois.

Nous allons même plus loin encore et ajoutons des éléments qui ne sont pas reconnus par les rédacteurs des Droits de l’homme et qui apparaissent dans le verset coranique suivant: «Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.» (V, 8). Nous pouvons déduire de ces saintes paroles qu’aucune discrimination en matière  de droits humains ne peut être commise sur la base de la haine et de l’animosité.


Je peux me contenter de citer les versets qui suivent directement le verset en question:

Allah a promis à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres qu’il y aura pour eux un pardon et une énorme récompense. Quant à ceux qui ne croient pas et traitent de mensonge Nos preuves, ceux-là sont des gens de l’Enfer.

Ceux qui croient et font ce que le coran ordonne seront pardonnés. Les autres ne sont que des gens de l’enfer. Systématiquement, ces Saoudiens picorent des versets, les sortent de leur contexte coranique et historique et les présentent comme l’essence même des textes dans leur ensemble. Quelqu’un a dit mauvaise foi?  

Il faut se rendre à l’évidence: il est impossible de fonder des relations humaines normales sur les injonctions coraniques, même en inventant de nouveaux hadiths. Et ce n’est pas aider les Musulmans que de prêter foi aux pires menteurs parmi eux. Les Musulmans qu’il faut aider sont ceux qui puisent leurs valeurs ailleurs que dans cette religion.

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