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Publié par Dreuz Info le 25 septembre 2008

  
  

   
  

Hitler est de retour (2e partie)

Miguel Garroté   J’ai abordé hier le thème du nazislamisme iranien dans Hitler est de retour. Et le monde s’en fiche.  Or,  j’apprends aujourd’hui,  jeudi 25 septembre 2008,  que l’original de l’accord de Munich,  sera exposé,  dès octobre prochain,  au Musée national de Prague,  capitale de l’actuelle République tchèque et ancienne capitale de l’ex Tchécoslovaquie.  L’accord de Munich,  signé en septembre 1938,  notamment par l’Allemagne,  la France  et  la Grande-Bretagne,  devait soi-disant mettre fin à la crise des Sudètes,  les germanophones résidants alors en Tchécoslovaquie.  Et éviter par cet accord une deuxième guerre mondiale.  En réalité – on le sait aujourd’hui – cet accord a livré la Tchécoslovaquie – et le monde – à la terreur national-socialiste du IIIe Reich.  En cette année 2008,  afin de faire mémoire des 70 ans de l’accord de Munich,  la chaîne de télévision allemande ARD diffuse notamment deux documentaires sur les Sudètes,  les germanophones qui résidaient en Tchécoslovaquie,  et sur les germanophones de Prusse orientale ( http://www.daserste.de/sudetendeutsche ).  Les recherches de ARD,  que j’ai en partie visionnées,  démontrent une fois encore,  de façon irréfutable,  que les réelles intentions de Hitler,  en Tchécoslovaquie et ailleurs,  étaient parfaitement prévisibles bien avant 1938.  Et que par conséquent,  la signature de l’accord de Munich de 1938 était un acte inutile,  lâche  et  aveugle.  C’était en 1938.  Il y a 70 ans.  Revenons à 2008.



  

Avec des clichés antisémites repris du tristement célèbre Mein Kampf – abondamment réédité en langues arabe et farsi -,  avec,  aussi,  des clichés antisémites repris du faux – et plagiat, comme l’ont démontré Victor Loupan et Pierre-André Taguieff – faux et plagiat intitulé ‘Les protocoles des Sages de Sion’ – également réédité en langues arabe et farsi (1),  Ahmadinejad a allégué,  le mardi 23 septembre 2008,  à l’ONU,  devant plus de 180 chefs d’Etats,  qu’un soi-disant gouvernement composé d’une « poignée de fourbes sionistes » règnerait,  selon lui,  sur « l’économie mondiale » et exercerait,  selon lui,  son « influence massive sur les prises de décisions politiques à l’échelle universelle ».  Ahmadinejad a également allégué que « les menteurs sionistes » exploiteraient,  selon lui,  la rectitude et la sincérité des nations européennes et américaine,  en contrôlant « les centres financiers internationaux,  les organisations humanitaires,  les partis politiques,  dans le seul but qu’ils servent »,  poursuit Ahmadinejad,  « aveuglément les intérêts égoïstes de l’entité implantée au cœur du Moyen Orient sous le nom d’Israël ».  Toujours selon Ahmadinejad,  « les citoyens de la grande nation américaine et ceux des pays européens » seraient soi-disant forcés de « satisfaire les exigences de plus en plus démesurées de la clique sioniste ».  Et à propos d’Israël,  Ahmadinejad assène :  « Aujourd’hui,  le régime sioniste est sur la pente d’un effondrement définitif et il lui est impossible de sortir de la fosse putride que lui-même et ses partisans ont créée ».  Suite à cet abject nazislamic show,  quelques uns commencent à réagir.



  

La ligue anti-diffamation exhorte le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à condamner les propos antisémites et haineux tenus il y a deux jours par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l’Assemblée générale des Nations Unies.  De son côté,  le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner déclare que le discours d’Ahmadinejad prouve que la question de la nucléarisation de la République islamique est « extrêmement sérieuse et dangereuse ».  Bernard Kouchner ajoute :  « on ne peut se contenter de condamner l’Iran,  il faut passer à l’acte ».  Espérons que sur ce point le président de tous les Français écoute son ministre des Affaires étrangères.  Le ministre israélien Ehoud Barak déclare que l’acceptation par la communauté internationale de l’intervention de « ce régime fou » à la tribune de l’ONU,  et les applaudissements de cette même tribune,  traduisent la « pauvreté » de la communauté internationale.  « Pauvreté » est un mot bien faible pour parler d’une telle déchéance.  Le président israélien Shimon Pérès déclare que les USA sont obligés de stopper Ahmadinejad pour sauver la planète.   Shimon Pérès précise que « Ahmadinejad disparaîtra comme un coup de vent,  il contribue lui-même à liguer le monde contre lui ».  Lors de son discours hier à l’ONU,  Pérès a déclaré :  « Le soutien de l’Iran au Hezbollah a divisé le Liban.  Le soutien iranien au Hamas a également divisé les Palestiniens et retardé la création d’un Etat Palestinien ».  Oui,  bon,  pour qu’Ahmadinejad disparaisse comme un coup de vent,  encore faut-il souffler un bon coup sur ses centrales nucléaires.  Quant à la création retardée d’un Etat palestinien,  nous verrons ci-dessous que même le Fatah n’en veut pas.

Dans un autre registre,  certes important,  le président américain Georges Bush a pris la parole – hier soir mercredi 24 septembre à télévision – sur la crise financière que traversent les USA en déclarant :  « L’ensemble de l’économie américaine est en danger.  Si le Congrès n’agit pas immédiatement,  les USA peuvent glisser dans la panique financière et un scénario déprimant va se dérouler avec un possible risque de longue et pénible récession ».  Bush a invité à la Maison Blanche les candidats à l’élection présidentielle,  Obama et McCain,  pour discuter,  aujourd’hui jeudi,  de cette crise financière.



Fatah fait de la résistance….
  

Le problème,  c’est que la crise financière,  certes importante,  que traversent les USA est en ce moment même mise a profit par certains pour revenir sur leurs engagements et pour préparer de futures hostilités.  Ainsi,  un cadre du Fatah,  Kadoura Farès,  exhorte le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à suspendre les négociations de paix avec Israël.  En effet,  Kadoura Farès,  déclare qu’il n’y a « aucune chance de percée dans les pourparlers en cours avec Israël dans un avenir proche.  La solution consiste à reprendre la résistance ». (Ndlr :  la « résistance »,  dans le jargon du Fatah,  du Hamas  et  du Hezbollah,  c’est le terrorisme).  Côté israélien,  le député du Likoud Sylvain Shalom déclare avec réalisme,  dans une allusion directe à Ehud Olmert et à Tsipi Livni,  qu’aucune manœuvre politique ne peut faire revivre un gouvernement qui a rendu l’âme.  Pour Sylvain Shalom,  ceux qui n’ont pas su endosser la responsabilité des erreurs de la deuxième guerre du Liban,  et la responsabilité de l’absurde résolution 1701 de l’ONU sur le Hezbollah au Sud-Liban,  ne peuvent pas prendre en charge les responsabilités présentes d’Israël.

A propos du Hezbollah justement,  selon la presse arabe de ce jour,  le Hezbollah améliore dans des conditions hautement risquées son arsenal en préparation d’une nouvelle attaque contre Israël.  le journal koweitien Al Seyassah informe aujourd’hui jeudi que des fuites de produits toxiques du Hezbollah mal stockées au Sud-Liban ont provoqué des maladies graves chez des enfants.  Des terroristes du Hezbollah touchés par ces fuites sont partis se faire soigner en Iran sous couvert d’entraînement militaire.

  

J’ai écrit plus haut que la crise financière,  certes importante,  que traversent les USA est en ce moment même mise a profit par certains pour revenir sur leurs engagements et pour préparer de futures hostilités.  Le Fatah et le Hezbollah mentionnés ci-dessus ne sont pas les seuls à profiter ainsi de cette crise et à profiter également du climat général d’incertitude qui règne depuis l’occupation militaire partielle de la Géorgie par les troupes russes,  occupation débutée le 8 août 2008.  La Syrie envoie au Liban des commandos occuper sept villages au nord de Tripoli et masse 10.000 soldats à la frontière syro-libanaise,  prêts à intervenir.  La Russie livre du matériel nucléaire à l’Iran,  s’oppose à des sanctions contre l’Iran,  et occupe le port Syrien de Tartous,  en y amarrant une dizaine de navires de guerre.  Et aujourd’hui jeudi 25 septembre,  le Premier ministre russe Vladimir Poutine appelle à « liquider la frontière » entre la Russie et l’Ossétie du Sud.  La Corée du Nord stalinienne réintroduit des matériaux fissiles dans sa centrale nucléaire de Yongbyon.  La Corée du Nord a déjà retiré les scellés et les caméras de surveillance mis en place par l’AIEA,  une filiale de l’ONU,  sur le site de retraitement de Yongbyon.  Bref,  ça chauffe un peu partout et presque tout le monde s’en fout.



  

Avec les USA essentiellement préoccupés par la crise financière,  et les adversaires des USA qui en profitent pour avancer leurs pions,  l’Union Européenne,  elle,  comme en 1938,  vaque à ses petits soucis et à ses délires idéologiques.  A cet égard,  le tout récent article de Guy Millière,  L’Europe oublie le 11 septembre,  donne une idée assez éclairante de la déchéance européenne – déchéance passée, présente et future -.  Petits extraits bien savoureux (début de citation) :  « Une étrange cohorte se forma où se retrouvèrent gauchistes amoureux de toutes les causes sanguinaires,  pourvu qu’ils y discernent une dimension anticapitaliste,  sympathisants d’une extrême-droite à qui rien d’antisémite n’est étranger,  adeptes d’une lecture littérale du Coran,  gaullistes adeptes d’une politique arabe elle-même teintée d’antisémitisme,  et corrompus de tous ordres craignant pour leur chèque de fin de mois.  (…)  On souhaite,  en Europe,  la victoire d’Obama.  (…)  Si Obama est élu,  on fera la fête à Paris ou à Berlin,  comme on la fera dans diverses capitales du monde islamique.  (…)  Si McCain est élu,  il ne faudra pas beaucoup de temps pour que la haine dirigée vers Bush se reporte sur lui.  Comme Bush,  McCain incarne encore,  c’est vrai,  une civilisation debout » (fin de citation).  Que les Français,  parfois malmenés sur le présent blog,  se consolent :  au sein de l’Union Européenne,  ils n’ont pas le monopole de l’esprit munichois.  En 2008,  le syndrome « 1938 » s’étend de  Narvik à Gibraltar,  et de Lisbonne à Lublin.  On n’a pas fini de rigoler.

Miguel Garroté

(1) Le mardi 6 mai 2008,  sur la chaîne de télévision Arte,  à 21:00,  Daniel Leconte présentait  « Les bréviaires de la haine ».  L’enquête exceptionnelle de Arte analysait d’abord « Mein Kampf », écrit par Adolf Hitler en 1924. Et ensuite « Les Protocoles des sages de Sion »,  un faux et un plagiat rédigé par la police secrète russe au début du vingtième siècle.

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L’antisémitisme, l’antisionisme et la judéophobie moderne

 

« Antisémitisme : Des livres qui tuent encore aujourd’hui ».

 

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