FLASH
Premiers sondages en sortie des urnes : Bellen (Vert) 53.6%, Hoffer (FPO) 46.4%  |  Finlande : Le maire et 2 journalistes ont été tués hier soir par un sniper à #Lmatra, le tueur a été arrêté  |  2 tests du sentiment des peuples vis à vis de l’Europe aujourd’hui : référendum italien, présidentielle autrichienne  |  L’incendie d’Oakland, lors d’une soirée dans un entrepôt pourrait faire 40 morts – cause inconnue mais ce quartier est très violent  |  La banque centrale d’Arabie saoudite annonce être bloquée par un virus venu d’Iran  |  L’ancien président de France Télévisions Rémy Pflimlin qui a masqué la vérité de l’affaire al Dura, est mort à l’âge de 62 ans d’un cancer  |  L’homme qui a pris 7 otages lors d’un cambriolage bd Massena à Paris a échappé à la police, et il est armé  |  Des hackers ont dérobé 2 milliards de roubles de la banque centrale de Russie  |  Le monde du deux-roues et de la moto perd une figure qui s’en va à la retraite : François Hollande  |  Merkel au bord de la crise de nerf : la moitié des Allemands réclament un référendum sur un possible GERXIT  |  Le Sénat américain a voté un renforcement des sanctions contre l’Iran – un sénateur a voté contre : Bernie Sanders  |  François Hollande renonce à se représenter à la présidentielle – il aura au moins pris une bonne décision en 5 ans  |  France: la police intercepte un avion avec 100 millions d’euros de Cocaine venant de Colombie à bord  |  A l’ONU, la France vient de voter que le Mont du Temple est un lieu saint pour les seuls musulmans  |  Près de 370 combattants de l’Etat islamique arrêtés en Turquie en novembre, rapporte l’agence officielle turque  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Dreuz Info le 21 novembre 2008

Miguel Garroté     J’avais publié le jeudi 23 octobre 2008 un article intitulé Pie XII : ma petite idée sur cette affaire.  Or,  je tombe maintenant sur un article d’Eric Zemmour qui nous change singulièrement de ce qui a été publié sur le sujet ces deux derniers mois.  Ma position,  telle que formulée dans Pie XII : ma petite idée sur cette affaire. n’en est pas modifiée.  Cela dit,  je juge utile de verser l’article d’Eric Zemmour au « dossier Pie XII ».

ÉRIC ZEMMOUR,  vendredi 21 novembre 2008,  sur lefigaro.fr,  dans un article intitulé « Pie XII : le jugement de l’Histoire » écrit (début de l’article d’Eric Zemmour) :  « A la mort du pape, en 1958, Golda Meir rendait hommage à son action en faveur des Juifs. Aujourd’hui, le mémorial de Yad Vashem condamne ses silen ces. Qu’en est-il vraiment ?  Pour des jeunes qui n’ont pas connu cette période, l’Occupation se réduit aux persécutions antisémites. Traiter l’antisémitisme comme un isolat en l’extrayant de son contexte, n’est-ce pas finalement et paradoxalement faire le jeu criminel des nazis qui prétendaient que le conflit mondial consistait en une guerre contre les Juifs ?  L’historienne Georgette Elgey a prononcé ces fortes paroles lors du procès Papon. On pourrait les reprendre au sujet du « procès Pie XII ». Procès théâtral (la pièce de Rolf Hochhuth, Le Vicaire, lança la polémique en 1963), cinématographique (le film de Costa-Gavras, Amen, reprit la même thèse à charge en 2002), médiatique (le livre du journaliste britannique John Cornwell, en 1999, traduit en français par Le Pape et Hitler, était plus corrosif dans son titre original, Hitler’s pope, le pape de Hitler) et historique.  Avant Pie XII, il y eut Mgr Eugenio Pacelli. Nonce à Munich (en 1917), plus tard négociant un concordat avec le nouveau régime nazi à Berlin. Un germanophile convaincu, que les Italiens, gouailleurs, avaient surnommé il Tedesco (l’Allemand), pour son rôle d’avocat infatigable de la révision du traité de Versailles. Le futur Pie XII s’inscrivait dans une tradition vaticane qui déjà, sous Benoît XV, avait tenté de sauver de la défaite les empires centraux par une « paix blanche » en 1917. C’est-à-dire sans l’Alsace ni la Lorraine pour les Français ! Le Vatican a toujours eu un faible pour les Habsbourg ; de François Ier à Napoléon, les souverains français en surent tous quelque chose. La menace communiste soviétique, depuis la révolution de 1917, rendait sans doute la puissance allemande plus chère encore au cœur papal.  Mais les nazis n’étaient ni les Habsbourg ni les Hohenzollern. Ils avaient une conception du monde, une Weltanschauung qui, inspirée d’un nietzschéisme dévoyé, voyait dans le christianisme une ‘religion d’esclaves’, qu’ils voulaient ‘purifier de ses souillures juives’. Dans un livre intitulé Hitler m’a dit, paru en 1939 sous la plume de Hermann Rauschning, on lit ces phrases du chancelier allemand :  ‘Une jeunesse violente, impétueuse, intrépide, cruelle… C’est ainsi que je purgerai la race de ses milliers d’années de domestication et d’obéissance (…) L’homme prend la place de Dieu, telle est la vérité toute simple. L’Homme est le dieu en devenir (…). Le national-socialisme est plus qu’une religion : c’est la volonté de créer un nouvel Homme. On est soit chrétien, soit allemand. On ne peut être les deux à la fois’.  Le nazisme est un paganisme. On peut imaginer un Vatican oscillant entre ses anciennes inclinations géostratégiques et ses nouvelles frayeurs théologiques. En 1937, Pie XI répondit dans l’encyclique Mit Brennender Sorge, rédigée avec l’aide de Mgr Pacelli :  ‘Quiconque prend la race ou le peuple ou l’Etat ou la forme de l’Etat ou les dépositaires du pouvoir ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine et les divinise dans un culte idolâtrique, celui-là renverse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu’.  Les nazis, furieux, censurèrent le texte dans la presse allemande, un jésuite fut arrêté, les évêchés de Rottenburg, de Fribourg et de Munich furent saccagés par les Jeunesses hitlériennes. La situation des catholiques allemands était fragile : aux élections de 1932, les régions catholiques, Bavière, Palatinat – traditionnels alliés de la France -, furent celles où les nazis avaient obtenu leurs moins bons scores électoraux.  Devenu pape à son tour, en 1939, Pie XII n’ira jamais aussi loin que son prédécesseur. Dans son discours de Noël 1942, alors que l’extermination des Juifs était devenue systématique et industrielle, il osera seulement évoquer ‘les centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute propre, parfois uniquement en raison de leur nationalité ou de leur race, sont destinées à la mort ou au dépérissement’.  Les avocats de Pie XII notent la présence du mot ‘race’ ; ses contempteurs dénoncent sa timidité. Les premiers font semblant de croire que l’utilisation du mot race est particulièrement audacieuse. Les autres font comme si un discours du pape était alors relayé par les énormes moyens médiatiques d’aujourd’hui, alors que Radio Vatican avait un émetteur de faible puissance.  Pie XII était un diplomate formé au Vatican. Sur le fond comme dans la forme. Mais il fut, au fil de la guerre et des atrocités allemandes, de plus en plus effrayé par celui qu’un de ses cardinaux surnommait ‘l’Attila motorisé’. Le pape mit discrètement la main au complot de 1944 pour assassiner le Führer. Il donna des ordres pour qu’en Italie, et dans le reste de l’Europe, les couvents et les évêchés cachent et sauvent des Juifs. Des milliers de Juifs furent ainsi arrachés des griffes nazies.  A la Libération, Pie XII fut loué. A partir de 1963, l’image se retourna. Après-guerre, les dirigeants israéliens, comme Golda Meir, magnifièrent le rôle joué par le pape ; aujourd’hui, le mémorial de Yad Vashem condamne ses silences. Ni de Gaulle, ni Roosevelt, ni Staline, ni Churchill ne dénoncèrent l’extermination des Juifs pendant la guerre. Ils ne connaissaient pas l’ampleur du meurtre de masse, ou ne voulaient pas donner ‘l’impression de faire la guerre pour les Juifs’. Mais personne ne leur en fait reproche. Finalement, le pape paye seul le goût détestable de notre époque de donner des leçons de morale au passé » (fin de l’article d’Eric Zemmour).

  

  

  

  

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz