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Publié par Dreuz Info le 22 septembre 2008

«Le Figaro » À la veille du vote sur la présence française, un quotidien canadien relance la polémique en publiant un rapport attribué à l’Otan sur l’impréparation des soldats victimes de l’embuscade du 18 août.

 Pour la première fois, députés et sénateurs, réunis lundi en session extraordinaire, sont appelés à voter pour ou contre la prolongation de la présence militaire française en Afghanistan. Ce vote est le résultat de la révision constitutionnelle adoptée le 21 juillet dernier qui permet aux parlementaires de se prononcer sur une intervention militaire à l’étranger lorsque celle-ci excède quatre mois. L’embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français, le 18 août dernier, a nourri un débat qui a rebondi samedi avec la publication par le quotidien canadien Globe and Mail d’un document présenté comme «un rapport de l’Otan classé secret». Ce texte dénonce l’impréparation des militaires français de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf). L’armée française puis l’Alliance atlantique ont démenti dimanche l’existence d’un tel rapport.

Le document publié par le Globe and Mail, journal réputé sérieux, reprend en partie des informations publiées début septembre par Le Canard enchaîné. À en croire ce rapport, les soldats français se seraient trouvés à court de munitions après 90 minutes de combat. Le détachement français ne disposait que d’une seule radio, qui serait tombée en panne peu après le début des affrontements. Les soldats tués portaient «des signes indiquant qu’ils ont été tués à bout portant». Les assaillants seraient au contraire apparus «dangereusement bien préparés», disposant d’armes sophistiquées, de balles incendiaires capables de percer un blindage. Le rapport mentionne la présence parmi eux de «tireurs d’élite dont la précision était excellente».

 

L’armée française dément

 

Le Globe and Mail rappelle que la dangerosité des collines où s’est produit l’accrochage était connue, puisque depuis 2001, elles avaient été le théâtre de plusieurs embuscades meurtrières pour les forces internationales. Ce document «confidentiel» dénonce enfin le comportement des deux sections afghanes du détachement qui se seraient enfuies peu après le début des combats «laissant sur place leur équipement militaire». Le porte-parole de l’état-major des armées françaises, Christophe Prazuck, a démenti ce qu’il a qualifié de «rumeurs» transformées en «rapport secret». La plupart des informations que celui-ci contient sont de toute façon «inexactes», a-t-il dit.

S’agissant des munitions, le commandant Prazuck affirme que le détachement français «a toujours été en mesure de répondre aux tirs des talibans. Dans des combats qui ont duré neuf heures, il y a eu réapprovisionnements par des navettes d’hélicoptères». En ce qui concerne la radio, il réplique que «l’interruption des liaisons n’a duré que quelques minutes lorsque le radio a été tué». À Bruxelles, le porte-parole de l’Alliance atlantique, James Appathurai, a affirmé qu’il n’existait «aucun rapport, ni de l’Otan ni de l’Isaf, sur ces événements». «Nous n’avons aucune information indiquant que les forces françaises étaient sous-équipées», a-t-il ajouté, en s’interrogeant toutefois sur la capacité des talibans de mener des opérations d’envergure. «Nous nous demandons qui mène vraiment ces attaques. L’Otan est préoccupée par l’implication de combattants étrangers et d’al-Qaida basés de l’autre côté de la frontière avec le Pakistan avec pour conséquence une meilleure capacité pour mener des attaques».

Les «révélations» du Globe and Mail ne devraient pas avoir d’influence sur le résultat du vote des parlementaires français. Pour l’UMP comme pour Nicolas Sarkozy, il n’est pas question de changer de cap. Le président français a tenu à s’en expliquer dans une lettre adressée aux principaux représentants de l’opposition. «Nous n’avons pas vocation à rester éternellement en Afghanistan, y souligne notamment Nicolas Sarkozy. Mais nos responsabilités vis-à-vis de la communauté internationale et du peuple afghan font que nous resterons aussi longtemps que nécessaire.» La France, ajoute le chef de l’État, «jugera donc, avec ses alliés, de l’évolution du dispositif militaire à la lumière des conditions de sécurité dans le pays».

Le premier ministre, François Fillon, qui ouvrira le débat à 15 heures à l’Assemblée, devrait notamment détailler le renforcement des moyens de protection des 3 300 soldats français sur place. Le Parti socialiste a déjà fait savoir qu’il ne s’opposait pas à l’engagement en Afghanistan, mais à «une stratégie qui mène vers une impasse». Pour la gauche, il est devenu impératif «de définir à quelles conditions la présence de nos soldats peut contribuer à une paix durable».

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