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Publié par Dreuz Info le 7 octobre 2008



LA STRATÉGIE DE DAHIYA

Miguel Garroté   Vendredi 3 octobre dernier,  dans Israël est-il prêt à détruire le Hezbollah ?,  je publiais des extraits choisis dans les récentes déclarations du Commandant en chef de la région Nord d’Israël,  le général israélien Gadi Eizenkot.  Aujourd’hui,  je publie,  ci-dessous,  la version intégrale des déclarations de Gadi Eizenkot,  dans une version française effectuée par Albert Soued.  Je peux m’imaginer que les « antisionistes » de service vont – encore – hurler au scandale.  C’est qu’ils ne veulent pas admettre les réalités concrètes et quotidiennes du Proche et du Moyen Orient,  réalités qu’ils seraient du reste eux-mêmes bien incapables de supporter s’ils vivaient à Sdérot ou Ashkelon.  Si je choisis de publier les récentes déclarations de Gadi Eizenkot,  cela ne change rien à mon amitié pour un certain Liban qui n’est pas le Liban d’aujourd’hui.  J’ai été très clair sur ce point dans mon article LIBAN : le mystère des Forces Libanaises. publié le lundi 22 septembre dernier.  La stratégie de Gadi Eizenkot,  explicitée par quelques notes d’Albert Soued en bas de page (Voir ci-dessous Notes de www.nuitdorient.com),  n’est pas excessive,  en dépit des apparences.  La stratégie de Gadi Eizenkot est tout simplement réaliste,  car elle intègre l’évolution des réalités de la région depuis quelques années.  Lors de l’intervention israélienne au Liban en 2006,  les médias ont fait ce qu’ils font toujours et qu’ils feront encore la prochaine fois :  ils ont récriminé contre la stratégie israélienne sans prendre le temps de s’informer et,  surtout,  de réfléchir.  Or,  la très grande majorité des Israéliens en ont par dessus la tête que « l’opinion publique internationale »,  formule mensongère utilisée pour qualifier les opinions personnelles de journalistes gauchisants et des fonctionnaires de l’ONU pédants.  Dans l’indifférence générale,  des milliers de roquettes et de missiles ont frappé la population civile israélienne depuis les retraits israéliens du Sud-Liban et de Gaza.  Cette fois,  la coupe est pleine.  Si les politiciens israéliens sont en majorité des munichois,  la jeunesse israélienne et l’armée israélienne sont au contraire tout à fait prêt à en finir une bonne fois pour toute avec le Hamastan gazaouï et le Hezbollistan libanais.  La soi-disant opinion publique internationale,  la jeunesse et l’armée israéliennes n’en ont plus rien à cirer,  un peu comme Menahem Beguin en son temps.  Des citoyens supposés libres et responsables ont choisi,  de façon libre mais irresponsable,  le Hamas et le Hezbollah.  Ils vont un jour devoir en payer le prix.  Car le peuple juif,  en dépit de ses dirigeants parfois traîtres,  ne se laissera pas exterminer une deuxième fois.  Et j’ose ajouter pour conclure :  si McCain gagne les élections,  il en ira de même en Afghanistan et dans le Nord-Ouest du Pakistan.  Si certains Afghans et certains Pakistanais continuent d’abriter les terroriste taliban et les terroristes d’Al-Qaïda,  il y aura un jour un équivalent américain de Gadi Eizenkot pour mettre les points sur les « i ».  Il y aura un jour une stratégie de Dahiya en Asie centrale.  Dans le cas contraire,  nous vivrons une ère obambique et il nous faudra 100 ans pour en sortir.



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LA STRATÉGIE DE DAHIYA ou l’abandon de la riposte « proportionnelle »

Par Yaron London

www.YnetNews.com,  émanation de Yédiot Ah’oronot

Article traduit par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

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(Début de l’article de Yaron London)  La « stratégie de Dahiya » est une expression qui va s’installer dans le vocabulaire de notre défense sécuritaire. Dahiya est le quartier shiite de Beyrouth que nos pilotes ont transformé en amas de décombres, lors de la 2e Guerre du Liban (1). Lors d’une interview le 3/10/08 du Commandant en chef de la région Nord, Gadi Eizenkot, par « Yédiot Ah’oronot », il a énoncé clairement le changement de stratégie. Si jamais il y avait une nouvelle confrontation avec le Hizbollah, nous ne perdrons pas notre temps à rechercher les dizaines de milliers de lanceurs de missiles et nous ne gaspillerons pas le sang de nos soldats à démanteler les positions fortifiées de l’ennemi. Nous détruirons plutôt le Liban, sans tenir compte des protestations extérieures. Nous pulvériserons les 160 villages shiites qui sont devenues les bases armées de l’ennemi et nous n’épargnerons pas l’infrastructure d’un pays contrôlé en fait par le Hezbollah. Cette stratégie n’est pas une menace proférée par un officier passionné, et elle correspond à un plan accepté par l’armée.

Jusqu’ici, la « stratégie de Dahiya » n’a pas été adoptée, tout simplement parce qu’Israël a essayé de se cramponner à l’idée de faire une distinction entre « bons et mauvais Libanais ». On pensait que si on frappait seulement « les mauvais gars », les « bons gars » allaient se renforcer. Mais on s’était trompé, les « mauvais gars » se sont emparés du pays. Aujourd’hui tout le Liban est devenu un avant-poste Iranien. Sur les plans démographique et militaire, sur le plan de la confiance, de l’infrastructure sociale, de l’esprit de combat et du soutien étranger, tout est en faveur de Nasrallah.

Cette situation est à la fois bonne et mauvaise. Mauvaise, parce qu’au Nord, nous avons un état totalement pervers. Bonne, parce qu’on n’a plus besoin de faire de distinctions. Le nouveau point de vue des stratèges d’Israël est que le Liban est un ennemi, plutôt qu’un rassemblement de factions, dont certains sont des ennemis, alors que d’autres sont les victimes d’une situation qu’ils ne contrôlent pas (2).

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En dépit des changements importants intervenus sur la scène politique libanaise, je ne pense pas que la stratégie de Dahiya aurait reçu l’approbation officielle, si nos dirigeants n’avaient pas changé de point de vue sur la question « qui est responsable ? ». Et ce changement ne résulte pas d’un processus ordonné, mais de la constatation suivante: nos voisins sont totalement responsables de ce que font leurs dirigeants. Nous avons échoué quand nous avons essayé de faire une distinction entre « personnes innocentes » et « dirigeants coupables ». Nous avons échoué dans nos efforts de distinguer entre des « personnes simples qui ont des parents et des enfants » et ceux qui les incitent. Sans le dire explicitement, nous sommes parvenus à la conclusion que les nations sont responsables des actes de leurs dirigeants.

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En termes pratiques, les Palestiniens de Gaza sont tous des Khaled Mashaal, les Libanais sont tous des Nasrallah et les Iraniens sont tous des Ahmedinejad. Il est regrettable que cette doctrine n’ait pas prévalu dans les jours qui ont suivi notre retrait du Liban, et immédiatement après notre désengagement de Gaza, lorsque des salves de roquettes se sont abattues sur le nord du Néguev. Dans les 2 cas, nous nous sommes fait des illusions en pensant que le peuple était différent de ses dirigeants ou qu’il était surtout préoccupé de sa survie, étant l’otage d' »éléments radicaux et irresponsables ». Si on avait adopté immédiatement la stratégie de Dahiya, on aurait évité beaucoup d’ennuis. Et appliquer cette stratégie à Gaza aurait fait comprendre au Hamas que nos frappes ne seraient plus « proportionnelles ».

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En fait, la stratégie de Dahiya est une doctrine adoptée par la plupart des Arabes (3). De leur point de vue, les sionistes sont des criminels, tous les citoyens d’Israël sont des sionistes, y compris les Juifs qui ne le sont pas. Ce sont seulement les agents de la propagande arabe, élevés en Occident, qui arrivent à faire la distinction entre un « gouvernement sioniste » et le peuple juif, « avec lequel nous n’avons pas de conflit historique et avec qui nous avons vécu en harmonie pendant de siècles ».

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Je ne propose pas d’adopter la manière de penser arabe, mais plutôt de tirer les conclusions d’une situation qui perdure où des états et des groupes politiques qui prétendent être représentatifs se défilent de leur responsabilité vis-à-vis de ceux qu’ils représentent. Je me réfère à la situation où les civils arabes se plaignent d’être punis du fait de leurs dirigeants, alors qu’ils les craignent plus qu’ils ne nous craignent. Aujourd’hui il faut inverser la situation et semer une peur plus grande parmi eux (fin de l’article de Yaron London).

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Notes de www.nuitdorient.com :

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(1) En arabe, Dahiya est le lieu où on jette le bouc émissaire à Satan, pour l’occuper.

A le sens de calamité.

(2) Les accords de Doha ont donné pratiquement le pouvoir politique et militaire au Hezbollah, au Liban. Le quasi coup d’état de ce groupe shiite a débloqué la situation politique libanaise à son avantage.

(3) Il suffit de voir comment les guerres sont menées au Soudan contre le Darfour, comment a été menée la guerre Irak-Iran, les guerres de Saddam Hussein contre le Koweït, les kurdes et les shiites…




  
  

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