FLASH
L’homme qui a pris 7 otages lors d’un cambriolage bd Massena à Paris a échappé à la police, et il est armé  |  Des hackers ont dérobé 2 milliards de roubles de la banque centrale de Russie  |  Le monde du deux-roues et de la moto perd une figure qui s’en va à la retraite : François Hollande  |  Merkel au bord de la crise de nerf : la moitié des Allemands réclament un référendum sur un possible GERXIT  |  Le Sénat américain a voté un renforcement des sanctions contre l’Iran – un sénateur a voté contre : Bernie Sanders  |  François Hollande renonce à se représenter à la présidentielle – il aura au moins pris une bonne décision en 5 ans  |  France: la police intercepte un avion avec 100 millions d’euros de Cocaine venant de Colombie à bord  |  A l’ONU, la France vient de voter que le Mont du Temple est un lieu saint pour les seuls musulmans  |  Près de 370 combattants de l’Etat islamique arrêtés en Turquie en novembre, rapporte l’agence officielle turque  |  Plus bas historique : 5% des Américains ont confiance dans les médias, sauf Fox News: 28% lui font confiance  |  Scandaleux : le Parlement européen illustre un débat sur le fascisme par une photo de Marine Le Pen  |  Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale de Trump accuse la Chine & la Corée du nord d’avoir fait une alliance globale avec l’islam radical  |  Les médias vont manger leur chapeau : le Dow Jones progresse de 76 points à l’annonce des nomimations par Trump aux postes économiques clés  |  Message d’Albert Bertold: Dreuz a perdu 8 abonnés twitter, 46 de la newsletter et gagné 431 lecteurs en 24h  |  2 avions israéliens ont tiré des missiles depuis l’espace aérien libanais vers la capitale syrienne  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Dreuz Info le 17 décembre 2008

L’Argentine saisit la propriété d’un diplomate iranien dans le cadre de l’enquête sur l’Attentat contre l’AMIA (centre d’entraide communautaire de Buenos-Aires), juillet 1994.

– Dédié à Liliana y Gerardo, ce dernier, médecin d’origine juive russe, dont le dispensaire toujours debout  qu’il m’a fait visiter, se trouve être mitoyen de l’AMIA –

L’actuelle Présidente Argentine : Christina Fernandez De Kirschner
Published:

 

12.16.08, 18:59 / Israel News


Un juge argentin a fait saisir, ce mardi 16 décembre une propriété appartenant à un ancien diplomate iranien à Buenos-Aires (Rabbani, selon toute vraisemblance), qui se trouve sous le coup d’une accusation en lien avec l’attentat de 1994 contre l’AMIA, un centre d’entraide communautaire Juif.


Selon le Procureur Alberto Nisman, l’ordre judiciaire donné est la conséquence des poursuites pour réparation des dommages causés, à la demande d’un survivant de l’attentat

Contre toute attente, aux dires du Magistrat, ce diplomate faisant partie des personnes recherchées par l’Argentine et Interpol, continuait de posséder des biens immobiliers à Buenos-Aires même et ne comptait pas s’en désaisir. Voilà qui est chose faite. Ce n’est qu’assez récemment que l’enquête a découvert ce patrimoine constitué par un immeuble, de luxueux appartements et un espace commercial, qui demeurait en son nom propre. C’est assez démontrer le sentiment de totale impunité de la clique mollachique que ce maintien de villégiature sur les lieux mêmes du crime perpétré il y a 14 ans.


La décision de faire sauter le siège de l’AMIA a été prise en Aout 1993 par les plus hautes autorités du gouvernement Iranien qui a chargé le Hezbollah de l’organisation et de l’exécution de l’attentat perpétré le 18 juillet 1994. Cet attentat a fait 86 morts et plus de 240 blessés. Il est l’un des plus tragiques pour une communauté juive dans le monde, à ce jour. Mais, surtout, par son ampleur et son rayonnement loin de la zone de conflits (Moyen-Orient), par son organisation, par le choix de ses victimes non-représentatives d’aucun Etat à proprement parler, cette exaction hors du Droit international fait partie des prémices américaines du 11/09/2001. Cet acte de barbarie a, en outre, des implications en ce qui concerne le dossier nucléaire iranien, comme on le verra plus bas. On reviendra ultérieurement sur les sanctions et modes de pression susceptibles d’être exercées contre ce Régime, cette saisie n’étant qu’un des prologues d’une action internationale infiniment plus vaste pour faire rendre gorge à l’arrogance sans bornes des Mollahs.

La réalisation des opérations a bénéficié de complicités au sein de la police argentine et du gouvernement de Carlos Menem, Maffieux d’origine syrienne, qui a édifié la plus grande mosquée d’Amérique du Sud, et dont ultérieurement, on découvrit que lui-même et son entourage avait touché de grâcieux pots-de-vins pour se taire. Il en alla (h) ainsi au moment de l’enquête jusqu’en 2006, le premier Juge ensuite démis et les enquêteurs brouillant les pistes, malgré les éléments apportés par l’enquête externe menée parallèlement par le Mossad et la CIA.

En 2002, le New York Times publie un témoignage, émanant d’Abdolghassem Mesbahi, qui se présente comme un ancien des services de renseignement iranien et qui est l’une des sources principales des accusations affirmant la responsabilité de l’Iran dans l’attentat. Selon ce témoignage, Téhéran avait versé 10 millions de dollars au président Menem pour qu’il fasse dévier l’enquête.


Le 2 septembre 2004, un premier procès s’était soldé par la relaxe de cinq Argentins soupçonnés d’avoir apporté leur aide à l’élaboration de l’attentat. Parmi les suspects figuraient plusieurs anciens membres de la police de la province de Buenos Aires, qui ont été acquittés. En août 2005 le juge Juan José Galeano, chargé de l’affaire, qui avait désigné comme chef de cette attaque Moshen Rabbani, conseiller culturel de l’ambassade d’Iran fut accusé et licencié de son poste pour cause d’irrégularités et d’incompétences dans la conduite de l’enquête.

Le 25 octobre 2006, la justice argentine a, en la personne du procureur fédéral de Buenos Aires, Alberto Nisman, officiellement accusé le gouvernement iranien et le mouvement libanais Hezbollah d’être responsable de l’attentat. Celui-ci ne résulterait que d’un seul mobile : punir l’Argentine de Carlos Menem après la suspension unilatérale en 1991 de l’assistance technologique nucléaire jusque-là accordée à l’Iran. Les services secrets israéliens et certains services occidentaux attribuent la planification de l’attentat à Imad Mougniyeh, membre du Hezbollah, qui fut assassiné le 12 février 2008 dans un attentat à la voiture piégée à Damas

Le second représentant du Ministère public, Alberto Nisman, a demandé en conséquence la capture de Ali Akbar Rafsanjani, ancien Président et homme fort du Régime, dans l’ombre d’Ali Khamenei, le Guide Suprême sans lequel le jour ne se lève pas sur l’Iran, de Ali Fallahijana ancien Ministre de l’Information et de la Sécurité et de Moshen Rabani ancien chargé des affaires culturelles de l’ambassade d’Iran à Buenos Aires.

Le seul qui ait payé à ce jour, n’est autre que l’archi-terroriste Imad Mughniyeh, dont le cadavre calciné a été extrait de son 4×4, le 12 février 2008, qu’il projetait de convoyer vers l’organisation d’autres attentats, vraisemblablement au Liban pour commencer.

Ashgari, quant à lui, a fait défection en février 2007, vraisemblablement aidé en cela par le renseignement israélien, puis exfiltré de Turquie vers les Etats-Unis. Il aurait pu être d’un grand secours sur le dossier nucléaire iranien, en livrant ses informations au renseignement américain. Mais, celui-ci, pour des raisons de cuisine diplomatique, n’en a tenu compte que de façon tronquée (National Intelligence Estimate de novembre 2007).



Présence juive résiliente en Argentine d’aujourd’hui

La Communauté juive argentine compte environ 244 000 membres répertoriés, dont un nombre relativement important a réalisé son Aliyah vers Israël dans la dernière décennie. Il existe actuellement en Argentine 9 institutions juives principales, dont l’AMIA ; 31 écoles ; 14 centres socio-sportifs ; 56 synagogues et 8 cimetières ; une douzaine de publications (revues, journaux, etc.) ; 7 musées, archives et bibliothèques ; et 4 chaines de radio et télévision.

 

Entre l’Alyia et l’assimilation, entre les dictatures et les crises économiques, la vie juive y continue avec force et vivacité. Certes, l’Argentine n’est plus le grand centre de diffusion de la culture yiddish qu’elle était dans les années 1920–1950, mais le regain d’intérêt culturel, religieux et laïque, de nombreux allers-retours des immigrants (Israël, États-Unis, Europe) et la mobilisation après les attentats en 1992 et 1994, qui ont profondément traumatisé la conscience juive argentine, permettent de rester optimistes quant à l’avenir de la vie juive diasporique en Argentine.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz