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Publié par Dreuz Info le 10 janvier 2009

  
  
  

Ceci est un camp de concentration

   
  

Miguel Garroté et lefigaro.fr     J’apprends avec stupéfaction que le jeudi 8 janvier 2009,  Le Point.fr reprend quelques extraits des propos du cardinal Renato Martino,  président du Conseil du Vatican pour la justice et la paix (propos tenus par le cardinal Renato Martino au quotidien italien en ligne Il Sussidiario.net la veille,  mercredi 7 janvier) extraits des propos du cardinal Renato Martino que voici :  « Regardons les conditions de vie à Gaza :  cela ressemble de plus en plus à un grand camp de concentration » (« Guardiamo le condizioni di Gaza: assomiglia sempre più ad un grande campo di concentramento »).  Soyons clair,  ce qui suscite ma stupéfaction,  c’est que le cardinal Renato Martino puisse alléguer que la vie à Gaza ressemble à un grand camp de concentration.  Or,  lefigaro.fr – comme ça tombe bien !  – publie aujourd’hui samedi 10 janvier 2009 un reportage sur le millier de tunnels utilisé par les terroristes maffieux du Hamas pour faire la guerre et pour s’enrichir.  Je reproduis,  l’essentiel de ce reportage,  ci-dessous et,  par la même occasion,  je dédie,  l’essentiel de ce reportage reproduit ci-dessous,  au myope cardinal Renato Martino.


  

Ceci est un camp de concentration
  

(Début des extraits du reportage de lefigaro.fr)  Plus d’un millier de galeries souterraines permettent au Hamas de s’approvisionner clandestinement en armes de plus en plus sophistiquées.  À Rafah, on les appelle «les nouveaux riches» :  de jeunes hommes d’affaires aux 4 × 4 rutilants qui ont fait fortune dans l’industrie des tunnels de contrebande avec l’Égypte,  employant une armée de petites mains,  des ouvriers au chômage ou des gosses qui fanfaronnent à moto dans les rues de cette ville frontalière au sud de la bande de Gaza.  Pour Israël,  la fin de la contrebande d’armes est une condition pour stopper son offensive militaire.  Pour le Hamas,  ces cavités souterraines sont,  au contraire,  essentielles.  (…)  À partir de fin 2000,  (…)  les insurgés palestiniens ont utilisé ces galeries pour s’approvisionner en armes.  Tsahal a commencé à livrer une lutte sans merci contre le creusement de ces tunnels.  (…)  Le retrait israélien de la bande de Gaza à l’été 2005 et la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin 2007 ont alors renforcé cette contrebande d’armes,  qui va des pièces détachées de roquettes iraniennes ou chinoises,  aux missiles antiaériens,  en passant par des tonnes de TNT et autres explosifs,  indispensables à la détonation des missiles que le Hamas tire sur le sud d’Israël.  «Jusqu’au retrait israélien,  les creusements se faisaient uniquement la nuit.  La journée,  les gens avaient peur des patrouilles de Tsahal»,  se souvient Mohammed,  un habitant de Rafah,  au fait de ces trafics en tout genre.  Le percement de ces tunnels  (…)  savamment contrôlé par le Hamas,  avec ses règles,  ses tarifs,  et même son vocabulaire propre.  «Celui qui creuse est appelé le coupeur,  le propriétaire la tête du serpent,  et la fraiseuse pour perforer,  un lapin»,  raconte Mohammed.  Une équipe de «coupeurs» perçoit en moyenne 100 dollars chaque mètre de tunnel dégagé.  Côté égyptien, on compterait environ 850 entrées de cavités,  et 1.250 à Rafah,  chez les Palestiniens,  sur quatorze kilomètres de frontières.  «Des tunnels sont en effet apparus qui se subdivisent en deux boyaux»,  précise Mohammed,  soulignant ainsi la sophistication croissante de ces galeries.  En Égypte,  les entrées peuvent être situées aussi bien dans des maisons qu’au milieu de champs d’oliviers ou d’amandiers.  Un militaire français se souvient d’une de ses visites dans le Sinaï :  «Je sentais de l’air frais du placard d’une maison,  j’ai demandé d’où ça venait,  on m’a répondu tout naturellement d’un tunnel.  En ouvrant le placard,  j’ai découvert une cheminée à bord franc qui plongeait profondément sous terre.»  On y descend grâce à une nacelle actionnée par un treuil électrique.  Certains tunnels sont équipés d’interphones pour communiquer avec la surface.  Pour éviter les appareils de détection,  les plus profonds vont jusqu’à 30 mètres sous terre.  Leur largeur,  en revanche,  ne dépasse pas «celle d’un homme à quatre pattes».  Quant à la hauteur,  les «tunnels de luxe»,  étayés par une armature en bois,  atteignent la taille d’un homme (1,70 m environ).  (…)  «Des galeries plongent jusqu’à 800 mètres,  à l’intérieur de zones urbanisées»,  observe le militaire français.  Depuis 2007,  le Hamas a la haute main sur les trafics,  tout en laissant agir d’autres «opérateurs»,  moyennant le paiement d’une taxe annuelle de 10.000 dollars pour avoir le droit de percer un tunnel.  En revanche,  les autres groupes palestiniens engagés dans la lutte contre Israël sont exemptés de cette dîme,  ce qui n’empêche pas le Hamas de bien surveiller leurs approvisionnements en armes.  Et si un ouvrier est tué par un éboulement,  le Hamas exigera que le propriétaire de la cavité verse l’équivalent de 20.000 euros à sa famille.  Chaque mois,  le Hamas empocherait entre 6 et 8 millions d’euros de revenus.  (…)  Derrière le Hamas,  «les rois des tunnels» sont aussi les grandes familles de Rafah (El-Sha’er,  Qishtah,  Barhoum),  dont les membres sont dispersés de part et d’autre de la frontière,  depuis le retrait israélien du Sinaï en 1982.  S’y ajoutent côté égyptien,  les Bédouins qui «gardent» les entrées,  moyennant bien sûr un pourcentage (30 % environ) de la fraude.  Mais après l’instauration de la trêve entre Israël et le Hamas,  en juin dernier,  les habitants de Rafah  ont vu arriver d’autres mercanti :  «les gros commerçants de Gaza,  dont l’activité s’était effondrée avec le blocus,  se sont mis à acheter de nombreux tunnels entre 100.000 et 120.000 dollars chacun»,  affirme Mohammed.  En élargissant l’éventail de ses bénéficiaires,  le Hamas renforçait du même coup son réseau d’obligés.  Au Caire,  tous les diplomates le reconnaissent :  la sécurité égyptienne n’ignore rien de cette contrebande en tout genre,  véritable soupape pour une région lointaine,  délaissée par les autorités.  «Les policiers envoyés surveiller les souterrains viennent de la vallée du Nil,  ces déracinés qu’on dépêche là-bas ne sont pas les majors de promotion »,  regrette un expert occidental.  Leur désir de réprimer les trafics est d’autant moins grand que la plupart d’entre eux «toucheraient» entre 50 et 80 dollars chaque mois,  en échange de leur silence.  Pas étonnant que dans le désert de Rafah d’autres solidarités se créent :  «Juste après avoir été avertis de l’imminence de bombardements israéliens contre des tunnels,  des policiers égyptiens se précipitent à la frontière pour nous avertir,  en criant »,  raconte un autre habitant de Rafah.  Après avoir beaucoup rechigné,  les Égyptiens ont enfin accepté de sécuriser leur frontière.  Jusqu’où peuvent-ils aller ?  Déjà,  l’été dernier après la visite d’une délégation de parlementaires américains,  Le Caire s’était résolu à inonder les entrées d’une douzaine de tunnels.  «De vieux passages hors d’usage,  minimise Mohammed, on avait bien compris qu’il s’agissait simplement de faire plaisir aux Américains ».  En attendant  (…)  de nombreux tunnels restent opérationnels (fin des extraits du reportage de lefigaro.fr).

Copyright Miguel Garroté et lefigaro.fr 2009


  

Gaza :  « un grand camp de concentration » ? ? ?
   
  
  

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