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Publié par Dreuz Info le 8 mars 2009

Le 8 mars, c’est la  journée internationale des femmes. Cette journée etait officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer,  une fois par an, les droits des femmes.

                                                            

Cette fête nous rappelle encore  qu’il  y’a ceux qui ne voient pas  dans la femme une créature humaine digne de ce nom. Il s’agit des islamistes intégristes, pour qui l’oppression des femmes est un devoir sacré  au nom « d’Allah le miséricordieux ».

 

Le Hamas, qui a  crée une théocratie à Gaza, est l’exemple type d’un mouvement à caractère profondément réactionnaire et anti-féministe. C’est avec la création de ce mouvement islamiste (le 14 décembre 1987) que la situation de la femme palestinienne s’est profondément dégradée .Se réclamant des Frères musulmans ce groupe,  dont le cheikh Ahmed Yassine est l’idéologue, était le premier à  instaurer l’obligation de voiler les femmes pour les opprimer.

 

 

Sa charte d’inspiration islamiste, qui appelle  à la destruction d’Israël, a  réduit la femme à une simple machine à pondre des enfants. Pour les  rôles des femmes, la position officielle du Hamas est apparue pour la première fois dans l’article 17 du Pacte du mouvement : »En matière de résistance, le rôle de la femme musulmane équivaut à celui de l’homme, car c’est elle qui donne naissance aux hommes et son rôle est fondamental dans l’éducation des générations« .

 

 

Malgré cette formulation apparemment positive, dès la fin de l’année 1989, le mouvement islamiste a mené des campagnes de répression contre les femmes qui s’habillaient à l’occidentale et qui n’observaient pas le port de l’habit islamique. Il leur fut demandé de témoigner leur respect de la mémoire des martyrs de l’Intifada en s’habillant de façon discrète, en se couvrant la tête et en évitant de se parer. Le hijab devint ainsi progressivement une forme d’engagement et de soutien à l’Intifada… Cela a concerné toutes les femmes y compris celles qui avaient pris une part active dans la révolte (1).

                                                   

 

Ces campagnes successives ont fini par imposer le port du hijab à toutes les femmes de Gaza y compris  aux chrétiennes car les pressions étaient très fortes : des graffitis menaçaient de jets de pierres celles qui ne se conformaient pas à l’uniforme islamique ou qui ne se couvraient pas la tête et, au cours des prédications dans les mosquées, des appels étaient lancés aux parents pour qu’ils veillent à ce que ces règles soient respectées par les femmes de leur cercle familial. Même les  autres groupes militarisés  appartenant aux Hamas tels que  les Brigades Ezzedine Al-Qassam, bras armé du Hamas ont participé à cette campagne parce qu’ils considéraient qu’elle s’inscrivait pleinement dans la lutte nationale.

 

Il  ne faut donc pas s’étonner alors que des hommes de gauche ou simplement des non pratiquants aient commencé à exiger de leur femme qu’elle porte le voile afin d’éviter les problèmes.

 

 

Le renforcement progressif  du Hamas, s’est accompagné d’une exacerbation de la violence au sein de la société palestinienne, exacerbation perceptible dans les punitions infligées à ceux qui étaient accusés de trahison, de collaboration avec l’ennemi ou de comportement immoral. Les femmes n’ont pas été épargnées par cette violence puisqu’un certain nombre d’entre elles ont été accusées de prostitution ou d’avoir eu des relations sexuelles extraconjugales ou encore de porter atteinte à l’honneur de la famille. Les sanctions ont été terribles : 107 femmes, dont 81 originaires de Gaza, ont été tuées entre 1988 et 1993.

 

L’aile militaire du Hamas était le principal commanditaire de ces liquidations. Le  mouvement islamiste a finit par instaurer un climat de terreur qui a gagné la population au bénéficié des fondamentalistes du Hamas qui pouvaient facilement trouver dans ce contexte de nouveaux arguments pour affirmer la pertinence de leurs positions conservatrices : pour régler tous ces problèmes en amont, il suffisait, selon le Hamas, d’interdire la mixité sous toutes ses formes, de verrouiller la liberté d’action des femmes en général et d’imposer le hijab. Cette situation a beaucoup pesé sur la participation de la population aux activités politiques, particulièrement à Gaza, où nombreux furent ceux et celles qui, dans de telles conditions, ont préféré s’abstenir de toute activité militante.

 

 

La première réaction à ces campagnes à été le fait de cadres politiques féminins du Fatah       (contrairement au Hamas le Fatah est  un mouvement laïque)  qui y ont vu une menace sur la participation des femmes palestiniennes à la vie publique, d’autant que de nombreuses militantes de  Fatah à Gaza en avaient été les victimes. Elles ont alors exercé des pressions au sein de la direction de Fatah  pour montrer que ce phénomène de discrimination n’était pas seulement lié à des cas individuels, comme on voulait le faire croire, mais qu’il menaçait les femmes et la société dans son ensemble. Grâce à leur action qui a confirmé l’importance des femmes au sein des groupements politiques, les cadres du Fatah  ont pris conscience de la gravité du problème islamiste qui pouvait aussi porter préjudice à leur propre existence en tant que force politique.

                                                             

 

La question du voile a permis de mesurer l’importance de la montée de I’islamisme politique et de son influence sur la population palestinienne comme il a servi de révélateur au silence des forces nationalistes sur cette question cruciale. Elle a aussi favorisé la prise de conscience de l’existence d’un véritable mouvement féministe capable d’exprimer ses propres revendications. La réaction des cadres politiques féminins de Fatah laïque avait commencé à porter ses fruits auprès de la population palestienne.

 

C’est ainsi qu’on a pu lire dans certains articles de presse des déclarations de personnes proches de Fatah, estimant qu’il ne fallait pas cantonner la femme  au foyer et qu’elle avait droit à l’instruction, au travail et à l’action politique. Ces déclarations ont été jugées inacceptables par le courant islamiste que représente le Hamas.

 

Les islamistes  ont pris leur revanche vis-à-vis des femmes, après le retour dans les territoires palestiniens des cadres politiques du mouvement islamiste qui avaient été bannis par les autorités israéliennes en décembre 1992 et exilés à Marj Ezzouhour au Sud Liban. Le rôle joué par leurs épouses et par les Soeurs musulmanes a été déterminant pour  renforcer de nouveau le courant conservateur qui voulait à tout prix limiter   la liberté d’action des femmes en général et d’imposer le voile islamique.

 

 

Cette islamisation progressive  fut également perceptible en ce qui concerne le droit de la femme à l’héritage. Selon une tradition largement répandue dans les régions rurales palestiniennes comme dans les milieux populaires, les femmes n’héritent pas, le fait, pour une femme, de réclamer sa part de l’héritage est même considéré comme quelque chose de honteux et de provocateur. Certains cheikhs, proches du courant islamiste, insistaient, dans les cours de théologie du vendredi, que  la femme  n’ pas droit à l’héritage .Or,  sait cependant que pour la question de l’héritage en Islam  les croyants  doivent respecter le droit des femmes à l’héritage conformément au texte coranique qui énonce clairement que « la femme a droit à une demi-part et l’homme à une part « .

 

 

Cette méconnaissance du droit des femmes à l’héritage a montré très tôt  que le Hamas est plus proche d’une secte que d’un véritable mouvement  qui prétend être religieux. L’action du Hamas contre les femmes  s’est accompagnée d’une campagne de dénigrement contre les organisations féministes qui étaient les premières à revendiquer ce droit en vue de leur enlever toute légitimité auprès des milieux populaires défavorisés. Elles furent qualifiées d’organisations minoritaires occidentalisées qui ne cherchent qu’à imiter les femmes occidentales, en particulier lorsqu’il s’agit de revendiquer le droit à l’héritage, l’égalité entre les sexes, la liberté de mouvement ou encore l’aptitude de la femme à prendre les décisions qui la concernent directement, notamment en matière de mariage et de divorce.

 

 

Avec le renforcement du Hamas à Gaza,  toutes les tentatives de réforme du statut de la femme ont échoués. Bien plus tôt que d’autres mouvements sociaux, comme ceux des ouvriers ou des étudiants par exemple, le mouvement féministe a pris conscience les  nombreuses années passées sous l’autorité israélienne étaient plus favorables au  mouvement féministe palestinien  que la période islamiste .

 

Le contrôle par la force du territoire de Gaza en juin 2007  sous l’impulsion des radicaux  a rendu la  situation économique et sociale très difficile. Mais surtout   c’est le  mouvement féministe qui a subit le coup le plus  fatal puisqu’il  n’a pas réussi  à faire des choix adaptés aux besoins ni promulguer une nouvelle législation. Le Hamas a procédé  à imposer des lois discriminatoires à l’égard des femmes que ce soit en matière de nationalité, de droits sociaux et, bien entendu, de statut personnel (2).

 

 

Le Hamas, qui s’est imposé dans un bain de sang à Gaza, a annulé l’avant-projet d’un  nouveau statut  pour la femme préparé par l’Autorité palestinienne. Le Hamas a dissous la Commission des Affaires de la femme composée par les principaux cadres politiques féminins ainsi que des représentantes de certaines organisations féminines. Le Hamas a interdit  les militantes féministes palestiniennes de débattre sur le statut de la femme.

                             

                                              

Le Hamas a proscrit  le travail  de  la Commission de la femme  palestienne  qui a élaborée,  depuis août 1994,  un  document et un communiqué qui énonçaient un certain nombre de principes devant faire partie intégrante de la nouvelle législation palestinienne concernant les femmes. Le Hamas a empêché  aussi  l’organisation  féministe El Haq  de procéder à son travail  à Gaza  car elle portait  le slogan de l’égalité des sexes.

 

 

Le Hamas a  fait de la législation un outil discrimination à l’égard de la femme et non pour l’émancipation à son égard. Méprisant l’avenir de la femme palestinienne, le Conseil législatif à Gaza a annulé l’examen des lois dont les femmes avaient revendiqué la révision. L’avocate Asma Khader a été interpellé et torturé plusieurs fois par des hommes du Hamas pour avoir  considérer  le droit commun comme seul moyen pour atteindre les droits des femmes.

 

Les forces islamistes réagirent en attaquant ces propositions et en incitant la population à s’y opposer. Toutes les tribunes religieuses (mosquées, institutions islamiques et même le ministère des Legs religieux « waqfs ») furent utilisées pour mener campagne contre les tentatives de réforme de la législation (touchant, en particulier, au statut personnel) en partant du principe qu’il y a là outrage aux préceptes religieux et empiétement sur le champ réservé des jurisconsultes seuls habilités à interpréter la loi, et qu’il n’appartient pas à la population, et encore moins aux femmes, de discuter de telles affaires.

 

 

Cette campagne de dénigrement, menée par les islamistes, a fait disparaître  les nombreuses organisations féminines qui se trouvaient à Gaza avant juin 2007. Le mouvement féministe n’a plus de place dans l’enclave islamiste. Les militantes féministes furent considérées comme des femmes occidentalisées, soutenues par des organisations occidentales dans le but de détruire la nation islamique basée sur la cellule familiale, par l’incitation à la débauche et à la révolte contre le genre masculin.

 

 

A l’évidence, les organisations islamistes actuelles, comme le Hamas, ne joueront pas ce rôle de réformateur éclairé qui fut celui des personnalités religieuses du début du siècle en Egypte en Tunisie ou au Maroc. Ces dernières avaient compris que la modernisation  des pays arabes et de la nation musulmane passait par l’émancipation des femmes, leur instruction, la reconnaissance de leurs droits en tant que citoyenne à part entière capables de contribuer au développement de leur pays.

                         

Le succès de la campagne de dénigrement menée par les islamistes de Gaza  a montré qu’il est impossible aujourd’hui  de faire participer les  femmes palestiniennes au débat sur l’ensemble des questions juridiques liées à leur statut. Ce sont, en effet, les plus défavorisées (du point de vue économique comme du point de vue éducatif) qui ont été les plus réceptives aux arguments islamistes. Quant aux hommes, ils ont été très sensibles à cette campagne, qu’ils soient instruits ou non, qu’ils appartiennent aux couches pauvres ou aux couches nanties, qu’ils vivent en milieu rural ou en milieu urbain.

                                                                                               

 

Le Réveil de l’Orient

Une libre voix défiant la censure islamique

                                                                                                      

                                                           

(1) Avec l’Intifada et la montée en puissance de l’islamisme politique dans les territoires palestiniens, s’est nourrie  les valeurs liées à la « pureté  islamique « , à l’honneur, à la sauvegarde du patrimoine et aux traditions  fondamentalistes  qui empêchaient les  femmes palestiniennes de participer à la vie sociale et politique.

 

(2) L’oppression des femmes palestiennes s’est intensifiée en 2005 avec la participation  du Hamas aux élections municipales, puis législatives en 2006. Avec le  coup d’état de juin 2007, toutes les organisations se réclamant pour la cause des femmes furent interdites à Gaza. Voir Gaza à l’heure « H », Voir  aussi  « Les femmes, le hidjab et l’Intifada »

 

 

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