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Publié par Dreuz Info le 6 septembre 2008

  
  

« Bombardez L’Iran maintenant,  quelles qu’en soient les conséquences ! »

Introduction.  « Bombardez L’Iran maintenant,  quelles qu’en soient les conséquences ! »,  tel est le titre de l’article du journaliste saoudien Saleh al Rashed paru dans le journal arabe Elaph,  article que je reproduis ci-dessous.  En guise d’introduction,  je reviens – d’abord et rapidement – sur ce dossier brûlant.  Le bombardement de l’Iran est un thème qui – tel un serpent de mer – part en immersion pour mieux refaire surface.  Mais pour ce qui me concerne,  ce thème était et demeure un thème sérieux à traiter avec sérieux.  A cet égard,  la légèreté avec laquelle certains de mes confrères ont véhiculé et véhiculent encore la moindre petite rumeur sur un éventuel bombardement de l’Iran me laisse songeur.

  

Je figure parmi les premiers à avoir expliqué que des frappes ciblées et limitées – contre quelques points stratégiques iraniens – était une option à la fois urgente et inévitable.  Je figure – aussi – parmi les premiers à avoir expliqué que le régime intégriste,  négationniste et génocidaire iranien représente – aujourd’hui – un danger aussi grave que le régime national-socialiste hitlérien était un grave danger autrefois.  Sans reprendre ici l’ensemble de mon argumentation,  j’aimerais cependant en citer – encore une fois – les quatre points essentiels.

  

Primo,  en 2006,  j’ai découvert,  grâce à l’Independent Media Review Analysis et grâce à la BBC que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait organisé,  peu après son accession au pouvoir,  un congrès – avec les pires néo-nazis et les pires révisionnistes,  tel Faurisson – congrès lors duquel le même Ahmadinejad déclara – depuis il n’arrête pas – qu’il faut rayer Israël de la carte et effacer Israël de la page du temps.

  

Secundo,  j’ai pris connaissance des déclarations de Nathan Sharansky,  Norman Podhoretz,  Guy Millière et d’autres encore sur le nucléaire iranien.  Et je me suis ainsi rendu compte que je n’étais pas un farfelu isolé à prôner – tout seul – des frappes ciblées contre l’Iran.

  

Tertio,  j’ai tout de même fini par comprendre que l’Iran et son régime – riches en pétrole – importent l’essence dont le peuple iranien a besoin.  Autrement dit que l’Iran n’investit pas dans le raffinage de son propre pétrole.  Mais qu’en revanche,  il construit – depuis des décennies – des centrales nucléaires,  dont certaines étaient – et restent – secrètes.  Bref,  j’ai tout de même fini par comprendre que le nucléaire iranien ne pouvait être que militaire.  Car aucun pays pétrolier n’importe de l’essence au lieu de raffiner d’abord son propre pétrole,  tout en construisant – à coups de milliards de dollars – des centrales nucléaires soi-disant civiles.  En outre,  l’Iran a déjà de quoi fabriquer et distribuer des durty bombs.  Ces « bombes sales » aux mains des nazislamistes,  à elles seules,  auraient déjà pu nous faire réagir.

  

Quarto,  il est désormais patent que la politique et la diplomatie des sanctions et des négociations – qui durent depuis décennies – sont totalement inefficaces dans le cas d’un régime aussi retors et belliqueux que celui des mollahs fondamentalistes iraniens.  Ci dessous,  le point de vue de Saleh al Rashed.

  

Miguel Garroté


  
  

  

« Bombardez L’Iran maintenant,  quelles qu’en soient les conséquences ! »

Par Saleh al Rashed,  journaliste saoudien pour le journal arabe Elaph

Paru le jeudi 4 août 2008 sur www.elaph.com

Extraits (traduits de l’arabe et publiés en anglais) sur MEMRI le vendredi 15 août 2008

Extraits (traduits de l’anglais vers le français) par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

Adaptation pour http://leblogdrzz.over-blog.com par Miguel Garroté



  

  
Un Iran nucléaire,  c’est comme si on avait Ben Laden avec la bombe 
  « On ne pourra pas l’éviter »,  cet adage me vient à l’esprit quand je lis ce qu’annonce Mohamed Ali Jaafari,  le commandant des Gardiens de la révolution :  « Si l’Iran est attaqué du fait de son programme nucléaire,  mon pays peut aisément fermer le détroit d’Ormuz,  le principal passage des pétroliers ».  Selon mes estimations,  l’Iran cherche à gagner du temps pour acquérir l’arme nucléaire et on ne pourra pas éviter la confrontation.  Si un pays comme l’Iran a l’arme nucléaire,  avec son idéologie fanatique,  c’est comme si Ben Laden avait lui-même une bombe atomique.  C’est du pareil au même.  Malgré la différence de leurs turbans et de leurs croyances religieuses,  le résultat final sera le même.

Peut-être que nous,  Saoudiens ainsi que les citoyens des pays de Golfe,  n’avons pas de chance puisque nous serons les premiers à souffrir d’une confrontation militaire avec l’Iran.  On nous menace de la fermeture du détroit d’Ormuz et si cela se produit c’est une situation très grave pour nous.  Mais on peut aussi la comparer à celle d’un malade qui refuse d’être soigné par une opération de cautérisation,  la seule qui puisse le sauver.  Certes la douleur due à l’opération est pénible,  mais elle est nécessaire,  voire inévitable.  L’histoire nous a appris que les pays dont l’idéologie est fanatique ne cèdent que devant leur défaite et il faut donc une victoire contre leur idéologie.  Ils n’acceptent jamais de compromis,  même s’ils se trouvent au bord du désastre.



La seule solution est la confrontation,  car notre priorité absolue est la sécurité stratégique du Golfe.   Il n’y a pas d’autre solution au problème Iranien que la confrontation.  Mené depuis longtemps par les Etats-Unis et l’Europe,  le jeu du bâton et de la carotte ne fonctionne pas.  Nous souffrons aujourd’hui de 2 choses :  – L’Iran cherche à obtenir l’hégémonie régionale à travers le nucléaire ;  – L’Iran cherche à imposer sa volonté à travers des alliés sectaires qui lui sont subordonnés,  la 5e colonne du fondamentalisme shiite arabe.



Imaginez les conséquences sur la région si l’Iran avait la bombe nucléaire.   Etrange coïncidence peut-être,  cette fois-ci nos intérêts stratégiques coïncident avec ceux d’Israël.  Le régime des mollahs d’Iran est notre ennemi et il est aussi l’ennemi,  non seulement d’Israël,  mais de la paix mondiale et de sa sécurité.  Je sais que les démagogues arabes se lèvent toujours comme un seul homme avec quiconque qui s’attaque à Israël ou à l’Amérique.  Evitons pour une fois de suivre cette démagogie.

La priorité aujourd’hui est notre sécurité stratégique dans le Golfe,  menacée par l’Iran,  même si cela se fait au dépend de la cause palestinienne.  En politique,  personne ne vous empêche de vous « allier avec le diable »,  si c’est dans votre intérêt.  Le danger Iranien est très proche et exige de nous ce type de réponse,  sans délai et sans hésitation,  de mon point de vue.  Chaque jour qui passe profite à l’Iran.  Nous devons pousser les puissances mondiales,  en particulier les Etats-Unis et l’Europe,  vers une confrontation militaire pour neutraliser l’ennemi iranien,  quel qu’en soit le prix,  avant qu’il ne soit trop tard,  et ceci malgré l’opposition des Arabes du Nord (Syrie, Liban, Palestine).

Saleh al Rashed,  journaliste saoudien,  pour le journal arabe Elaph



  
  
  
  

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