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Publié par Dreuz Info le 11 avril 2009

La paix se prépare aussi avec l’éducation et l’information ; c’est le message qu’a toujours prôné Israël, convaincu qu’une éducation pacifiste est la garantie solide d’une paix durable.

 

Sans vouloir entrer ici dans les détails du  système éducatif israélien, on pourrait  juste se contenter  par évoquer l’exemple de la ministre sortante de l’éducation, Youli Tamir, qui a oeuvrée, à travers les deux ans qu’elle a passé à la tête du ministère israélien de l’Education, en faveur  la réconciliation  et  l’égalité des chances accordées aux Arabes israéliens.

 

En Septembre 2008, elle a inaugurée, par exemple, deux établissements scolaires dans le quartier arabe d’Oum Lisone à Jérusalem. Elle a même choisie un des meilleurs emplacements pour établir ces deux écoles, à proximité de la pittoresque promenade d’Armon Anatsiv où l’on peut admirer une vue imprenable sur la Vieille ville ». L’établissement se subdivise en deux antennes, l’une réservée aux garçons et la seconde aux filles.

 

Ces deux  bâtiments flambeaux neufs ont  été construits  pour manifester sa gratitude  pour les citoyens arabes de la ville et dans un souci d’offrir un meilleur cadre pour l’enseignement des enfants de cette minorité. Youli Tamir a visité,  ce jour là, la salle de classe  réservée pour les petites filles, lorsque l’une d’elles prend alors la parole pour la  remercier, visiblement émue, de sa présence. « Merci de nous faire l’honneur d’être ici aujourd’hui, l’école est très belle et nous allons pouvoir apprendre dans de bonnes conditions » dit dans  un hébreu enfantin, la petite fille voilée.

 

Avant de “remettre son tablier”, fin mars 2009, à son successeur Gideon Saar (Likoud),  Madame Youli Tamir a voulu former  une équipe chargée de mettre en oeuvre le Rapport Salomon-Issawi, qu’elle a elle-même initiée en 2008, qui veut  rapprocher de manière notoire les communautés juives et arabes, suite à la montée des tensions au sein de la société israélienne.

 

Ce Rapport, même si officiellement il n’est pas d’essence politique, il traduit le souci            d’amélioration de la coexistence entre les deux communautés et promouvoir ce rapprochement. Les sujets abordés par les rédacteurs touchent “ le respect mutuel entre communautés” et la question du “dialogue entre les communautés”.  Le Rapport Salomon- Issawi propose aussi  de renforcer  “l’égalité des droits pour la minorité Arabe”.

 

 

Parmi les nombreuses mesures concrètes proposées par ce Rapport préparer par la ministre sortante Youli Tamir:  cours communs et multiplication des rencontres entre Juifs et Arabes dans divers domaines, apprentissage de l’histoire et de la culture de l’autre, enseignement obligatoire de la langue Arabe dans les écoles juives, création d’ouvrages scolaires exprimant la connaissance de l’identité nationale des autres communautés, création d’écoles mixtes, formation d’enseignants adaptés à cette nouvelle direction pédagogique, nominations d’enseignants arabes dans des écoles juives et d’enseignants juifs dans des écoles arabes, promotion de mouvements de jeunesses mixtes, promotions de tous les organismes qui agissent dans le domaine du rapprochement judéo-arabe  etc.

 

Le ministre de l’Education tient un rôle clé dans la formation des dirigeants de demain dans chaque pays. Youli Tamir n’est pas la première, ni la dernière des ministres  israéliens à ce poste clé, qui  a travaillé dans le sens du renforcement d’une éducation pacifiste basée sur l’égalité et le  respect mutuel entre communautés. Dans un souci d’encouragement de la tolérance, le ministère israélien de l’Éducation a  même créé un Département  spécial pour l’Éducation de la démocratie et de la coexistence. L’objectif de cette unité est de former les enseignants à développer des programmes pertinents pour promouvoir une éducation pacifiste basée sur le respect et le dialogue.

 

Mais cette approche,  notons le-bien, ne peut réussir que si elle est entièrement réciproque par les pays arabes, ce qui n’est malheureusement pas  le cas. En Syrie  par exemple,  l’histoire de l’Etat hébreu est enseignée dans les livres d’école, mais  Israël ne figure jamais sous son nom dans les atlas vendus en Syrie  où s’étale la «Palestine» de la Méditerranée au Jourdain. Au nom du refus de la «normalisation»,  il n’a pas  de livres  qui  mentionnent Israël  dans les librairies, ni de films pacifistes.

 

Aucun responsable éducatif arabe ne sera prêt à sensibiliser en quoi que ce soit ses élèves au droit des Juifs à posséder un Etat dans cette région. C’est exactement le contraire qui se passe depuis des années, et qui se traduit par une radicalisation de le jeunesse arabe et sa solidarité de plus en plus affichée avec les ennemis d’Israël et les mouvements terroristes palestiniens.

 

L’éducation que reçoivent les populations de Gaza est  aussi l’inverse absolu d’une éducation propice à la paix. Elle ressemble plutôt à une immense et monstrueuse incitation à la haine. Un bourrage de crâne incessant et intensif, qui déborde de haine envers les juifs, d’exhortations au crime et au suicide (1).

 

Alors qu’Israël éduque ses enfants à la tolérance et à la Paix, certains continuent à réintroduire les concepts de base d’une idéologie nocive et dangereuse prônée depuis des années de façon à  façonner la société arabe  de demain selon des idées de l’islamisme le plus radicale et qui risque de porter atteinte de manière directe et  sournoise à l’éducation des enfants.

Avec l’argent de la communauté internationale, le régime théocratique de Gaza continue,  par exemple, à introduire dans les programmes des concepts favorables à ceux qui ne rêvent que de  chasser  les juifs de cette région, suivant ainsi la course suicidaire d’une partie minoritaire mais hyper influente de la société palestinienne.

 

Il est crucial que les arabes, et en premier lieu les palestiniens, commencent à revoir  l’Education  donner  à leurs enfants et qui saura redonner à l’Education ses lettres de noblesse, et qui jettera la culture  morbide qui sanctifie  la violence.

 

Il est tout à fait honorable pour Israël de voire que ses programmes scolaires appellent davantage au respect de l’Autre et à la lutte contre les préjugés. Cette  politique  d’apaisement  serait souhaitable dans le système scolaire arabe.

 

L’Education peut être une arme autant salavtrice que destructrice. Certains pays aujourd’hui  comme la Syrie et l’Iran   sanctifient le terrorisme et le mettent au goût du jour. Dans ces pays, la haine des Juifs est  similaire au modèle nazi, propagée est partagée par la vaste majorité. Les appels islamistes à l’extermination du peuple juif et à la destruction d’Israël est le thème dominant dans  les mosquées, les séminaires, les universités et les parutions médiatiques dans ces  pays .L’implication des soi-disant « élites » intellectuelles   dans cette course suicidaire demeure virulente (2).

 

La regrettée psychanalyste franco-israélienne Eliane Amado Lévy-Valensi avait l’habitude de dire ” que dans le chemin d’une nécessaire et inéluctable réconciliation future entre Israël et Ismaël, les deux civilisations, la juive et l’arabe devaient chacune  se libérer de sa propre névrose: les Juifs doivent cesser de se mettre sans cesse à la place de l’Autre, et les Arabes doivent cesser de penser que pour qu’ils puissent exister, l’Autre devait disparaître”.


Beaucoup de chemin encore à parcourir…

 

 

Ftouh  Souhail

Citoyen du Monde

 

(1) Voici les méthodes pédagogiques employées par le Hamas :

http://www.103.fm/programs/event.aspx?R8r06VQ=EIDG&c41t4nzVq=JK#


(2) Le ministre de l’éducation d’un état aussi progressiste que la Syrie écrit au directeur général de l’UNESCO : « La haine que nous inculquons à nos enfants est une haine sainte.« 

Khartoum, le 3 février 2009, le ministre syrien de l’Education Dr Ali Sa’d lors de la Deuxième conférence islamique des ministres chargés de l’enfance.

 

 

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