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Publié par Dreuz Info le 22 décembre 2008

netanyahu

Miguel Garroté     Jeudi dernier,  l’Agence France Presse informait   dans le cadre de la visite de Netanyahou,  chef du parti israélien de droite Likoud   à Sarkozy :  « Le Likoud est donné vainqueur des législatives israéliennes prévues le 10 février,  et son chef Benjamin Netanyahou donc présenté comme le favori pour former le prochain gouvernement israélien ».  La formule « afpique » précitée étant d’une sobriété déconcertante,  il vaut sans doute la peine,  d’en conter un peu plus,  sur ce bon vieux Bibi,  alias Binyamin Netanyahou.

Je ne peux que recommander,  à celles et ceux qui souhaitent s’informer rapidement   en français   sur Netanyahou,  sur sa visite à Sarkozy et sur les élections israéliennes de février prochain,  le site juif et israélien francophone http://juif.org.  A celles et ceux qui recherchent des analyses approfondies,  je recommanderais,  en langue française,  entre autre et sans vexer personne,  l’Edition française du Jérusalem Post,  http://fr.jpost.com;  la Metula News Agency en français,  http://www.menapress.com;  le site de l’Union des Patrons Juifs de France,  http://www.upjf.org;  et l’Edition française de AROUTS 7,  http://a7fr.com.

A ce propos,  JONATHAN SERERO,  vendredi 19 décembre 2008,  sur AROUTS 7,  écrit (début de l’article de JONATHAN SERERO) :  « En pleine campagne électorale en Israël,  le chef du Likoud,  Binyamin Netanyahou s’est autorisé une petite sortie du territoire.  Direction la France où il a rencontré le Président de la République,  Nicolas Sarkozy.  Les deux hommes sont des amis de longue date.  L’ancien Premier ministre d’Israël avait été l’une des premières personnalités à féliciter l’actuel chef de l’Etat après son élection.  Jeudi,  l’entretien a été cordial.  Nicolas Sarkozy a rappelé ‘le lien d’amitié qui unit la France à Israël’.  Mais le but de cet entretien pour Netanyahou est de s’assurer du soutien de la France dans sa lutte contre le terrorisme et son combat contre le nucléaire iranien.  Et l’appui du Président Sarkozy ».

« Il a déclaré que ‘l’Iran était le plus grand défi historique posé au monde’.  Et d’ajouter :  ‘Nous n’avons jamais connu une telle situation dans l’histoire du monde où un régime radical avec une idéologie rétrograde et des ambitions apparemment connues sur l’usage de la force puisse avoir accès à des armes de mort massive’.  Bibi veut gagner du temps en cas de victoire aux prochaines élections prévues le 10 février prochain.  Une attaque israélienne contre les centrales nucléaires est plus que probable ».

« La France la redoute comme l’a déclaré son ministre des Affaires étrangères,  Bernard Kouchner,  lors de sa dernière visite en Israël.  ‘Si le monde attend qu’Israël agisse alors…’.  Une phrase pleine de sens.  La visite de Netanyahou à Nicolas Sarkozy n’est pas fortuite.  La France occupe,  jusqu’au 31 décembre minuit,  la Présidence de l’Union européenne.  L’Europe doit être l’un des acteurs principaux du processus de paix avec les Palestiniens.  Bibi se pose en homme d’Etat,  s’il n’en était pas déjà un,  mais à l’heure où les sondages donne son parti à égalité avec Kadima,  30 sièges,  il faut agir et vite » (fin de l’article de JONATHAN SERERO).


Le Plateau du Golan :  l’altitude idéale pour « rayer à coups de missiles la Galilée juive de la carte ».

 

Guysen.International.News  informe vendredi 19 décembre 2008 :  « Binyamin Netanyahou n’a pas l’intention de céder le Golan s’il gagne les prochaines élections.  Le chef du Likoud l’a précisé à Nicolas Sarkozy lors de leur entretien jeudi soir à l’Elysée.  Il a affirmé ‘ne pas être engagé par les concessions que le Premier ministre Olmert et la chef de la diplomatie Livni sont prêts à faire à la Syrie’’.  Concernant le processus de paix avec les Palestiniens,  il a indiqué qu’il ne fallait pas reproduire les erreurs des accords d’Oslo et du désengagement ».  De son côté,  Infolive,  également vendredi,  informe :  « Après une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy,  Benjamin Netanyahu leader du Likoud,  a déclaré :  ‘Nous voulons une Jérusalem unie sous la souveraineté d’Israël,  avec un accès aux sites religieux pour les trois grandes religions’ ».

Adrien Jaulmes et Pierre Rousselin,  pour Le Figaro de vendredi,  ont interviewé Benyamin Netanyahou.  On trouvera,  ci-dessous,  le texte intégral de cette interview (Copyright Le Figaro).

(Début de l’interview)  LE FIGARO – Vous avez pris vos distances par rapport au processus de négociation avec les Palestiniens établi à la Conférence d’Annapolis,  il y a un an.  Pourquoi ?

Benyamin NÉTANYAHOU – Ce n’est pas le processus qui est en cause mais la substance.  Nous allons continuer à négocier avec l’Autorité palestinienne en y ajoutant un volet :  celui de la paix économique.  Un développement rapide de la Cisjordanie est possible si nous coopérons et levons les obstacles à la croissance.  La paix économique n’est pas un substitut à une paix politique mais c’est un préalable parce que l’Autorité palestinienne doit être renforcée par rapport au Hamas.  C’est une voie réaliste vers la paix que j’entends promouvoir.

Etes-vous favorable à un État palestinien ?


Je ne veux pas qu’Israël gouverne les Palestiniens.  Ils doivent se gouverner eux-mêmes et disposer de tous les pouvoirs pour cela,  à l’exception de ceux qui menacent la sécurité d’Israël.  Cela concerne le pouvoir d’avoir une armée,  de contrôler l’espace aérien ou l’espace électromagnétique.  L’étendue des pouvoirs qu’ils auront sera l’objet des négociations pour un règlement final.  La grande majorité des Israéliens est d’accord avec moi pour dire que les Palestiniens ne doivent pas disposer de pouvoirs qui menacent Israël.



Naplouse en « Cisjordanie » :  Tsahal met fin à la cavale du terroriste Basem Hamis Mutztafa Abu-Suria le 18 octobre 2007.

 

Le gouvernement actuel envisagerait un retrait de 93 % de la Cisjordanie.  Qu’en pensez-vous ?

Nous ignorons ce qui a été offert.  Ce qui est clair,  c’est que le gouvernement n’a pas un mandat pour négocier.  Nous,  nous négocierons sur la base d’un large consensus.  Israël cherchera à conserver des frontières qui peuvent être défendues mais ne veut pas contrôler la population palestinienne.  Une grande partie de la Cisjordanie,  dans la vallée du Jourdain ou le désert de Judée,  n’est pas peuplée.  Il faudra négocier.  Mais laissez-moi remettre les choses dans leur contexte.  Depuis Oslo,  le processus de paix va à l’échec et n’a fait qu’engendrer plus de violence.  La méthode qui consiste à se retirer de territoires sans concessions n’a abouti qu’à les livrer à des mouvements islamistes alliés à l’Iran,  le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.  Nous ne pouvons accepter que la Cisjordanie devienne une troisième base de fondamentalistes islamistes pour attaquer Israël.

Quelles sont vos options ?

Il y en a trois.  La première :  répéter les mêmes erreurs,  c’est-à-dire nous retirer de Cisjordanie comme le souhaite Kadima.  La seconde :  ne rien faire,  mais ce n’est pas une solution.  Nous en proposons une troisième :  favoriser l’émergence d’un partenaire crédible et renforcer les modérés parmi les Palestiniens.  Pour cela,  il faut créer les conditions d’un développement économique rapide.  Mon plan se base sur l’idée selon laquelle la prospérité économique permet de préparer un règlement politique et non l’inverse.  Je me fonde sur les exemples de l’Irlande du Nord ou de Chypre.  Il est absurde de continuer à vouloir construire la pyramide de la paix de haut en bas en commençant par les questions les plus difficiles :  les réfugiés palestiniens et Jérusalem.  Il faut,  au contraire,  bâtir d’abord les fondations.  Il n’y a là aucun stratagème visant à arrêter les négociations de paix.



la proposition française d’une police…

Que pensez-vous de la proposition française d’une police internationale pour garantir l’accès aux Lieux saints de Jérusalem ?

Jérusalem doit rester la capitale indivisible d’Israël sous contrôle israélien,  les Lieux saints disposant d’un statut spécial garantissant l’accès de toutes les religions.

Si vous êtes élu,  quelle coalition de gouvernement envisagez-vous de former ?

J’ai fait une erreur en 1996 en refusant de faire entrer Shimon Pérès dans mon gouvernement.  Cette fois,  nous avons besoin d’un gouvernement d’union nationale pour faire face à trois énormes défis :  le tsunami économique,  l’Iran et ses alliés qui constituent une menace considérable pour Israël,  pour la région et pour la paix,  et enfin obtenir une paix satisfaisante avec les Palestiniens.

George W. Bush est considéré comme le président américain le plus proche d’Israël.  Avec l’arrivée à la Maison-Blanche de Barack Obama,  redoutez-vous de subir des pressions de la part des États-Unis ?

Je ne crois pas beaucoup aux pressions.  Barack Obama est un esprit ouvert.  Il a une très bonne compréhension des dangers communs qui nous menacent.  La dernière fois que je l’ai rencontré,  il y a deux mois à Jérusalem,  je lui ai parlé de mon idée de promouvoir une paix économique tout en continuant les négociations politiques.  Il s’est montré intéressé.  Il n’est pas nécessairement lié par les politiques traditionnelles de ses prédécesseurs et reste ouvert à des nouvelles approches pour parvenir à la paix.  Il aura très vite à affronter la question de l’Iran.



Yasser,  Barack-Hussein  et  Mahmoud

Obama est prêt à parler aux ennemis des États-Unis.  Êtes-vous d’accord avec lui ?

Ce qui compte n’est pas la méthode,  ce sont les résultats.  Vis-à-vis de l’Iran,  les sanctions ont un effet.  Deux événements majeurs créent une nouvelle situation.  D’abord,  les graves problèmes économiques que connaît le régime iranien avec la chute des cours du pétrole et,  ensuite,  l’énorme prestige politique dont dispose le président élu Obama.  Il faut absolument arrêter le programme nucléaire ­iranien car un Iran nucléaire est une menace pour l’État juif mais encouragerait aussi tous les mouvements terroristes islamistes.  Personne ne peut rester les bras croisés devant la perspective de voir des organisations radicales avoir accès à un régime qui peut leur fournir des armes de destruction massive.  Le président Sarkozy comprend cette menace et en a parlé avec détermination.  Le changement d’attitude de la France est un événement important.  Cela ne remet pas en cause les relations de la France avec la grande majorité des pays arabes parce qu’ils sont,  eux aussi,  menacés.

Que pensez-vous du dialogue avec la Syrie ?

Je suis sceptique.  Le président Assad ne donne pas l’impression de vouloir se séparer de l’Iran comme le président Sadate avait rompu avec l’URSS avant de faire la paix avec Israël.  La Syrie joue un double jeu.  Tout en parlant aux Occidentaux et à Israël,  elle continue de livrer des armes au Hezbollah,  d’accueillir la direction du Hamas et de coopérer avec le terrorisme international en Irak.  Je ne pense pas qu’une décision claire ait été prise à Damas.

Quelles sont vos relations avec le président Sarkozy ?

Nous nous connaissons depuis 2002.  Il est un ami personnel et un grand ami d’Israël.  Il a compris qu’il pouvait avoir de bonnes relations avec Israël sans compromettre les intérêts de la France dans le monde arabe.  C’est quelque chose d’évident mais ça ne l’était pas en France avant lui.  Nous pouvons avoir nos désaccords mais dans un climat d’amitié.  C’est très encourageant.  Aujourd’hui,  l’image de la France en Israël est bien meilleure qu’elle ne l’était (fin de l’interview de Netanyahou avec Le Figaro).

Or donc,  l’image de la France en Israël est bien meilleure qu’elle ne l’était.  Encore faut-il que les Israéliens prennent la mesure de ce que l’Etat français pense de l’islam.  A ce propos,  Sarkozy a envoyé un message,  au nom de « la laïcité » française   message fort éclairant   aux musulmans de Seine-Saint-Denis,  le vendredi 12 décembre dernier,  à l’occasion de l’Aïd al-Adha (début du message de Sarkozy) :  « Mes chers compatriotes musulmans,  c’est avec beaucoup d’émotion que je m’adresse à vous à l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Adha,  fête d’entraide et de solidarité au cours de laquelle chacun d’entre vous accomplit un acte de volonté divine et perpétue la tradition du père des religions monothéistes,  je veux dire Abraham.  (…)  Relégués il y a quelques temps dans l’arrière cité,  les musulmans peuvent désormais arborer fièrement leur religion ».

« Aujourd’hui,  et de manière définitive,  l’Islam fait partie intégrante de notre environnement culturel,  économique et urbain.  Pour s’en convaincre,  il n’y a qu’à voir le nombre de mosquées et de centres culturels islamiques qui se construisent ou le nombre de commerces spécifiques qui s’ouvrent.  Par le nombre,  la France abrite la plus forte communauté musulmane d’Europe.  Le département de la Seine-Saint-Denis,  où vous êtes rassemblés en est le plus emblématique puisque l’Islam y est même la première religion.  La France est,  bien entendu,  disposée à poursuivre cet effort pour permettre à l’Islam de s’épanouir dans les meilleures conditions.  (…)  Je sais que la France pourra compter sur votre sagesse et surtout sur une meilleure compréhension du message coranique qui prêche la paix et la tolérance » (fin du message de Sarkozy).

 

Imaginez,  un seul instant,  que ce message ait été adressé au Juifs et aux Chrétiens de France,  en remplaçant,  dans ce message,  le mot islam par les mots judaïsme et christianisme ;  l’expression Aïd al-Adha  par les expressions Paques et Yom Kippour ;  la formule centres culturels islamiques par les mots synagogue et église ;  l’expression Seine-Saint-Denis par les expressions Rue des Rosiers et cathédrale Notre-Dame ou encore Pèlerinages de la Pentecôte.  Comment réagiraient nos médias « laïcs » à un tel message adressé aux Juifs et aux Chrétiens de France ?  Sarkozy a écrit qu’il « sait » que la France pourra compter sur une meilleure compréhension du « message coranique » qui prêche « la paix et la tolérance ».

Qu’en pensent Binyamin Netanyahou,  les Israéliens et les Juifs de France ?  Qu’en pensent le CRIF et les évêques de France ?  Qu’en pensent les Catholiques,  les Protestants,  les Orthodoxes,  les Arméniens,  les Maronites,  les Melkites de France ?  Jusqu’à quel point Sarkozy est-il un ami d’Israël ?  Est-il besoin que Sarkozy se montre à ce point « religieux » envers les musulmans de Seine-Saint-Denis,  tout en se montrant très discret   pour ne pas dire silencieux   lors des Fêtes Juives et Chrétiennes ?  Questions impertinentes à cent pétrodollars la pièce.  Nous sommes vendredi,  fin d’après-midi.  Bon Hanouka,  Shabbat Hanouka et bon Dimanche.

Copyright 2008 Miguel Garroté http://monde-info.blogspot.com

 

 

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