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Publié par Dreuz Info le 28 mars 2009

Un  journaliste arabe  dénonce l’ambiance pro-palestinienne des campus américains

L’auteur est un journaliste arabe israélien de haut niveau, attaché au « Jérusalem Post». Il ne fait pas mystère de son appréciation de la démocratie israélienne  ce qui lui vaut souvent d’être perçu comme un traître, par les Palestiniens irrédentistes. A propos de son texte publié sur le  site Hudson New York, on lira, avec intérêt,  que  dans son article dont nous indiquons le lien, ci-après (1),  que Khaled Abu Toameh dénonce   le  véritable ordre du jour pro palestinien sur certains campus américains.

 

 « A l’occasion de quelques récentes visites de campus universitaires des Etats-Unis, j’ai découvert qu’on y trouve davantage de sympathie pour le Hamas qu’à Ramallah.

 

En écoutant certains étudiants et professeurs sur ces campus, j’ai eu un moment l’impression que j’étais face à des porte-parole du Hamas ou à des candidats à l’attentat suicide.

 

On m’a dit, par exemple,

 

·         Qu’Israël n’a pas le droit d’exister ; 

·         Que le « régime d’apartheid » d’Israël est pire que celui qui a sévi en Afrique du Sud ;

 

·         Et que l’Opération « Plomb Fondu » a été lancée parce que le Hamas commençait à montrer des signes d’intérêt pour l’instauration de la paix, et non [comme le prétend Israël] à cause des missiles que le mouvement islamique lançait sur les communautés israéliennes.

 

 

On m’a dit également que le haut dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti, qui purge cinq peines de prison à vie pour avoir conçu et organisé des attentas terroristes contre des civils israéliens, a été mis derrière les barreaux uniquement parce qu’il s’efforçait de promouvoir la paix entre les Israéliens et les Palestiniens.

 

De plus, on m’a dit que tout ce que l’on raconte sur la corruption financière de l’Autorité Palestinienne est de la « propagande sioniste », et que Yasser Arafat a fait des choses magnifiques pour son peuple, dont la création d’écoles, d’hôpitaux et d’universités.

 

La bonne nouvelle, c’est que ces remarques n’étaient le fait que d’une minorité de gens sur les campus, qui se définissaient eux-mêmes comme « pro Palestiniens », quoique l’écrasante majorité d’entre eux n’étaient ni Palestiniens, ni même Arabes, ou musulmans.

 

La mauvaise nouvelle, c’est que ces groupes d’activistes/voyous intransigeants tentent d’intimider quiconque ose dire des choses qu’ils n’aiment pas entendre.

 

Les lobbyistes « pro Palestiniens » autoproclamés étant incapables de contester les faits présentés par un orateur, ils recourent au harcèlement verbal.

 

Par exemple, j’ai été traité d’ »idiot » sur un campus pour avoir dit qu’une majorité de Palestiniens avaient voté pour le Hamas aux élections de janvier 2006, parce qu’ils en avaient soupé de la corruption financière de l’Autorité Palestinienne.

 

Sur un autre campus, j’ai été baptisé de « porte-parole des sionistes » pour avoir dit qu’Israël a une presse libre. Et dans un autre, quelqu’un m’a dit que j’étais un « menteur » parce que j’avais affirmé que Barghouti avait été condamné à cinq peines de prison à vie en raison de son rôle dans le terrorisme.

 

Et puis, il y a eu le campus (de Chicago), où j’ai été accueilli avec des croix gammées peintes sur des posters qui annonçaient ma conférence. Bien entendu, ceux qui avaient fait cela se sont bien gardés d’assister à ma causerie, incapables qu’ils étaient de  contredire quelqu’un [comme moi] qui travaille cette question depuis près de 30 ans.

 

Ce qui m’a le plus frappé est le fait que beaucoup de ceux que j’ai rencontrés sur le campus soutenaient le Hamas et croyaient en son droit de « résistance à l’occupation », même si cela impliquait de déchiqueter des enfants et des femmes dans un bus au centre de Jérusalem.

 

Je n’avais jamais imaginé que j’aurais besoin de protection policière pour parler dans une université américaine. Je suis allé sur de nombreux campus palestiniens, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, et je ne me souviens pas d’un seul cas d’intimidation ou de harcèlement verbal à mon encontre.

 

Ironie de l’affaire, les nombreux Arabes et musulmans que j’ai rencontrés sur les campus faisaient preuve de beaucoup plus de compréhension de mes « analyses impartiales », auxquelles ils faisaient même bon accueil. Après tout, les vues que j’exprimais n’étaient pas très différentes de celles des dirigeants tant d’Israël que de l’Autorité Palestinienne. Ces vues incluent le soutien à une solution à deux Etats et l’idée de coexistence entre Juifs et Arabes dans cette partie du monde.

 

Ce qu’on appelle la « junte » pro-palestinienne sur les campus, n’a rien d’autre à offrir que la haine et le dénigrement de la légitimité d’Israël. Si ces gens se souciaient vraiment des Palestiniens, ils feraient campagne pour une bonne gouvernance et pour la promotion des valeurs de la démocratie et de la liberté en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

 

Leur haine d’Israël et de ce qu’il défend les a aveuglés au point qu’ils ne se préoccupent plus des véritables intérêts des Palestiniens, à savoir : la nécessité de mettre fin à l’anarchie et à l’illégalité, et de démanteler toutes les bandes armées qui sont responsables de la mort de centaines de Palestiniens innocents, au cours des quelques années écoulées.

 

La majeure partie de ces militants admettent ouvertement qu’ils n’ont jamais visité Israël ni les territoires palestiniens. Ils ne savent pas – et ne veulent pas savoir – qu’ici, Juifs et Arabes commercent, étudient ensemble, et se rencontrent chaque jour, parce qu’ils sont destinés à vivre ensemble dans cette partie du monde. [Ces gens] ne veulent pas entendre dire que, malgré tous les problèmes, la vie continue et que des parents arabes et juifs ordinaires qui se lèvent le matin, veulent seulement envoyer leurs enfants à l’école et aller au travail, puis revenir chez eux en toute sécurité et pacifiquement.

 

Ce qui se passe sur les campus américains n’a pas pour but de soutenir les Palestiniens, mais bien plutôt de susciter la haine envers l’Etat juif. Il ne s’agit pas du tout de mettre fin à l’ »occupation », mais bien plutôt de mettre fin à l’existence d’Israël.

 

De nombreux dirigeants de l’Autorité Palestinienne et du Hamas, avec lesquels je me suis entretenu dans le cadre de mon travail de journaliste, donnent l’impression d’être beaucoup plus pragmatiques que la plupart des anti-Israéliens et pro Palestiniens des campus [américains].

 

Au long des 15 années écoulées, on a beaucoup écrit et dit à propos du fait que les manuels scolaires palestiniens ne promeuvent ni la paix ni la coexistence, et que les médias palestiniens publient souvent du matériau hostile à Israël.

 

Bien que cela soit vrai, il ne faut pas ignorer le fait que les campagnes anti-Israël, qui ont lieu dans les campus américains, ne sont pas moins dangereuses. Ce qui s’y passe n’entre pas dans le cadre de la liberté d’expression. Il s’agit plutôt de la liberté de semer la haine et la violence. Aussi, nous ne devrons pas être surpris que la prochaine génération de djihadistes soit issue non de la bande de Gaza, ou des montagnes et des mosquées du Pakistan et de l’Afghanistan, mais des campus universitaires de tous les Etats-Unis.

 

 

Khaled Abu Toameh

 

(1) Source: Hudson New York Website (24 mars 2009)

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israel :

 

Nous tenons à remercier Khaled Abu Toameh pour son  témoignage qui vient des Etats-Unis. Il est certain que les milieux universitaires, en Occident,  sont devenus des champs libres pour la propagande terroriste pro-palestinienne. C’est le signe de l’approche d’une catastrophe qui, progressivement, s’organise dans le monde, un témoignage alarmant du laisser faire des pays s’y soumettant.

 

Nous évoquons  ici  l’odieuse invitation réservée, en 2007,  par l’université américaine de Columbia à Mahmoud Ahmadinejad. Mais aussi l’initiative de l’Université d’Oxford  qui a organisé un débat autour de la question «Israël a-t-il le droit d’exister ?» .Deux universitaires détracteurs d’Israël  débattaient, dont le très contesté Norman Finkelstein professeur à Chicago, et antisémite notoire (auteur de «Shoah Business»).

Enfin,  nous rappelons ici l’incident récent qu’a vécu  monsieur Shimon Pères, qui  était en Grande-Bretagne le 18 novembre 2008. Lors de son discours devant un millier d’étudiants à  l’université d’Oxford, le président israélien s’est fait interrompre par des activistes pro palestiniens qui l’ont traité de « criminel de guerre ».

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