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Publié par Dreuz Info le 25 septembre 2008

ETATS-UNIS. Américain et républicain vivant en Grande-Bretagne depuis trente ans, Robert McGeehan est un analyste politique respecté.

Le Temps: Quel peut être l’impact de la crise financière sur l’élection américaine? 

  Robert McGeehan: Les milieux d’affaires pensent qu’elle peut aider John McCain car il est perçu comme plus conservateur, plus expérimenté et plus à même de prendre des mesures sensées pourrestaurer la santé de l’économie.

– Cette crise n’est-elle pas au contraire la démonstration de la faillite de trente ans de dérégulation dont les républicains – mais aussi Clinton en son temps – se sont faits les champions et dont Barack Obama pourrait profiter pour se profiler comme un nouveau Roosevelt?

– Bien sûr, et il va le faire. Il sera tentant pour les démocrates d’accuser les républicains d’incompétence économique. Mais je pense qu’au niveau gouvernemental ce sera difficile de le démontrer. Les mauvaises décisions ont été faites dans le secteur économique et non dans le secteur gouvernemental.

– Cette crise, et plus généralement l’économie, ne devient-elle pas la question clé de ces élections?

– Pas encore. Si l’élection avait lieu aujourd’hui, l’impact ne serait pas décisif. Si cela empire, si cela devient visible avec des gens qui font la queue pour du boulot ou un bol de soupe, alors ce sera très mauvais pour tout gouvernement quel qu’il soit.

– Quels sont les enjeux décisifs?

– Si la situation économique n’empire pas, la politique étrangère, malgré les progrès en Irak, va rester importante simplement parce que les Etats-Unis sont impliqués dans tellement d’endroits dans le monde et parce que le monde devient de plus en plus complexe et dangereux.

– Les valeurs morales, qui avaient permis à George Bush de remporter une seconde élection, jouent-elles encore un rôle important?

– Oui, probablement, car il y a une base républicaine qui ne votera jamais démocrate mais qu’il faut convaincre de voter républicain plutôt que rester à la maison. C’est l’effet magique de Sarah Palin qui a énergisé la campagne de McCain. Elle lui a probablement permis de gagner plus de 2 millions de votes.

– Pensez-vous que cet effet Palin peut durer ou va-t-elle «exploser en vol»?

– Le fait d’être une inconnue est favorable car tout le monde veut savoir qui elle est. Elle représente quelque chose de nouveau, éloigné de l’establishment de Washington, l’idée de frontière, elle est comme issue du XIXe siècle. Il y aura probablement un petit scandale avec le troopergate (ndlr: Palin a limogé le commissaire à la Sécurité publique de l’Alaska). Cela pourrait être dangereux politiquement car elle est jusqu’ici perçue comme une personne de bonne morale.

– Une victoire de McCain pourrait-elle se résumer à un troisième mandat pour Bush, comme disent les démocrates?

– Non. Bush et McCain ont été des ennemis politiques. Ils ont été en concurrence pour la présidence en 2000. McCain a été très critique et souvent en désaccord avec les politiques de Bush. Même s’il a approuvé la guerre en Irak, il a condamné tout le reste concernant la gestion de la guerre.

– John McCain était le favori des néo-conservateurs en 2000…

– Plus ou moins. Bush l’était aussi puisqu’il a mis beaucoup de leurs représentants au gouvernement et au Pentagone.

– De ce point de vue, Bush et McCain se rejoignent. On peut en conclure que leur politique étrangère pourrait être comparable.

– Cela se peut. Mais McCain a aussi répété qu’il chercherait la coopération des alliés de l’Amérique comme le père Bush le fit lors de la première guerre du Golfe.

– La fin de Bush signifie-t-elle la fin de la domination des idéologues néo-conservateurs?

– Mes amis de Washington me disent que les neocons sont toujours vivants, toujours actifs et toujours puissants car ils ont l’argent et les réseaux d’influence. Ils auront probablement un bon accès à McCain s’il est élu. Mais McCain a une forte personnalité et n’est pas facilement influençable.

– L’Amérique est-elle prête à élire un Noir?

– Oui. Mais pas ce Noir. Obama n’a que trois ans d’expérience en tant que sénateur. S’il était Blanc, il n’aurait aucune chance.

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