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Publié par Dreuz Info le 20 février 2009

  
  
  

Au temps de Peron,  des nazis en Argentine
  
  
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Michel Garroté – Vendredi 20 février 2009

http://monde-info.blogspot.com

L’Argentine a un passé entaché par la présence jadis sur son sol de nombreux criminels nazis,  dont Adolf Eichmann.  L’Argentine a également un passé entaché par le meurtre de 85 Juifs perpétré en 1994 sur son sol par le Hezbollah pour le compte de l’Iran.  Mais maintenant,  le temps se gâte,  non pas pour Aribert Heim,  le dernier criminel nazi encore et toujours caché en Argentine,  non pas pour l’Iran et son Hezbollah. Non.  Le temps se gâte pour l’évêque négationniste Williamson.  De facto et de jure,  Mgr Williamson est désormais « persona non grata » dans le pays où il réside :  l’Argentine.

La formule « persona non grata »,  du latin « personne n’étant pas la bienvenue »,  est une formule utilisée en Droit international public et donc en diplomatie.  Concrètement,  l’article 9 de la Convention de Vienne définit qu’un membre du corps diplomatique en mission,  ou tout citoyen ordinaire,  peut être jugé   sans justification,  sans motivation et immédiatement   persona non grata.  S’il s’agit d’un diplomate,  cela implique son rappel par le pays qui l’accrédite ou la fin de ses fonctions au sein de son ambassade,  de sa mission ou de son consulat.  Dans le cas de Mgr Williamson,  il s’agit d’une expulsion de facto et de jure fondée sur le droit et donc parfaitement légale,  légitime  et  licite.

Mgr Williamson doit quitter l’Argentine dans les dix jours.  Le ministère argentin de l’Intérieur annonce en effet que Mgr Williamson doit quitter le pays.  L’Argentine donne dix jours à Mgr Williamson,  citoyen britannique,  pour quitter le pays,  invoquant,  pour motiver cette décision,  que les thèses négationnistes de Mgr Williamson heurtent profondément la société argentine, le peuple juif et l’humanité.  Le ministre de l’Intérieur Florencio Randazzo annonce que la Direction nationale des Migrations somme Mgr Williamson de quitter le pays dans les dix jours sous peine d’être expulsé.

L’Argentine,  où Mgr Williamson réside depuis 2003,  justifie en outre sa décision par le fait que Mgr Williamson a falsifié plusieurs fois la raison de sa résidence dans ce pays,  déclarant être employé de « l’Association civile La Tradition »,  alors qu’il est clerc,  et que jusqu’à peu,  il était aussi directeur du séminaire argentin de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X,  séminaire chargé de former les futurs prêtres de cette fraternité sacerdotale dans la localité de Moreno à 40 km de Buenos Aires.  Le ministère argentin de l’Intérieur rappelle que « l’évêque Williamson est devenu connu après avoir fait des déclarations antisémites à un média suédois,  dans lesquelles il a mis en doute l’Holocauste dont a été victime le peuple juif ».

De son côté,  le Secrétaire argentin au Culte,  Guillermo Oliveri,  précise que Mgr Williamson « pouvait évidemment faire appel » de cette décision.  Toutefois,  Guillermo Oliveri reste on ne peut plus clair en déclarant que le gouvernement argentin a décidé qu’il ne doit plus résider dans le pays.  La communauté juive d’Argentine,  la plus importante d’Amérique Latine,  salue la décision du gouvernement :  « Nous estimons juste de le déclarer persona non grata et d’aller jusqu’à l’expulsion »,  déclare le président de la Délégation d’Associations Israélites,  Aldo Donzis.  Et le secrétaire général de l’AMIA,  la mutuelle juive,  dit que les déclarations de Williamson portent « atteinte à la paix sociale dont a tant besoin ce pays ».

Il est vrai que l’Argentine n’a vraiment pas besoin d’un évêque négationniste étant donné le nombre de criminels nazis qui ont trouvé refuge dans ce pays,  notamment sous Peron,  adulé par notre gauche,  bien qu’il fut admirateur de Hitler et de Mussolini.  Le criminel nazi caché en Argentine plus « connu » était bien sûr Adolf Eichmann.  Pour mémoire,  en juillet 2008,  des indices laissaient supposer que le criminel de guerre Aribert Heim,  alias docteur la mort,  était en vie,  peut-être à Bariloche,  en Argentine,  selon le chasseur de nazis et directeur du Centre Simon Wiesenthal Efraim Zuroff.

La fille de Aribert Heim,  Waltraud Diharce,  est venue 50 fois en un an à Bariloche (Argentine) depuis Puerto Montt (Chili),  où elle réside,  à seulement 350 km de Bariloche.  « Toute l’information que nous avons reçue indique que Heim pourrait être dans la région,  dans un endroit entre Puerto Montt (Chili) et Bariloche (Argentine),  avait déclaré Efraim Zuroff en juillet 2008.  Autrichien,  Heim était « médecin » dans les camps de Sachsenhausen,  Buchenwald  et  Mauthausen.

Egalement pour mémoire,  en 2006,  soit douze ans après l’attentat du 18 juillet 1994 qui fit à Buenos Aires,  en Argentine,  85 morts au siège d’une Association Juive,  l’Iran s’est retrouvé au banc des accusés :  la justice argentine réclamait l’arrestation de l’ex-président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani,  de quatre de ses ministres  et  de plusieurs membres de l’ambassade d’Iran à Buenos Aires.  Depuis 2003,  l’Iran était dans le collimateur de la justice argentine à travers son bras armé chiite libanais,  le groupe terroriste Hezbollah.  Mais en 2006,  la justice argentine alla plus loin en accusant l’Iran d’être « l’auteur intellectuel » de l’attentat du 18 juillet 1994.

© 2009 Michel Garroté http://monde-info.blogspot.com



L’évêque qui nous pourri la vie
   
   
  

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