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Publié par Dreuz Info le 12 mars 2009

Je tiens a vous soumettre cette analyse….

Combien mais combien de fois j’ai entendu avant, pendant et depuis Oferet Tétsuka, que l’Armée Israelienne ou le Pays D’Israel, se livrait à un véritable génocide sur la population palestinienne.
Je n’ai jamais vu une population victime de génocide croître d’une manière aussi fulgurante.

Nous parlons souvent des réfugiés palestiniens, sans jamais parler d’un véritable drame qui s’est produit pour les juifs des pays arabo-musulmans depuis la création d’Israel, celui de l’exil de près de 800 000 israelites issus de communautés parfois plus de deux fois millénaire, mais qui ne vivent en aucun aujourd’hui de l’aumône internationale.

Il est facile de faire parler les chiffres, et de les falsifier le cas échéant, c’est ce que nous révèle cette analyse, sur les arabes d’israel, de Judée-Samarie et de Gaza.

Israël et les Palestiniens : les véritables chiffres de la démographie

par Nicole Benattar – INFO’SION, Jérusalem-capitale (Israël) Pierre Caïn,

jeudi 12 mars 2009

En Israël, rien n’est aussi simple qu’il y paraît à première vue et les débats scientifiques ont toujours des implications politiques. Ainsi, certains experts affirmaient que dans quelques années la population arabe de Judée et Samarie augmenterait tant qu’elle finirait par dépasser le nombre de Juifs habitant toute la région à l’ouest du Jourdain, à savoir Israël et la Cisjordanie.


Cette affirmation a été invoquée pour justifier de futures cessions de territoires à l’autorité palestinienne sous prétexte que le caractère juif d’Israël se dissoudrait s’il y avait une majorité arabe. Certes, la démographie est une science exacte, mais encore faut-il qu’elle soit basée sur des données précises et justes. Nous allons démonter cette machine infernale à rétrécir l’état juif à l’aide des dernières conclusions des experts lesquels démentent formellement ces conclusions.

Les démographes israéliens ont basé leurs travaux sur les estimations fournies en 1997 par l’Office Palestinien des Statistiques qui affirmait qu’en Cisjordanie vivaient 2 400 000 Arabes. Le même Office prévoyait qu’en 2004, cette population atteindrait 3 800 000 âmes. Les spécialistes israéliens conclurent donc qu’Israël pouvait s’inquiéter à juste titre pour son avenir car, la population arabe risquait de dépasser rapidement la population juive de la région entre le Jourdain et la mer méditerranée. Les politiciens se hâtèrent de décider qu’il fallait donc céder des territoires à l’Autorité Palestinienne. Or, en réalité, en 1997 les Palestiniens de Cisjordanie étaient exactement un million de moins que les chiffres publiés, à savoir 1 400 000 ! Arafat prétendait que le ventre des femmes palestiniennes lui donnerait la victoire en fin de compte mais dans le cas présent ce furent plutôt les extrapolations des statisticiens qui se rangeaient à ses côtés. Essayons de comprendre comment donc l’Office des statistiques peut faire une erreur de 40% ?


Erreurs cumulées

En premier lieu, l’Office a comptabilisé les 325 000 Palestiniens résidant à l’étranger. Ceci équivaudrait à recenser les 800 000 Israéliens qui habitent aux Etats Unis ! Ensuite, les quelques 200 000 habitants de Jérusalem figuraient à deux reprises comme habitants à l’intérieur de la ligne verte et en Cisjordanie. En outre, l’Office Palestinien a surestimé le nombre des naissances de 300 000 et surtout, il avait compté sur une grande immigration d’arabes israéliens vers la Cisjordanie alors que l’on assista en réalité à une émigration vers Israël, ceci se traduisit par une erreur de 300 000 personnes. Pour finir, une centaine de milliers de Palestiniens avaient reçu une carte d’identité israélienne et pourtant ils continuaient de figurer comme résidents de Cisjordanie. Pour finir, la preuve irréfutable nous fut fournie par ce même Office : le nombre de votants en Cisjordanie était de 760 000 en 1997, ce qui correspond bien à une population de 1 400 000.

Ces corrections ont été apportées en 2006 par les travaux de Bennett Zimmermann et Roberta Seid présentés lors de la Conférence d’Herzliya. Ce rapport fut d’emblée salué pour son sérieux, et sa fiabilité contrairement aux chiffres palestiniens qui reposaient sur des prévisions et non des recensements. Il donne une toute autre perspective quant à l’avenir de l’ensemble de la population juive à l’ouest du Jourdain. Il faut, en outre, ajouter que le taux de natalité des Arabes baisse depuis des années dans tous les pays du Proche Orient y compris chez les Palestiniens. En revanche, celui des Juifs augmente, au point qu’à Jérusalem les taux de natalité des deux communautés sont à égalité avec 3.9 enfants par femme. En conclusion, les Juifs représentent 67% de la population sur le territoire entre le Jourdain et la mer et leur majorité n’est nullement menacée. Pour ce qui est d’Israël sans la Cisjordanie, la majorité juive est encore plus confortable : elle se situait en 2000 à 78% pour 18% d’arabes et les prévisions pour 2025 sont de 70% de Juifs et 25% d’arabes musulmans, chrétiens et druzes. *


Arabes Israéliens : la double allégeance ?

En 1948, lors de la déclaration d’indépendance d’Israël, David Ben Gourion avait promis aux Arabes qui n’avaient pas quitté le pays « une citoyenneté pleine et entière et une représentation dans les instances » du jeune état. Depuis cette époque, Israël a tenté de tenir ses promesses et le développement socioculturel des arabes israéliens compte parmi les premiers dans le monde islamique. En tout état de cause, on ne s’attendait pas à ce qu’ils deviennent de fervents sionistes mais on pouvait néanmoins en espérer un minimum de loyauté envers un état qui leur accorde une couverture sociale comparable à celle des pays développés, un droit à l’éducation qui leur permet d’accéder aux meilleures universités du pays et surtout une liberté d’expression encore inconnue dans le monde arabe.

Une étude récente de l’Israel Democracy Institute montre que le principal problème de ces Arabes réside dans leur identification. En effet, ils sont culturellement et religieusement proches des Palestiniens et de plus en plus, ils s’identifient avec eux au point de soutenir leur combat contre l’état juif. Ceci fut mis en évidence pour la première fois, lors des « évènements d’octobre 2000, » lorsqu’à l’occasion du début de la deuxième Intifada, les arabes israéliens organisèrent des manifestations d’une grande violence dont la répression par la police fit 13 morts.

A partir de ce moment, les Israéliens ont perdu leurs illusions sur la possibilité d’une coexistence pacifique dans un cadre national et les arabes de leur côté ont ouvertement pris le parti des ennemis de l’état hébreu. On se souvient des voyages en Syrie du député Azmi Bishara et de ses déclarations invitant à la poursuite de la lutte armée contre Israël !


Un serment d’allégeance obligatoire aux Etats-Unis et au Canada

Plus grave encore, lors du récent conflit à Gaza les arabes israéliens, ont pris fait et cause pour le Hamas au lieu de se sentir solidaires de l’état dont ils sont citoyens. Les violentes manifestations qui ont agité les agglomérations arabes et les accusations de crimes contre l’humanité des députés arabes de la Knesset ont définitivement fait tomber les masques. De fait, les sondages font apparaître que seul un tiers des Arabes sont fiers d’être israéliens et considèrent qu’Israël constitue une partie intégrante de leur identité contre respectivement 85% et 64% des habitants juifs du pays.

A la suite des écarts de langage et de conduite des députés arabes, une majorité de la Knesset s’est déclarée contre la participation de ces partis aux élections qui viennent d’avoir lieu. Mais comme à son habitude, la Cour Suprême en a décidé autrement et ces partis ont pu récolter leurs traditionnels 11 sièges.

Toutefois, pendant cette dernière campagne électorale et pour la première fois le principe de la représentativité des arabes israéliens à été remis en cause. Il est clair que le slogan d’Avigdor Libermann « sans loyauté pas de citoyenneté » a été au centre des débats bien que les sujets de discussions ne manquent jamais en Israël. Son projet de prestation de serment d’allégeance a soulevé une vague de protestation inouïe alors que les USA, tout comme le Canada, l’exigent depuis toujours. Ainsi, aux Etats Unis, le candidat à la naturalisation doit s’engager à la fidélité envers son pays d’adoption, au respect de ses lois et à ne pas porter atteinte à sa sécurité. L’Europe, trop politiquement correcte pour être honnête, continue à conditionner l’acquisition de la nationalité au droit du sol. Cet anachronisme nous a permis d’entendre huer la Marseillaise lors des matches de football entre la France et l’Algérie.

Le vote massif des électeurs israéliens pour Liberman et son parti Israel Beitenou prouve qu’ils ne s’y sont pas trompés et qu’ils n’ont pas hésité à répondre aux vraies questions. En effet, une autre étude du même Israel Democracy Institute établit que la moitié des Israéliens se définit d’abord comme Juifs et l’autre moitié en tant qu’Israéliens en premier lieu. Pour ce qui est des ultra-orthodoxes, 77% se déclarent Juifs avant tout et aucun ne se qualifie d’Israélien. Dans ce contexte, il est trop facile de taxer Liberman de racisme pour faire l’économie d’un débat car en réalité, il faudrait demander ce serment d’allégeance à tous les citoyens lorsqu’ils atteignent 18 ans et deviennent électeurs. Ainsi, les nouveaux immigrants confirmeraient leur attachement à leur pays d’adoption, les Arabes leur loyauté à leur patrie et dans le même temps, les haredim qui ne fêtent pas le jour de l’Indépendance du pays ou la commémoration de la Shoah, pourraient affirmer leur soutien au seul état juif dans le monde.

* Il existe un troisième groupe constitué d’immigrants non-juifs qui varie de 4 à 5%.

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