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Publié par Dreuz Info le 25 janvier 2009

“Incertitude sur le nombre des victimes à Gaza, elles seraient 600 et non pas 1 300.”

«C’est ainsi que les hommes du Hamas faisaient en sorte que nous, nous soyons les cibles»


Gaza
« Allez-vous-en, allez-vous-en d’ici ! Vous voulez que les Israéliens nous tuent tous ? Vous voulez voir nos enfants mourir sous les bombes ? Emportez vos armes et vos missiles ! » C’est ce que criaient aux miliciens du Hamas et à leurs alliés du Djihad Islamique bon nombre des habitants de Gaza. Les plus courageux d’entre eux avaient fermé les portes d’accès aux cours intérieures et avaient cloué des planches aux portes des immeubles et bloqué en toute hâte les escaliers menant aux toits les plus hauts.


 Mais à tout le moins, les membres de la guerrilla n’écoutaient personne. « Traîtres! Collabos d’Israël ! Espions du Fatah! Lâches! Les soldats de la Guerre Sainte vous puniront et vous crèverez comme nous de toute façon. En combattant les juifs sionistes nous sommes tous destinés à aller au Paradis, vous n’êtes pas contents de mourir avec nous ? »

Et en hurlant ainsi, furieux, ils abbattaient les portes et cassaient les fenêtres pour aller se cacher aux derniers étages ou dans les jardins et qu’ils utilisaient les ambulances ou se baricadaient près des hôpitaux, des écoles ou des édifices de l’Onu.

Dans les cas extrêmes ils tiraient contre ceux qui cherchaient à leur bloquer le chemin afin de mettre à l’abri leur famille et ils allaient même jusqu’à les battre sauvagement.


« Les miliciens du
Hamas, le plus souvent de jeunes garçons de 16 ou 17 ans armés de mitraillettes, cherchaient expressément à provoquer les Israéliens. Ils ne pouvaient rien faire contre les tanks et les avions, ils savaient qu’ils étaient beaucoup plus faibles qu’eux mais ils voulaient que nos maisons soient prises comme cibles pour pouvoir ensuite accuser l’ennemi de crimes de guerre. »
C’est ce que soutient Abu Issa, 42 ans, habitant du quartier Tel Awa.


« Pratiquement tous les immeubles les plus élevés de
Gaza comme le Dogmoush, l’Andalou, le Jawarah, le Siussi et beaucoup d’autres avaient sur leur toit des rampes de lancement de missiles ou des postes d’observation du Hamas. Ils en avaient installés aussi tout près du grand dépôt de l’Onu, celui qui a été détruit par les flammes. Et c’est la même chose en ce qui concerne les villages sur la ligne de frontière qui furent ensuite dévastés par la furie punitive insensée des sionistes »
lui répond en écho sa cousine, Um Abdallah, âgée de 48 ans. Ils n’utilisent que leur surnoms de famille mais ils fournissent des détails bien circonstanciés. Il a été d’ailleurs difficile d’obtenir ces témoignages, généralement, ici, c’est la peur du Hamas qui triomphe et ce sont les tabous idéologiques, alimentés par un siècle de guerre contre l’ennemi sioniste, qui dominent.

Celui qui raconte une version différente de la fable imposée par la “muhamawa” ( la résistance ) est automatiquement un “amil”, un collabo et risque sa vie. Mais la récente lutte fratricide entre le Hamas et l’Olp vient à notre aide. Si Israël et l’Égypte avaient permis plus tôt l’entrée aux journalistes étrangers tout aurait été plus facile. Les journalistes locaux sont en effet souvent menacés par le Hamas.


« Ce n’est pas un fait nouveau, au Moyen Orient, dans les sociétés arabes, il n’y a jamais eu de tradition culturelle des Droits de l’Homme. Sous le régime d’Arafat il était fréquent que la presse soit persécutée et censurée. Avec le Hamas la situation est pire»
affirme Eyad Sarraj, psychiatre renommé de
Gaza City.


 Et une autre donnée devient de plus en plus évidente en visitant les cliniques, les hôpitaux et les familles qui furent victimes des tirs israéliens : en vérité, leur nombre semble beaucoup plus réduit  que les 1 300 morts et les plus de 5 000 blessés rapportés par les hommes du
Hamas et diffusés par le personnel officiel de l’Onu et de la Croix-Rouge locale. « Le nombre des morts pourrait ne pas dépasser 500 ou 600, et pour la plupart des jeunes garçons entre 17 et 23 ans, recrutés dans les rangs du Hamas et qu’on a envoyé littéralement se faire massacrer. » c’est ce que nous dit un médecin de l’hôpital de Shifah qui ne veut absolument pas être identifié, il en va de sa vie.


 Mais ces chiffres sont aussi confirmés par les journalistes locaux : « Nous l’avons déjà fait remarquer aux chefs du Hamas. Pourquoi insistent-ils à gonfler le nombre des victimes? Il est tout aussi étrange, d’autre part, que les organisations non gouvernementales, même celles des pays occidentaux, les rapportent sans les vérifier. À la fin la vérité pourrait se savoir et ce pourrait être comme à Djénine en 2002 : au début on avait parlé de 1500 victimes et finalement on a su qu’il n’y avait eu que 54 morts dont au moins 45 terroristes morts au combat. »

Comment en est-on arrivé à ces chiffres? « Prenons le cas du massacre de la famille Al Samoun du quartier Zeitun. Quand les bombes ont frappé leur habitation, on a rapporté qu’il y avait eu 31 morts. Et c’est ainsi qu’ils ont été enregistrés par les fonctionnaires du Ministère de la Santé, contrôlé par le Hamas. Mais par la suite quand les corps ont été effectivement récupérés, leur nombre total a doublé et est passé à 62, c’est ce chiffre qui s’est retrouvé sur le bilan total des victimes » comme nous explique Masoda Al Samoun, âgée de 24 ans et elle ajoute un détail intéressant : « A brouiller les cartes, il y avait aussi les unités spéciales israéliennes. Leurs hommes étaient déguisés en miliciens du Hamas avec le traditionnel bandeau vert sur le front où l’on pouvait lire la phrase habituelle ” il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète “. Ils se faufilaient dans les ruelles pour créer la confusion et il nous arrivait de leur crier de s’en aller parce qu’on craignait les représailles. Plus tard on a compris que c’était des Israéliens.»


Il suffit de visiter quelques hôpitaux pour comprendre que les chiffres ne sont pas exacts. Beaucoup de lits sont libres à l’Hôpital Européen de Rafah, celui qui devrait être le plus impliqué dans la prise en charge des victimes de la “guerre des tunnels” israélienne. On peut dire la même chose dans le cas de l’hôpital “Nasser” de Khan Yunis. Quant à l’hôpital privé Al-Amal, seulement 5 lits sur les 150 disponibles sont occupés.

A Gaza City on a évacué l’hôpital Wafa, construit grâce aux “donnations caritatives islamiques” de l’Arabie Saoudite, du Qatar et d’autres pays du Golfe. Bombardé par Israël à la fin décembre, cet institut médical était plutôt reconnu comme étant une place forte du Hamas et ses combattants blessés y furent hospitalisés lors de la guerre civile de 2007 contre le Fatah. Les autres par contre étant soignés à l’hôpital Al Quds, bombardé à son tour au milieu de la deuxième semaine de janvier.

Magah al Rachmah, 25 ans, qui habite à quelques dizaines de mètres des quatre grands édifices de ce complexe des Services de Santé, maintenant gravement endommagé, nous renseigne: « Les hommes du Hamas s’étaient réfugiés principalement dans l’immeuble qui abrite les bureaux administratifs du “Al Qods”. Ils utilisaient les ambulances et avaient contraint les ambulanciers et les infirmiers à enlever leurs uniformes des personnels paramédicaux de façon à pouvoir se confondre mieux avec eux et à pouvoir ainsi échapper au tir des snipers israéliens. » Et tout ceci a aussi réduit de façon significative le nombre de lits disponibles dans les institutions sanitaires de Gaza.


Même le Shifah, le plus grand hôpital de la ville, est bien loin d’afficher le “tout complet”, par contre, en terme de densité, le taux d’occupation de ses souterrains semble avoir été très élevé. « Le
Hamas y avait installé sa prison secrète avec cellules d’urgence et salle d’interrogatoire, pour y détenir les prisonniers du Fatah et ceux du Front de la Gauche Laïque qu’on avait évacué de la prison de Saraja. » selon ce que nous disent les militants du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine. On a assisté à une guerre dans la guerre, le Fatah contre le Hamas. Les organisations humanitaires locales, la plupart contrôlées par l’OLP, nous parlent de dizaines d’exécutions, de cas de torture, d’enlèvements perpétrés par le Hamas au cours des trois dernières semaines. Un des cas les plus connu est celui de Achmad Shakhura, 47 ans, de Khan Yunis, son frère Khaled est le bras droit de Mohammed Dahlan, ex-chef des services de sécurité de Yasser Arafat et maintenant en exil. Après avoir été kidnappé, sur ordre du chef de la police secrète locale du Hamas, Abu Abdallah al Kidra, Achmad Shakhura a été torturé et il aurait eu l’oeil gauche arraché pour être finalement assassiné le 15 janvier.


Source :

Corriere della Sera traduction www.Bivouac-id.com .

La couverture médiatique du Moyen Orient, ou quand les démocraties européennes diffusent la propagande néo-nazie des dictatures arabes

A VOIR EGALEMENT :
SPECIAL DESINFORMATION MEDIATIQUE SUR LES CONFLITS DU MOYEN ORIENT

Quand la désinformation atteint des sommets ! (désinformation sur le nombre de victimes du conflit irakien)
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