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Publié par Dreuz Info le 5 octobre 2008

  

  
  

  
  

Miguel Garroté 
  Je publie ci-dessous – intégralement – un tout récent article de Caroline Glick paru dans le Jerusalem Post.  Contrairement à mon habitude,  je publie cet article en entier et non pas sous la forme d’extraits choisis.  Car l’article de Caroline Glick – au demeurant très courageux – décrit des mécanismes politiciens que nous avons régulièrement mis en valeur sur ce blog.  Ces mécanismes politiciens qui, hélas, frappent aujourd’hui Israël de façon plus aiguë que jamais, sont légion chez nous, en France, aux USA, depuis longtemps.  Mais la différence dans le cas d’Israël,  c’est que ces mécanismes politiciens ont des conséquences immédiates et directes sur la simple survie du pays.  Il est proprement hallucinant que Olmert puisse profiter de son actuel statut (il n’y a pas en ce moment de nouveau gouvernement en Israël) pour brader son pays à des Etats et des entités qui – jusqu’à preuve du contraire – restent des ennemis irréductibles.  Il est proprement hallucinant que Olmert fasse cela dans le seul et unique but de faire enterrer les procédures judiciaires à son endroit et de se construire une carrière d’ex-premier ministre devenu conférencier de gauche rémunéré.  Lorsque Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice trahissent leurs engagements,  ils mettent leur pays respectif en difficulté.  Mais lorsqu’un Premier ministre israélien en partance,  renégat et corrompu,  fait la même chose,  c’est le droit à l’existence de son peuple qui est gravement remis en cause.  Dans quelques décennies,  les manuels israéliens dépeindront Olmert pour ce qu’il est :  un traître.

Le coup d’Olmert sur le départ

Samedi 4 octobre 2008

Caroline Glick

THE JERUSALEM POST

Adaptation française de Sentinelle 5769 ©

Lire l’article original en anglais sur : http://www.jpost.com/

Le premier ministre sortant Ehud Olmert n’a jamais été un violent en peau de chagrin. Et lundi dernier, il a fait savoir clairement qu’in n’avait absolument pas l’intention de quitter tranquillement la scène publique. Lors d’un entretien à Rosh Hashana avec le journal ‘Yediot Ah’aronot(1), Olmert a admis pour la première fois qu’il négocie des accords avec la Syrie et la faction de l’Autorité Palestinienne menée par le Fatah, engageant Israël à se retirer des Hauteurs du Golan, de dizaines de quartiers de Jérusalem et du Mont du Temple, et de toute ou presque la Judée et la Samarie. Olmert remarqua qu’il est le premier Premier ministre à déclarer explicitement qu’il soutient une contraction géographique d’Israël aux lignes d’armistices de 1949. De fait, aucun de ses prédécesseurs n’a jamais été aussi explicite. Et son probable successeur à cette charge – la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni – perd la voix chaque fois qu’on lui demande si elle croit qu’Israël doit se retirer de Jérusalem, des Hauteurs du Golan, et de toute les Judée et la Samarie. La volonté d’Olmert d’expliquer l’extension des cessions territoriales qu’il soutient fait de lui un cas unique parmi les Premiers ministres israéliens. Mais son opinion déclarée qu’Israël n’a pas d’autre choix que de se retirer de presque tous les territoires dont il a pris le contrôle pendant la Guerre des Six Jours a été l’avis commun de chaque Premier ministre à l’exception du dirigeant du Likoud Benyamin Netanyahou depuis 1993. Yitzhak Rabin, Shimon Peres, Ehud Barak et Ariel Sharon se sont tous signalés par leur soutien à cette opinion. En vérité, tout le fondement de leur politique quand ils étaient en poste était basé dessus. La question est bien : pourquoi cela a-t-il été le cas ? Comment se fait-il qu’au cours des 15 années passées, à un certain moment de leur mandat, chaque Premier ministre, sauf Netanyahou, en soit venu à la conclusion qu’Israël doit donner son territoire à ceux qui ont juré sa destruction ? Comme Rabin, Peres, Barak et Sharon avant lui, Olmert ne donne aucun argument rationnel pour le retrait. Et comme ses prédécesseurs, Olmert utilise trois tours rhétoriques pour soutenir son assertion. D’abord, il remarque le caractère unique de sa position de Premier ministre. Olmert sait qu’Israël doit céder sa terre simplement parce qu’il est Premier ministre. Sharon exprima cela plus clairement quand il entonna : « ce que vous voyez d’ici, vous ne le voyez pas là-bas ». Ensuite, Olmert et ses prédécesseurs – et son successeur probable Livni – prétendent tous que « chacun sait » qu’Israël doit se retirer. C’est-à-dire que vous devez être complètement déraisonnable si vous n’êtes pas d’accord avec moi, parce que chaque personne sensée est d’accord avec moi. Olmert a souligné clairement ce point d’intimidation intellectuelle lundi dernier, en référence aux Hauteurs du Golan quand il a dit : “Je veux bien voir s’il y a une seule personne dans l’Etat d’Israël qui croie qu’il est possible de faire la paix avec la Syrie sans rien concéder des Hauteurs du Golan ». Enfin, Olmert et ses prédécesseurs – et son successeur probable – mettent en avant qu’il est inévitable qu’Israël se retire aux lignes d’armistice de 1949. Et puisque c’est inévitable, ce pourrait aussi bien être fait dès maintenant. Comme Olmert l’a dit – encore au sujet des Hauteurs du Golan – « Je vous le dis, l’an prochain ou dans deux ans, une guerre régionale surgira et nous nous trouverons en confrontation militaire avec la Syrie… Je me le demande, qu’adviendra-t-il après que nous les ayons battus ? D’abord, nous en paierons le prix (de la victoire) et il sera douloureux. Et après avoir payé ce prix, que leur dirons-nous ? Négocions. Et que diront les Syriens ? Négocions le Golan ». L’affirmation qu’un Premier ministre en sait plus que le grand public est vraie. Mais aucune information secrète au monde ne contrebalance la preuve empirique accessible à chacun d’entre nous. Alors qu’il peut être vrai ou pas qu’Israël peut vivre en paix avec les Palestiniens et les Syriens sans revenir aux lignes d’armistice de 1949, il est manifeste que ni les Syriens ni les Palestiniens ne sont intéressés à vivre en paix avec Israël. Aussi, bien que ce soit une question théorique intéressante, la question de savoir si Israël a besoin de céder « la terre contre la paix » est totalement hors de propos aujourd’hui. Aussi bien les Syriens et les Palestiniens savent qu’Olmert – comme ses prédécesseurs depuis Rabin – veut en revenir aux lignes d’armistice de 1949 en échange de la paix. En connaissant ce point de départ, au cours des 15 dernières années, les deux sociétés ont gravité dans l’axe iranien. Aujourd’hui, au moment où le président syrien Bashar Assad a des pourparlers indirects sur un abandon israélien des hauteurs du Golan, il a massé 25.000 soldats sur sa frontière avec le Nord du Liban. Il reconstruit son programme nucléaire avec l’argent iranien et les scientifiques Nord-Coréens. Il a promis aux Iraniens qu’il continuera d’armer le hezbollah et le hamas, et que ses négociations avec Olmert seront coordonnées en avance avec l’Iran. De même pour les Palestiniens, à chaque étape de leur relation avec Israël au cours des 15 dernières années, chacun de leurs chefs – depuis le Fatah, en passant par le hamas et jusqu’au jihad islamique – a été catégorique dans son refus d’accepter le droit d’Israël à l’existence. De plus, dans la mesure où le Fatah est concerné, le conflit violent avec Israël était supposé avoir pris fin en 1993. En 1993, Yasser Arafat promit qu’à partir de cette date, toutes les frictions palestiniennes avec Israël seraient résolues par des négociations, et que l’erreur serait combattue, et pas encouragée. En appelant à des cessions immédiates de territoires à des ennemis non intéressés par la paix, Olmert – comme ses prédécesseurs – prétend aussi qu’il est minimal, le risque impliqué dans la cession des Hauteurs du Golan, de la Judée, de la Samarie et de Jérusalem, parce qu’Israël est fort. Comme Olmert le formule : « Nous sommes plus forts qu’ils ne le sont. Je vous le dis, Israël est l’Etat le plus puissant du Moyen-Orient. Nous pouvons faire face à chacun de nos ennemis, et nous pouvons faire face à tous nos ennemis ensemble et vaincre ». Pourtant Olmert – comme ses prédécesseurs – ne parvient pas à reconnaître que si nous abandonnons les territoires dont nous avons pris le contrôle en 1967, nous serons bien plus faibles. Et notre capacité à dissuader nos ennemis de faire front commun pour nous attaquer sera sévèrement réduite. Il ignore le fait que c’était le retrait d’Israël du Liban en mai 2000 qui a poussé les Palestiniens à nous attaquer en septembre 2000. Il ignore le fait que le retrait d’Israël de Gaza en 2005 a poussé le hezbollah à nous attaquer en 2006. Et il ignore que l’échec d’Israël à vaincre le hezbollah en 2006 a poussé le hamas à prendre le contrôle de Gaza en 2007. Et dans tout cela, il ignore le fait que le hamas, le hezbollah et la Syrie sont contrôlés par l’Iran. De même pour l’Iran, quand on en vient à la question du programme des armes nucléaires de Téhéran, le dirigeant qui déclare que nous pouvons battre tous nos ennemis immédiatement, chante soudain un autre air. Israël, « le pays le plus puissant au Moyen-Orient », est dingue de penser qu’il peut se défendre seul contre son ennemi le plus formidable. Selon l’opinion d’Olmert :  « Une partie de l’exagération de notre pouvoir et de notre manque de sens des proportions est fondé sur des déclarations faites ici sur l’Iran… L’hypothèse que l’Amérique, la Russie et la Chine et la Grande Bretagne ne savent pas comment prendre en mains les Iraniens, et que nous Israéliens nous le savons – voilà un exemple de perte du sens des proportions ». Aussi Olmert, comme Sharon, Barak, Peres et Rabin avant lui, a pris la décision que la seule stratégie qu’Israël puisse suivre, c’est celle d’un défaitisme absolu et la reddition. Et lui – comme eux avant lui – a fait ce calcul stratégique face à la preuve empirique qui montre que, quel que soient le prix pour conserver notre statut victorieux sur nos ennemis – le prix de la capitulation et du défaitisme est bien de se rendre et de céder. C’est-à-dire, le coût pour le pays de suivre leur direction jusqu’à la capitulation est plus élevé que le coût de ne pas céder ou déléguer notre survie à des puissances extérieures. Ainsi, si l’opinion que la seule option d’Israël est de céder sans base sur des preuves empiriques, qu’est-ce qui explique les affirmations d’Olmert dénuées de fondement ? La réponse est malheureusement claire. Très simplement, la vie est plus facile pour les Premiers ministres, et bien meilleure pour les anciens Premiers à Gauche qu’à Droite. Comme Olmert envisage que ses options avanceront, il sait deux choses. Tout d’abord, il sait que le circuit des conférences internationales est éminemment plus généreux pour les anciens Premiers ministres qui disent du mal d’Israël, que pour ceux qui le défendent. Ensuite, il sait que s’il rêve de jamais revenir en politique, il ne sera capable de revenir que comme chef de la Gauche. Ses déclarations explicites sur le besoin d’une capitulation israélienne le serviront bien dans les deux entreprises. Et puis il y a la question des malheurs judiciaires d’Olmert. Alors que les décisions politiques d’Olmert sont les mêmes que celles de tous ses prédécesseurs, les circonstances dans lesquelles il quitte son poste ne sont comparables qu’à celles auxquelles fut confronté Ehud Barak. Comme Olmert, Barak a quitté son poste sous un cumulo-nimbus d’enquêtes criminelles. Et pendant son dernier mois en fonction, il rejeta tous les vestiges restant de la rationalité stratégique aux quatre vents dans des négociations désespérées avec Arafat. Malgré le fait que son gouvernement s’était déjà effondré, ni la Cour Suprême, ni le bureau du Procureur Général ne lui ont rappelé que qu’il ne disposait pas du droit légal pour concéder la souveraineté d’Israël sur Jérusalem. Et en reconnaissance de son adhésion au post-sionisme, quand Barak quitta sa fonction, toutes les enquêtes criminelles contre lui furent tranquillement classées. Comme Barak, Olmert ne sera probablement pas en place assez longtemps pour conclure les cessions pour lesquelles il se bat. Mais cela ne signifie pas que ses déclarations ne sont pas dangereuses pour le pays. Les politiciens à l’extrême Gauche, et leurs homologues dans les media, prétendent qu’Olmert est courageux de parler aussi ouvertement qu’il l’a fait. Et c’est vrai. Il y faut quelque bravade pour planter votre doigt dans l’œil du grand public – qui ne soutient pas vos opinions. Les déclarations et les actions d’Olmert, qui contredisent les promesses qu’il a faites aux électeurs en 2006, sont une claque à la face de l’électorat israélien. Malheureusement, le public est devenu trop habitué à de tels coups. Rabin, Barak et Sharon ont été élus sur des plateformes de ‘faucons’ politiques. Et ils ont tous abandonné leur plateforme après leur élection. Cette tromperie permanente a rendu le public cynique, et a engendré un sentiment d’impuissance parmi les citoyens israéliens. Ce sentiment est simplement exacerbé à la vue de Livni travaillant follement pour éviter d’affronter une élection, en tentant de former un nouveau gouvernement. Cela est si vrai qu’elle fait reposer la prétention de sa légitimité à gouverner sur son étroite victoire dans une petite compétition de primaire électorale, compromise par des allégations de corruption. Ainsi en ignorant la réalité fondamentale des défis stratégiques d’Israël, et en s’exprimant sur des concessions hors de propos à des partenaires de paix imaginaires, tout en démontrant son mépris abject pour le public, Olmert nous cause un très grand tort. Il renforce notre conviction que nous n’avons pas d’autre option que des dirigeants malhonnêtes qui ignorent nos droits et la réalité. Et c’est une dangereuse illusion. Parce que la vérité est que tous les dirigeants d’Israël ne sont pas défaitistes. Il y a encore des dirigeants qui mettent le pays au-dessus. Ce ne sont simplement pas les amis d’Olmert.

Note du traducteur (Sentinelle 5769 ©) :

(1)     Yediot Ah’aronot : le quotidien populaire israélien au plus fort tirage ;  le « Haaretz », donné comme l’équivalent du journal « Le Monde » est franchement à Gauche ;  le « Maariv » est le troisième quotidien national, reflétant l’opinion de l’Israélien « moyen ».


  
  

  
  
    

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