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Publié par Dreuz Info le 29 novembre 2008

Je publie cette traduction réalisée par JP Bensimon, d’objectif-Info, du texte-cadre rédigé par Uzi ARAD, directeur de l’institut de politique et de stratégie de IDC, à Herzlyia, et ancien directeur du renseignement au Mossad. Ce texte, en effet, trace les grandes lignes du programme du Likoud, à quelques encâblures des élections anticipées qui se dérouleront le 10 février 2009.




Likoud : faire ce qui est réalisable, Uzi Arad

Faire ce qui est réalisable © 2007, 2008 Objectif-info.fr.

par Uzi Arad pour Bitterlemons.org le 24 novembre 2008

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1099#

Par
Thème : Proche-Orient
Titre Original : Doing what is doable

Traduction : Objectif-info

L’approche de Benyamin Netanyahou sur l’avenir du processus de paix israélo-arabe semble déterminée par un certain nombre de considérations. En premier lieu, le désir d’avancer et d’enregistrer dans la mesure du possible des progrès réels, l’enlisement étant tout simplement inacceptable.


En second lieu, les progrès ne peuvent advenir que dans l’espace qui leur est rationnellement autorisé. Rechercher une avancée qui se situe au delà de ce qui est réalisable serait un exercice futile ; ne pas saisir des occasions là où elles surgissent serait tout aussi erroné.


Troisièmement, du point de vue d’Israël, le progrès ne peut pas être défini autrement que comme une avancée vers la paix et la sécurité. Sans cela il y aurait quelque chose d’anormal. Ainsi, quatrièmement, ce qui est d’une importance critique c’est de juger avec pertinence quel est le registre, quel est l’espace le plus large où l’avancée est réalisable.


Cette approche pratique est tout à l’opposé de l’objectif récent, ambitieux mais manifestement irréaliste d’un accord sur le statut final en une année, comme certains l’ont imaginé. De quelque manière que l’on envisage les choses, le terrain politique n’est tout simplement pas mûr pour la conclusion d’un accord sur le statut final. Comme l’attestent les résultats de cette vaillante entreprise les négociateurs ont laissé en l’état les questions les plus épineuses et les plus délicates que sont Jérusalem et les réfugiés.


Jérusalem est actuellement unifiée et a pour vocation de se développer et de prospérer comme capitale d’Israël et lieu saint des trois religions monothéistes. Quand surgit l’idée de l’amputer d’une partie d’elle-même pour en revenir au statu quo ante révolu depuis longtemps, c’est le signe d’un grave échec de l’imagination qui est contraire à l’éthique israélienne et juive.


Sur la question des réfugiés, non seulement il n’y aura pas de retour de Palestiniens en Israël mais il est également nécessaire d’appliquer le principe d’équité sur la question des compensations. Si les Arabes palestiniens peuvent recevoir des compensations, il en est de même des réfugiés juifs des terres arabes, qui sont aussi rangés par les Nations Unies dans la catégorie des réfugiés, comme l’indique la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies.


Pire encore, du point de vue d’Israël, les efforts déployés par l’actuelle direction politique pour parvenir au statut final se sont principalement traduits par des concessions, sans beaucoup de réciprocité du coté palestinien. L’absence de réciprocité est une faille critique supplémentaire des négociations sur le statut final.


Il est donc plus réaliste dans les circonstances actuelles de tirer de cette expérience les leçons appropriées, et de mettre un terme au culte de la « conclusion finale », c’est-à-dire à l’approche selon laquelle nous sommes en passe de trouver d’un coup une solution à tout et de mettre un terme au conflit sur un claquement de doigts.


Que faire d’autre alors ? Il faut définir un certain nombre « d’espaces » pour des avancées réalisables. Le premier espace, qui semble politiquement le moins fantaisiste et qui est susceptible de rencontrer l’approbation internationale la plus large, est la promotion d’activités économiques et de projets qui pourrait rapidement améliorer des conditions d’existence dans les territoires palestiniens. De tels projets ont été préconisés par l’émissaire du Quartet, Tony Blair, par Benyamin Netanyahou, par des responsables israéliens et palestiniens, par des entrepreneurs et des institutions internationales. Il existe une liste conséquente d’initiatives économiques qui pourraient être mises en oeuvre rapidement et produire des résultats manifestement positifs si elles sont portées, de concert et avec vigueur, par les Palestiniens et les Israéliens. Elle se traduiraient par des créations d’emplois, une élévation des revenus et une croissance économique plus rapide pour les Palestiniens. Bien qu’elles ne puissent se substituer aux progrès politiques, ces initiatives auraient sûrement un effet positif sur d’éventuelles avancées.


En tout état de cause, le dialogue politique doit certainement se poursuivre entre les Palestiniens et des Israéliens. Bien qu’au point où nous en sommes les questions relatives au statut final ne peuvent pas être résolues, un certain nombre d’autres sujets relevant du domaine civil ou de la sécurité doivent être abordés; ils enregistreront des améliorations si l’on procède de façon graduelle. Une spirale ascendante pourrait ainsi se mettre en place et s’avérer plus constructive avec le temps. Il faut encourager l’édification d’institutions au sein de l’Autorité palestinienne, promouvoir l’autorité de la loi et le renforcement des forces de police. Cependant, il est réaliste de considérer que la sécurité et le combat contre le terrorisme doivent rester à la charge des israéliens.


En effet, le terrorisme et l’extrémisme demeurent les plus sérieux obstacles sur la voie de la paix et de la sécurité. Venir à bout du Hamas est un défi commun des Israéliens et des Palestiniens modérés. Évidemment, aussi longtemps que Gaza demeurera sous le contrôle du Hamas, aussi longtemps qu’il exercera une influence considérable en Cisjordanie et sur la politique palestinienne en général, toute perspective de progrès politiques substantiels sera sérieusement compromise.


C’est au niveau régional ou infra régional que semble résider un autre espace de manoeuvre diplomatique susceptible d’aboutir à des progrès tangibles. Netanyahou et d’autres personnalités politiques préconisent depuis longtemps que les deux pays qui ont fait la paix avec Israël et qui partagent des frontières avec ce pays et avec les territoires palestiniens, à savoir la Jordanie et l’Égypte, soient davantage impliqués dans ces questions. Certaines des idées économiques évoquées dans l’éventail de la politique israélienne, du président Pérès à Netanyahou, se rapportent à des projets d’infrastructure qui exigent indubitablement une coopération internationale étendue.


Au delà de ces suggestions, il semble qu’il y ait place pour un nouveau cadre régional multilatéral. Il pourrait prendre à son compte les options de la « paix économique », dont certaines supposent une coopération régionale étendue jusqu’au Golfe. En fait, il semble que parmi tous les « paquets » des négociations multilatérales qui ont été conduites dans les années 90, celui de l’économie (et de l’eau) soit le plus prometteur. Le paquet des réfugiés serait le plus adapté pour débattre des compensations complémentaires évoquées plus haut. Le paquet régional sur la sécurité serait le terrain d’une diplomatie active, qui partirait du fait que de nombreux pays du monde arabe modéré, les pays du Golfe y compris, sont face à la menace d’un Iran potentiellement nucléaire, avec toutes les conséquences en termes de déstabilisation.


En effet, le sujet le plus pressant et le plus important, qui exige d’accomplir des progrès, n’est ni le problème palestinien ni le problème syrien, mais la neutralisation de la menace iranienne. Ce n’est pas seulement parce que c’est le problème le plus sérieux et potentiellement le plus dangereux mais également parce qu’il se projette sur le conflit israélo-arabe. Plus l’Iran est menaçant, plus ses appendices, le Hamas et le Hezbollah, sont forts et plus la perspective d’une solution pacifique du problème israélo-arabe s’éloigne.


L’Agence internationale de l’énergie atomique a révélé pas plus tard que la semaine dernière que l’Iran a désormais produit assez de matériau nucléaire pour fabriquer, au prix d’un enrichissement supplémentaire, une seule bombe atomique. Il est donc urgent de focaliser son attention, en premier lieu, sur l’atténuation de la menace iranienne. C’est seulement quand cela sera acquis que l’influence des groupes commandités par l’Iran se réduira et que la perspective de progrès d’envergure vers la solution du conflit israélo-arabe s’améliorera sensiblement.


Le professeur. Uzi Arad est directeur de l’institut de politique et de stratégie de IDC, à Herzlia. Il a été le conseiller de politique étrangère du premier ministre Benyamin Nétanyahou et avait précédemment servi de nombreuses années dans le Mossad, où sa dernière fonction était celle de directeur du renseignement.

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