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Publié par Dreuz Info le 27 juillet 2008

Avec le comportement antisémite de Siné le thème de l’antisémitisme de gauche est – hélas – à nouveau un thème d’actualité. Laurent Joffrin dans Libération et Alexandre Adler dans le Figaro nous livrent quelques éléments d’analyse. Le fait est que le Directeur de Charlie Hebdo – Philippe Val – a été amené en conscience à réagir au comportement antisémite de Siné. Ci-dessous, Laurent Joffrin et Alexandre Adler expliquent en quoi le comportement de Siné est condamnable. Et en quoi Philippe Val s’est lui comporté correctement. Les médias parlent rarement de l’antisémitisme de gauche. Les deux textes ci-dessous lèvent un coin de voile sur ce sujet soi-disant tabou. A l’heure ou les Farc, le Hezbollah et les gauchistes collaborent étroitement, il est temps de rompre l’Omerta sur ce sujet.
Miguel Garroté
  
  

gauchisme, islamisme et antisionisme même combat
  
  
Dans un article de Libération intitulé « sanctionner l’antisémitisme » Laurent Joffrin écrit le vendredi 25 juillet :  « Directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val ne pouvait laisser passer sans réagir des écrits antisémites dans son propre journal. Tel est le fond de l’affaire qui agite depuis quelques jours les bataillons quelque peu cacochymes de l’extrême gauche «antisioniste». On dit que les écrits de Siné ne sont pas antisémites ? Quelle blague ! Le polémiste lourdingue associe dans la même phrase le juif, l’argent et le pouvoir, en expliquant que l’alliance avec le premier vous donnera les deux autres… Si ce cliché n’est pas antisémite, alors les écrits de Drumont, de Maurras, et de Brasillach, ne le sont pas non plus. Charlie Hebdo est un journal libre, sympathique, notoirement connu pour ses prises de position antiracistes. Comment aurait-il pu se taire après avoir imprimé quelques insanités qui réveillent la vieille et funeste tradition de l’antisémitisme de gauche ? On connaît tout de même la chanson : «Les juifs, c’est l’argent, l’argent c’est le capitalisme, nous sommes contre le capitalisme attaquons les juifs !» Voir Proudhon, Guesde, Déat… Voir les débats à gauche au début de l’affaire Dreyfus («On ne va pas défendre un bourgeois!»). S’agit-il d’un malentendu ? Dans ce cas, Siné pouvait le lever dès l’origine en corrigeant ses propos. S’il ne l’a pas fait c’est qu’il n’y a pas malentendu. Siné pense ce qu’il écrit, il le maintient. C’est son refus de tout correctif qui a créé l’affaire. Publier, c’est choisir. Choisir de ne rien dire après avoir publié Siné, c’est choisir l’antisémitisme. On n’attend pas d’un journal qu’il soit le simple réceptacle des éructations plus ou moins bienvenues de tel ou tel folliculaire. On attend de lui qu’il respecte ses valeurs et ses lecteurs. On dira que Charlie s’est mobilisé contre l’islamisme et que le journal ne peut, en conséquence, censurer des attaques symétriques contre les juifs. C’est introduire la confusion dans les esprits : attaquer une religion n’est pas attaquer une communauté. Réprouver l’intégrisme musulman et dénoncer le pouvoir supposé des juifs ce n’est pas la même chose. On est anti-intégriste dans le premier cas, raciste dans le second. On choisit sa religion, on ne choisit pas son origine. L’islamisme est une religion devenue idéologie politique, soumise comme toutes les autres au feu de la critique et de la satire. Le fait d’être juif n’est pas un choix : attaquer les juifs en tant que juifs, comme le fait Siné, c’est la définition même du racisme. On est un peu accablé d’avoir à rappeler ces principes élémentaires. C’est simplement parce que les pétitionnaires anti-Charlie les oublient ».
  
  


L’antisémitisme cuvée 2008.
  

Dans sa chronique du Figaro publiée le samedi 26 juillet  d’Alexandre Adler écrit:   « L’antisémitisme est une bien vilaine chose, même sur le plan esthétique, si l’on oublie Wagner et Céline ; en tout cas, sur le plan moral et, bien souvent, sur le plan politique, malgré les satisfactions que certains y cherchent à court terme. Mais si l’on accepte un point de vue plus immanent que transcendant, on y verra surtout les vertiges et les trébuchements de sociétés, au demeurant forts diverses, qui sont en train de perdre leurs repères essentiels. Examinons donc, sous cet angle, l’affaire Siné. Il ne devrait pas y avoir le moindre doute sur le caractère antisémite des propos de l’auteur. Rappelons tout à trac et dans un ordre dispersé la récidive : Siné a déjà été condamné sévèrement par les tribunaux pour des propos outrageants, et avait déjà comme témoins de moralité quelques-uns des pétitionnaires en sa faveur tels le pontifiant Michel Polac ou l’amusant Guy Bedos. Sans la précaution rhétorique de l’antisionisme, ce sont les juifs qui sont présentés comme les maîtres de l’argent et de la société française. Sans préjuger de l’inévitable réponse des tribunaux, on aurait pu imaginer que la presse et l’opinion reconnaissent le tranquille courage du directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui, après avoir épuisé les moyens de sauver la face de Siné, a pris acte de l’incompatibilité morale de sa présence et de celle dudit dessinateur, caricaturiste, au sein d’une même publication. Mais cette attitude pleine de rectitude ne plaît pas aux amis de Siné. Certains invoquent son grand âge, qui semble ne pas avoir joué à l’endroit de Maurice Papon ; d’autres lui prêtent un «tempérament d’anar» qui, à leurs yeux, justifierait tous les excès. On leur répondra sur ce point que de grands intellectuels anarchistes français, comme Octave Mirbeau et Bernard Lazare, ont été des professeurs d’antiracisme, et spécifiquement de dreyfusisme. La réalité, c’est que le terme «anar» ne signifie pas ici l’anarchisme politique qui eut ses gloires parfois et sa dignité toujours, celui de Durruti en Espagne, de Rudolf Rocker en Allemagne, mais plutôt les borborygmes haineux des Céline de grande banlieue (dont Céline lui-même) qui font régulièrement leur apparition dans notre paysage littéraire comme autant de bulles de méthane sur un étang pollué. Le cas Siné est éminemment plus simple, en ce que l’auteur n’a jamais été anarchiste mais bien davantage stalinien endurci. On le retrouve ainsi quasi-éditorialiste graphique de la revue Révolution que le communiste néostalinien d’alors, Jacques Vergès, édite à la fin des années 1950 pour fustiger le XXe congrès du Parti communiste de L’Union soviétique, et exalter la résistance de Mao et de l’Albanais Enver Hodja. Qu’est-ce qui unit de part le monde un islamiste marocain, un communiste russe déçu, un pasteur africain-américain ségrégationniste à l’envers, un intellectuel anglais semi-aristocratique et antiaméricain… et un adversaire rabique du président Nicolas Sarkozy, qui voit en lui l’inacceptable promotion de l’étranger ? L’antisémitisme sert ici de ciment à un authentique vertige identitaire. Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Et pourquoi les juifs semblent-ils ne pas souffrir de ce même vertige ? La réponse est d’ailleurs simple : les juifs aussi, de part le monde, souffrent de ce même vertige. Mais revenons un instant sur la haine antisarkozyste : on aura beau rappeler que le président n’est ni juif par la religion ni même très majoritairement par l’origine, de même qu’on constatera que le président s’est illustré depuis un an par une attention sans faille aux difficultés du monde arabe et a incarné, parfois à tort à mon avis, un recentrement assez sceptique de la politique européenne de la France : qu’importe, dans une mondialisation impétueuse que certains, à droite comme à gauche, vivent comme une agression permanente, un homme, Nicolas Sarkozy, proclame, sans cesse, qu’il est une opportunité pour une France qui peut se secouer de la rancœur petite-bourgeoise de la corporation et de l’éloge de la paresse, et voici que les antisémites, comme un essaim de mouches, s’en prennent à sa personne, ou, le cas échéant, à celle de son fils. Le degré d’horreur et de mépris que cette attitude produira chez nos concitoyens, au-delà des clivages politiques traditionnels, est un test en grandeur réelle de la santé de notre corps politique. La France tombe souvent très bas, mais se relève ensuite plus haut que n’importe laquelle des autres nations de l’Europe. Aujourd’hui, on voit en tout cas qui a la trempe d’un Zola, d’un général Picard : c’est Philippe Val. Et qui a la bassesse de Drumont, de Maurras ou de Bernanos : ce sont les pétitionnaires semi-trotskistes en faveur de l’éternel stalinien Siné ».
   
  

on recycle à gôche.
   
   
    

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