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Publié par Dreuz Info le 11 août 2008


  
  

   
  

Le vendredi 8 août 2008,  on apprend que les troupes géorgiennes lancent une vaste offensive – dans la nuit de jeudi 7 à vendredi 8 août – contre les forces rebelles de la république autoproclamée d’Ossétie du Sud,  république non reconnue comme telle par la communauté internationale.  Rappelons pour commencer que la Géorgie (capitale :  Tbilissi) est un pays eurasien sur la côte est de la mer Noire et sur les montagnes du Caucase ayant des frontières avec la Russie, la Turquie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan.  La vaste offensive lancée par les troupes géorgiennes – peut-on lire vendredi 8 août – a pour but de rétablir l’ordre constitutionnel dans l’ensemble de l’Ossétie du Sud.  Le fait est que l’Ossétie du Sud et ses 70.000 habitants ont autoproclamé leur indépendance en 1992 après la chute de l’URSS.  Et qu’ils voudraient rejoindre la Russie au côté de l’Ossétie du Nord.

A ce propos,  le vendredi 8 août,  je lis – aussi – qu’il est juste de soutenir la Géorgie dans sa volonté de mettre fin au séparatisme de l’Ossétie du sud de la même manière qu’il est juste de soutenir la Russie en Tchétchénie ou la Serbie au Kosovo.  Mais deux jours après – le dimanche 10 août – je lis que l’action du président géorgien est hasardeuse.  Que l’armée géorgienne n’est pas capable de rivaliser avec l’armée russe.  Qu’en lançant son offensive le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques,  le président géorgien a compté sur l’effet de surprise et une réaction molle des autorités russes pour les mettre devant le fait accompli.  Que cela n’a pas marché.  Que la seule chance de la Géorgie est de compter sur le soutien diplomatique de ses alliés – les USA et l’Union Européenne – pour servir d’intermédiaires avec Moscou afin de limiter les dégâts.  Mais que ceux-ci risquent d’être irréversibles.  Donc,  il est juste de soutenir la Géorgie dans sa volonté de mettre fin au séparatisme de l’Ossétie du Sud.  Mais l’action du président géorgien est hasardeuse.  Bien.  Revenons au vendredi 8 août.

Concrètement,  des blindés géorgiens lancent l’assaut contre la capitale sud-ossète  – Tskhinvali –  à 3 h 30 du matin.  Les troupes géorgiennes prennent le contrôle de huit villages sud-ossètes.  Mais le premier ministre russe Vladimir Poutine menace dès le vendredi 8 août au matin de prendre – dit-il – des mesures de rétorsion contre les actes agressifs de la Géorgie en Ossétie du Sud.  En effet,  des centaines de volontaires provenant de Russie et provenant (en Géorgie même) de la république autoproclamée d’Abkhazie – encore une république non reconnue comme telle par la communauté internationale – des centaines de volontaires écrivais-je,  sont en route pour appuyer les séparatistes sud-ossètes.  Et le vendredi 8 août à 18:09,  il est établi qu’un convoi russe du District militaire du Caucase du Nord entre dans la banlieue nord de Tskhinvali,  la capitale de l’Ossétie du Sud.  Le samedi 9 août reste un jour de chaos et d’incertitude.


  
  

   
  

Le dimanche 10 août à 09:39,  la nouvelle se confirme qu’au moins 2.000 personnes sont décédées depuis le début des combats ;  que 6.000 soldats russes sont entrés en Géorgie ;  et que 4.000 soldats russes supplémentaires se préparent à un débarquement en Géorgie depuis la Mer Noire.  Même si la plupart de nous autres Européens avons perdu le sens de la géographie,  le fait est qu’une guerre s’installe à nos portes. Le fait est – aussi – que nous subissons les conséquences de l’indépendance autoproclamée des musulmans albanophones du Kosovo il y a six mois.  Indépendance que nos dirigeants ont un peu vite applaudie. Tandis que la Serbie et la Russie y étaient opposées et y sont encore opposées.  Maintenant se sont – en Géorgie désireuse d’adhérer à l’OTAN – l’Ossétie du sud et l’Abkhazie,  soutenues par la Russie,  qui réclament leur indépendance.  Le dimanche 10 août à 22:11 on apprend que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov déclare à son homologue américaine Condoleezza Rice que le président géorgien Mikhaïl Saakachvili doit quitter le pouvoir,  rein que ça.  Peu après le ministre russe Sergueï Lavrov déclare que la Russie ne considère plus le président géorgien  Mikhaïl Saakachvili comme un partenaire.  Tout aussi grave,  la Russie entrave le retrait des troupes géorgiennes d’Ossétie du Sud afin de prolonger le conflit,  afin d’empêcher la Géorgie de déposer les armes ;  et la Russie continue de mener des attaques militaires contre des centres civils en Géorgie. La tension est à son comble entre la Russie et les USA.

Lundi 11 août 2008 à 08:11 on apprend qu’en effet le ton est monté dimanche 10 août entre Américains et Russes lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au conflit russo-géorgien.  Au cours de ce lundi 11 août,  la Russie reste toujours aussi intransigeante tout en feignant de calmer le jeu.  Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dément depuis Moscou toute intention russe de renverser le gouvernement géorgien et estime – non sans cynisme – que Condoleezza Rice a mal interprété ses propos.  Dans le même temps,  un avion russe largue une bombe à 200 m d’une piste de l’aéroport international de Tbilissi.  Et la Russie déclenche lundi 11 août tôt le matin des frappes aériennes contre un bataillon des forces spéciales géorgiennes à Kodjori tout près de Tbilissi et contre un centre de contrôle aérien dans la banlieue de Tbilissi,  la capitale géorgienne. Plus tôt dans la nuit de dimanche à lundi,  des bombardements massifs par l’aviation russe ont touché la ville géorgienne de Gori.  Les USA mettent en garde la Russie contre la poursuite de son agression sur des cibles civiles et militaires en Géorgie et les USA soulignent que cela a de graves conséquences sur les relations russo-américaine.


  
  

   
  

Selon Debka File,  citant des sources militaires israéliennes,  l’année dernière,  le Président géorgien a mandaté plusieurs centaines de conseillers militaires travaillant pour des compagnies privées israéliennes de sécurité – un nombre que l’on estime à plus d’un millier – pour entraîner les forces armées géorgiennes. Tbilissi a également acheté à l’Etat hébreu des systèmes de renseignement et de sécurité électronique.  Au plan économique – un volet également très important de ce conflit – il est patent que depuis un certain temps – plutôt un temps certain – des négociations ont lieu. Des négociations sur les pipelines depuis le Caucase via la Géorgie et jusqu’en Turquie. Mais aussi des négociations entre Israël,  la Turquie,  la Géorgie,  le Turkménistan  et  l’Azerbaïdjan pour que des pipelines atteignent d’une part la Turquie ;  et d’autre part,  depuis ce pays,  le terminal pétrolier israélien d’Ashkelon et le port israélien d’Eilat sur la Mer rouge.


  
  

   
  

Le lundi 11 août 2008 à 10:57 on apprend que le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer accuse la Russie de faire un usage excessif de la force et de violer l’intégrité territoriale de la Géorgie.  Le ministre géorgien des Affaires étrangères doit s’entretenir demain mardi 12 août avec les ambassadeurs de l’OTAN à Bruxelles du conflit qui oppose son pays à la Russie.  Le lundi 11 août à 11:26 on apprend que selon le président russe Dmitri Medvedev l’opération militaire en Ossétie du Sud touche à sa fin. Mais tandis que Medvedev fait cette curieuse et douteuse déclaration,  plusieurs milliers de soldats russes,  épaulés par des dizaines de chars et des lance-roquettes,  se déplacent vers la province séparatiste d’Ossétie du Sud. Lundi 4 août à 16:43 il se confirme que la Russie empêche l’aide humanitaire d’atteindre les zones sinistrées et que malgré l’arrêt des tirs côté géorgien la Russie envahit de nouvelles provinces. Je n’ai pas mentionné les gesticulations de messieurs Sarkozy et Kouchner car à ce stade elles n’ont rien apporté de concret. Affaires à suivre ces prochains jours.

Miguel Garroté

  

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