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Publié par Dreuz Info le 13 mars 2009

  
  
  

  

Michel Garroté – Vendredi 13 mars 2009

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Quel bazar !  Dans sa toute récente Lettre aux évêques,  Benoît XVI confirme qu’il n’avait pas pris connaissance des déclarations négationnistes de Mgr Williamson au moment de la levée de l’excommunication de quatre évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.  En effet,  la levée en question a d’abord été signée,  en janvier 2009 ;  puis,  rendue publique,  quatre jours plus tard.  C’est dans ce court laps de temps (entre signature et publication),  en janvier 2009,  qu’une interview (avec déclarations négationnistes de Williamson),  effectuée en novembre 2008 (donc deux mois auparavant),  a comme par enchantement été diffusée,  pour la première fois,  et aussitôt abondamment relayée,  sur Internet,  puis dans la presse (j’ai publié de nombreuses analyses à ce propos ces six dernières semaines et le lecteur est donc libre de les lire ou de les relire).

Interview de Williamson relayée sur Internet et dans la presse,  avec cette phrase totalement inexacte :  « Evêque négationniste réintégré dans l’Eglise ».  Phrase totalement inexacte car Benoît XVI a clairement dit :  « tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies,  la Fraternité [Saint-Pie X] n’a aucun statut canonique dans l’Eglise,  et ses ministres – même s’ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Eglise ».

J’aimerais – aussi – rappeler que Benoît XVI a relevé dans le passé et relève encore dans le présent l’anachronisme,  la suffisance    et  la présomption du clergé de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.  Et pour avancer,  je publie ci-dessous un certain nombre de réactions à chaud – catholiques et non-catholiques – réactions à la toute récente Lettre aux évêques de Benoît XVI.

Dans un article intitulé « Les erreurs du Vatican »,  Guy Senbel,  pour Guysen International News,  le vendredi 13 mars 2009,  écrit (début des extraits de l’article de Guy Senbel) :  « Cette semaine,  nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la levée de l’excommunication de Mgr Richard Williamson et les erreurs reconnues par le Vatican jeudi 12 mars dans la gestion de cette affaire.  Il est rare que le Saint-Siège justifie ses décisions a posteriori.  Il est encore plus rare qu’il reconnaisse ses erreurs.  Dans une lettre de six pages adressée aux évêques,  Benoît XVI assure qu’il n’avait pas pris connaissance des déclarations négationnistes de Mgr Williamson avant de décider sa réintégration…  Cette drôle d’excuse suscite déjà l’ironie de la part de nombre de commentateurs sceptiques.  Il est vrai que les propos tenus par l’évêque révisionniste devant les caméras d’une chaîne de télévision suédoise le 21 janvier,  et diffusés le même jour sur Internet,  avaient suscité l’indignation,  tant dans les rangs de l’Eglise catholique que parmi les institutions juives dans le monde entier.  Difficile de croire que l’information aurait échappé au service de presse et de communication du Vatican.  Dans sa lettre, Benoît XVI estime que le problème aurait pu être évité si le Vatican utilisait davantage Internet…  Trois jours plus tard,  et malgré la controverse suscitée,  le 24 janvier, le pape levait l’excommunication de Mgr Williamson et de trois autres évêques traditionalistes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée en 1970 par l’évêque schismatique français Marcel Lefebvre.  (…)  En choisissant de réintégrer au sein de l’Eglise catholique un évêque qui s’est fait le défenseur de thèses révisionnistes,  le Vatican a bien commis une erreur.  Dans sa lettre de six pages, « très personnelle, très angoissée,  très peinée,  mais très honnête »,  selon la déclaration d’un évêque italien ayant requis l’anonymat,  le pape dit avoir tiré les leçons de la crise et promet que ses services recourront désormais davantage à Internet.  Pour Benoît XVI,  il était impossible de prévoir que l’affaire Williamson pourrait nuire à la cohésion de l’Eglise,  qu’il pensait au contraire servir en levant son excommunication.  Benoît XVI se dit en outre très peiné des critiques dont il a fait l’objet de la part de catholiques et juge l’Eglise menacée par les querelles internes.  (…)  Mgr Williamson,  qui estime le nombre de victimes juives à 200 000 ou 300 000 personnes,  a regretté le tort causé par ses propos mais ne s’est pas rétracté,  malgré les exigences du Vatican.  Comment accepter qu’au nom de l’unité,  l’Eglise réintègre des évêques animés d’une volonté de remettre en cause l’existence du plus grand crime de l’histoire ?  (…)  Depuis le Concile Vatican II, les relations judéo-catholiques vont, malgré les tentations révisionnistes d’une certaine frange de l’Eglise catholique, en s’améliorant. En 1987, Jean-Paul II s’était rendu à la grande synagogue de Rome. On se souvient de son discours sur « les frères aînés ». On se souvient aussi de sa visite historique à Jérusalem. La prochaine visite en Israël du pape Benoît XVI s’inscrit aussi dans une logique de rapprochement et de compréhension mutuelle  (…) » (fin des extraits de l’article de Guy Senbel).

Sur PRO LITURGIA on peut lire (début de l’article PRO LITURGIA:  « Oui,  honteuse,  cette Lettre !  Evidemment pas pour le pape,  mais pour tous les fidèles catholiques – surtout les prêtres et les évêques – qui,  par leurs jérémiades et leurs déclarations irréfléchies,  ont obligé le Saint-Père à devoir l’écrire.  Lorsque a été connue la levée des excommunications,  on a entendu bien des clercs déclarer,  la larme de circonstance à l’œil,  qu’ils avaient « mal à l’Eglise ».  Eh bien que ceux-là sachent que la Lettre que vient d’adresser le Pape Benoît aux évêques contraint bien des fidèles à dire qu’ils ont « très mal à leurs prêtres ».  Pas à tous,  bien sûr et heureusement,  mais à beaucoup tout de même.  Car ils ont fait beaucoup de mal.  Et la douleur éprouvée par le Saint-Père – douleur que nous voulons partager avec lui – est pleinement exprimée dans cette phrase de sa Lettre :   « J’ai été peiné du fait que même des catholiques,  qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu’il en était,  aient pensé devoir m’offenser avec une hostilité prête à se manifester. »  Même des catholiques ont pensé devoir offenser le Successeur de Pierre…  Honte,  honte,  honte à nous !  Le Pape poursuit :  « Une autre erreur,  qui m’attriste sincèrement,  réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n’ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication. »  C’est exactement ce que laissait entendre Mgr Aillet :  des pasteurs n’ont pas fait correctement leur boulot.  Le Saint-Père en arrive alors à la question de fond en précisant clairement que  « tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies,  la Fraternité [Saint-Pie X] n’a aucun statut canonique dans l’Eglise,  et ses ministres – même s’ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Eglise.  (…)  Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l’acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes.  (…)  On ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Eglise à l’année 1962,  ceci doit être bien clair pour la Fraternité.  Cependant,  à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile,  il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Eglise.  Celui qui veut obéir au Concile,  doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit ».  Voilà qui devrait mettre un terme définitif à tous les commentaires prétendument autorisés,  de quelque bord qu’ils viennent :  du bord de ceux qui gênent l’autorité magistérielle comme du bord de ceux qui se proclament les « grands défenseurs du Concile »… et interdisent aux fidèles d’appliquer les décisions prises par Vatican II.  Enfin,  Benoît XVI rappelle ce qui est essentiel dans sa mission pastorale et qui a été malheureusement perdu de vue par beaucoup :  « La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle :  ‘Toi affermis tes frères’ (Lc 22, 32).  (…)  A notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter,  la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu.  Non pas à un dieu quelconque,  mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ;  à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour poussé jusqu’au bout (cf. Jn 13, 1) – en Jésus Christ crucifié et ressuscité.  En ce moment de notre histoire,  le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu,  l’humanité manque d’orientation,  et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein.  Conduire les hommes vers Dieu,  vers le Dieu qui parle dans la Bible :  c’est la priorité suprême et fondamentale de l’Eglise et du Successeur de Pierre aujourd’hui.  D’où découle,  comme conséquence logique,  que nous devons avoir à cœur l’unité des croyants.  En effet,  leur discorde,  leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu’ils disent de Dieu ».  Que tous les fidèles qui,  à chaque messe,  entendent ou prononcent les paroles :  « Souviens-toi,  Seigneur,  de ton Eglise répandue à travers le monde :  fais-la grandir dans ta charité avec notre Pape Benoît,  notre Evêque… »  aient bien conscience de ce qu’ils prient.  Cela ne devrait pas leur poser de problème depuis que les célébrations se font dans une langue qu’ils comprennent !  Merci,  Saint-Père,  et pardonnez-nous de ne pas être toujours à vos côtés » (fin de l’article PRO LITURGIA).

Dans un Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X,  on peut lire :  « Le pape Benoît XVI a adressé une Lettre aux évêques de l’Eglise catholique,  en date du 10 mars 2009,  dans laquelle il leur fait savoir les intentions qui l’ont guidé dans ce pas important que constitue le Décret du 21 janvier 2009.  Après le récent « déchaînement d’un flot de protestations »,  nous remercions vivement le Saint Père d’avoir replacé le débat à la hauteur où il doit se tenir,  celle de la foi.  Nous partageons pleinement son souci prioritaire de la prédication « à notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter ».  L’Eglise traverse,  en effet,  une crise majeure qui ne pourra être résolue que par un retour intégral à la pureté de la foi.  Avec saint Athanase,  nous professons que « Quiconque veut être sauvé,  doit avant tout tenir la foi catholique :  celui qui ne la garde pas intègre et inviolée ira,  sans aucun doute, à sa perte éternelle » (Symbole Quicumque).  Loin de vouloir arrêter la Tradition en 1962,  nous souhaitons considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours,  partout et par tous » (Commonitorium),  sans rupture et dans un développement parfaitement homogène.  C’est ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à l’évangélisation demandée par le Sauveur (cf. Matthieu 28,19-20).  La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X assure Benoît XVI de sa volonté d’aborder les entretiens doctrinaux reconnus comme « nécessaires » par le Décret du 21 janvier,  avec le désir de servir la Vérité révélée qui est la première charité à manifester à l’égard de tous les hommes,  chrétiens ou pas.  Elle l’assure de sa prière afin que sa foi ne défaille pas et qu’il puisse confirmer tous ses frères (cf. Luc 22,32).  Nous plaçons ces entretiens doctrinaux sous la protection de Notre Dame de Toute Confiance,  avec l’assurance qu’elle nous obtiendra la grâce de transmettre fidèlement ce que nous avons reçu,  « tradidi quod et accepi » (I Cor. 15,3).  Menzingen, le 12 mars 2009,  + Bernard Fellay (fin du Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X).

Dans un petit article intitulé « Mgr Fellay pris au mot ? »,  l’abbé Guillaume de Tanoüarn écrit :  « Après la Lettre aux évêques du monde,  produite par Benoît XVI aujourd’hui,  Mgr Fellay,  supérieur de la FSSPX s’est félicité que le débat se trouve ainsi élevé par le pape lui-même au niveau qu’il mérite :  le niveau doctrinal.  Mais peut-on parler doctrine avec le pape d’égal à égal ?  Ce pape  (…)  profondément conscient de sa dignité ne le conçoit certainement pas.  La partie apparaît donc hélas particulièrement difficile pour Mgr Fellay désormais,  quoi qu’il en dise.  Et peut-être pas seulement pour lui s’il est vrai que c’est la « ligne Castrillon » (celle d’un accord tout pratique) qui se trouve aujourd’hui désavouée implicitement dans la Lettre aux évêques (blogspot) » (fin de l’article de l’abbé Guillaume de Tanoüarn écrit).

Nicolas Senèze sur vatican-integristes.blogs.la-croix écrit (début de l’article de Nicolas Senèze) :  « D’un côté les intégristes,  un groupe « à la dérive loin de l’Église »,  comprenant « différents éléments déformés et malades »,  dont Benoît XVI relève la « suffisance »,  la « présomption »,  la « fixation sur des unilatéralismes »  et  dont il rappelle à deux reprises que prêtres et évêques  « n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église »…  De l’autre,  un certain nombre de catholiques aux propos pleins d’« amertume »,  « d’une véhémence telle qu’on n’en avait plus connue depuis très longtemps »,  qui  « accusaient ouvertement le pape de vouloir revenir en arrière,  au temps d’avant le Concile »  et  ont cherché à  l’« offenser avec une hostilité prête à se manifester »,  usant « d’une liberté mal interprétée ».  Vraiment,  ce pape qui a choisi comme devise « Coopérateurs de la Vérité » n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit de dire clairement les choses.  Et pour renvoyer dos à dos les deux extrêmes dont il craint,  depuis le début,  que le combat ne déchire définitivement l’Église.  C’est déjà ce qu’il disait dans son Discours du 22 décembre 2005 à la Curie romaine.  Sur un ton plus théologique et moins blessé que dans sa Lettre aux évêques,  il se refusait à envisager le concile Vatican II comme une « rupture » dans l’Église.  « A certains de ceux qui se proclament comme les grands défenseurs du Concile »,  celui qui y fut un jeune et brillant expert souligne que l’Église n’a pas commencé en 1962.  « Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église, insiste-t-il.  Celui qui veut obéir au Concile doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit. ».  Aux intégristes de la Fraternité Saint-Pie X,  il rappelle qu’« on ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Église à l’année 1962 ».  Surtout, pour Benoît XVI, il est « clair » que le problème qui persiste avec les intégristes demeure « l’acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des pape ».  « Tant que ces questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a aucun statut dans l’Église »,  prévient Benoît XVI.  Tel va donc être l’enjeu des discussions doctrinales qui auront lieu sous l’égide de la Congrégation pour la doctrine de la foi,  à qui est désormais rattachée la Commission Ecclesia Dei (manière d’écarter le cardinal Castrillon Hoyos,  discrètement sanctionné pour son attitude jugée complaisante envers les intégristes,  au point d’avoir mis imprudemment le pape dans l’embarras).  Il ne faut pas oublier que,  par le passé, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a déjà été responsable du « Dossier Lefebvre »,  avec le cardinal Seper,  puis son successeur le cardinal Ratzinger.  La première fois,  Mgr Lefebvre avait très mal vécu la procédure (la même que pour tous ceux dont les écrits sont examinés par l’ex Saint-Office),  qu’il avait comparé à « un véritable procès ».  La deuxième fois avait abouti à l’accord du 5 mai 1988,  dénoncé dès le lendemain par Mgr Lefebvre,  qui refusait justement les « innovations du Concile ».  Cette fois encore les discussions seront difficiles.  « L’Eglise traverse, en effet,  une crise majeure qui ne pourra être résolue que par un retour intégral à la pureté de la foi »,  affirme Mgr Fellay dans le communiqué qui a suivi la publication de la lettre de Benoît XVI.  On ne peut dire plus clairement que Fraternité Saint-Pie-X n’entend toujours pas accepter pleinement l’enseignement du Concile.  Il se trouve qu’au moment d’envoyer ce billet,  l’auteur reçoit le livre ‘L’Église,  une communauté toujours en chemin (Bayard), ^traduction d’un livre publié en 1991 par le cardinal Joseph Ratzinger.  Le futur pape s’y interroge sur la façon de  « transformer »  l’Église et de  « la rendre meilleure »,  sans  « tout briser ».  C’est donc sur ce chemin,  étroite et difficile ligne de crête entre les extrêmes,  que Benoît XVI tâche aujourd’hui d’entraîner l’Église » (fin de l’article de Nicolas Senèze).

Benoît XVI a relevé dans le passé et relève encore dans le présent l’anachronisme,  la suffisance    et  la présomption du clergé de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.  A cet égard,  le communiqué diffusé à chaud par cette Fraternité est plutôt éloquent.  Avec 25 lignes seulement,  la Fraternité réussit néanmoins – dans son communiqué – à effectuer pas moins de  cinq citations (saint Athanase avec Symbole Quicumque ;  saint Vincent de Lérins avec Commonitorium ;  saint Matthieu  28,19-20 ;  saint Luc  22,32 ;  et saint Paul  I Cor. 15,3).  Une colossale finesse cherchant à démontrer que la Fraternité s’appuie sur cinq saints,  dont deux évangélistes et un apôtre,  et que par conséquent,  c’est elle qui a raison sur toute la ligne.  Evidemment.  Et par conséquent,  l’Affaire est loin d’être terminée…

© 2009 Michel Garroté http://monde-info.blogspot.com


  

  
  
  

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