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Publié par Dreuz Info le 13 avril 2009

De guerre lasse

 

Je n’écris plus depuis quelque temps. Je n’écris pas pour me répéter mais pour informer des lecteurs d’une analyse neuve et inédite, c’est pourquoi, il peut se passer du temps avant un nouvel article. Spécialiste des actions psychologiques civiles et militaires je pourrais bien sûr m’attarder quotidiennement sur les manipulations journalistiques, mais ce serait là aussi une répétition. Une fois les outils donnés, chacun peut chez lui analyser et localiser les manipulations des JT ou de la presse écrite.

    Aujourd’hui, j’observe autour de moi l’évolution de la lutte contre le terrorisme islamiste international et ses actions en France. Je n’ai pas la prétention de jouer un rôle important, mais je pensais qu’il était possible de partager, de communiquer certaines analyses et d’en propager leur essence. J’ai tenté d’alerter les personnes déjà sensibilisées à la crainte de l’islam conquérant. C’était facile puisque ces personnes, sans pouvoir expliquer avec précision ce phénomène de conquête, sentaient que la vérité leur était cachée. Il fallait en fait verbaliser un sentiment pour le rendre concret et argumenté.
    
Mais pour les autres ? Est-ce que l’on peut dire que la prise de conscience se fait et qu’elle porte ses fruits ? Je ne crois pas, mais il est vrai que je ne déclare pas cela après une recherche chiffrée, c’est issu d’un sentiment, d’une impression. Je pense qu’en France, de plus en plus de gens veulent ignorer jusqu’au bout l’islam conquérant avec les conséquences directes de privation de nos libertés. La prochaine sera probablement la liberté d’expression. Nos valeurs s’amenuisent peu à peu, mais sûrement.

    «Charles-Emmanuel Guérin n’est pas très optimiste» peut-on lire dans des commentaires à la suite de certains de mes articles. Je peux me mettre un nez rouge et envoyer ma photo avec la prochaine analyse, mais j’aurai un peu la sensation de mentir et de faire le jeu de la télévision, c’est-à-dire : d’abord les infos importantes comme par exemple : les guerres, les catastrophes naturelles et ensuite, pour que le téléspectateur consomme encore un peu de programme télé et qu‘il évite de s‘engager ailleurs que dans la consommation, il sera nourri au sport, à la mode et à la météo.

    Excepté un réseau de contributeurs avec ses fidèles lecteurs, il n’est pas possible de dire que les actions contre l’islam conquérant soient efficaces. Qui peut dire qu’à force de discuter, d’argumenter et de démontrer, certaines personnes anti-américaines, anti-israéliennes voire anti-juives, sont revenues à de meilleurs sentiments ? Je ne pense pas avoir, un jour, converti qui que ce soit à une autre opinion.

    L’Europe est installée dans un immobilisme qui ne sert que les intérêts des islamistes. Hormis le pacifisme à outrance, il ne faut attendre aucun rebond de la France et de ses citoyens nourris aux clips, aux slogans et à la culture anti-guerre. J’ai visionné la vidéo de l’agression dans le bus de la RATP plusieurs fois. De mon point de vue, les « usagers » de la RATP sont coupables de non intervention. Numériquement supérieurs, les passagers regardent et ne font rien. Pourtant, si l’on observe correctement, chaque coup porté n’est pas très violent, mais la multitude peut l’être certes. Les enchaînements peuvent causer de graves lésions au cerveau. L’on peut aussi observer l’un des passagers commencer une action d’assistance en crochetant le pied d’un agresseur qui se rebiffe immédiatement en envoyant une droite directement dans la joue de ce passager. Celui-ci n’est pas sonné mais ne poursuit pas son action. C’est dommage. Il s’ensuit un autre coup sur la même joue quelques instants plus tard, totalement gratuitement et sans réaction convaincue du passager. Cette démarche n’a ni stoppé ni ralenti l’agression du jeune homme. Elle n’a servi à rien. Je félicite ce passager pour son intention, c’est déjà ça. Mon avis est que le jeune homme qui se fait lyncher (appelons un chat un chat) va voter FN aux prochaines élections, ou alors il fait preuve d’un sang-froid digne d’un soldat… mais non, je ne crois pas. Il était possible pour les passagers d’agir, même contre plusieurs assaillants. C’est une question d’audace et l’audace, les Français n’en n’ont pas. S’interposer ne sert à rien. Peut-être dans une dispute familiale, mais pas avec des sauvages. Ceux-ci n’identifient pas comme geste d’interposition un croche-pied, ou les «arrêtez, c’est bon !»… Cela n’a aucun effet sur eux, ils ne le remarquent même pas ! Il faut au contraire se battre et frapper fort, il faut opposer une réelle résistance pour que les agresseurs réalisent qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. Autrement, ils ne comprendront jamais qu’ils ne sont pas libres de toutes les actions. Un gentil petit croche-pied et c’est un coup de poing accueilli sans protection.

Dès les premières images de la vidéo, on peut constater que la plupart dans la horde de barbares fument dans le bus. Dès ce constat, la suite est prévisible. Pire, je suis même certain que si un bon samaritain était intervenu et avait neutralisé chaque sujet de cette horde sauvage, ce serait lui qui aurait eu des ennuis. J’en suis certain. «Vous vous rendez compte, il a cassé le bras de ce jeune, le nez de celui-ci, la jambe de ce jeune musulman et cet afro-arabe s’est brûlé un œil avec sa cigarette dans la bagarre à cause de ce monsieur qui est intervenu. Non mais c’est incroyable… raciste !!!».

Chaque coup porté n’est pas violent. C’est un fait indéniable même si celui-ci dérange. Je n’écris pas cela pour relativiser l’agression, pas du tout, juste pour expliquer qu’une action de défense ou d’assistance est possible. Ces sauvages utilisent le groupe donc le nombre pour terroriser, mais seuls ce sont des agneaux. Ils ne savent pas réellement se battre mais ils savent battre, nuance. Je ne dis pas qu’une personne agressée peut se défendre avec succès, mais chaque individu a l’obligation de tenter quelque chose au lieu d’attendre. N’oubliez pas, cette horde de barbares a l’initiative de l’attaque. Dès cet instant, elle fait ce qu’elle veut de la vie de la victime. La horde contrôle et maîtrise l’intégrité physique de l’agressé. La victime, comme les passagers, attendent que cela s’arrête. Ils attendent…

En fait, comment cela pourrait-il en être autrement puisque dès le plus bas âge, dès la cour d’école, les instituteurs punissent en même temps un jeune élève agressif et celui qui se défend. Plus tard, adulte, le tribunal vous condamne à verser des dommages et intérêts et à payer les frais médicaux de votre agresseur parce que vous l‘avez abîmé quand vous vous êtes défendu. Si si, ça s’est déjà vu. En France, on ne vous autorise pas à vous défendre, que ce soit avec les mains ou avec une arme. Quand bien même la défense est proportionnelle à l’attaque (art 122-5 du nouveau code pénal), celui qui se défend aura à subir au minimum une amende et au pire, de la prison.

Le droit de détenir et de porter une arme pour se défendre.

La manipulation volontaire des journalistes crée la confusion chez les Français. Il en va ainsi du fameux «Permis de Port d’Arme», qui n’existe pas en France… sciemment confondu avec «l’autorisation de détention d’arme». Pour le premier, il s’agit du droit de porter sur soi (dans un étui) un pistolet ou un révolver ; pour la seconde, du droit à détenir (et non à porter !) à titre sportif un pistolet ou un révolver… Durcissement des autorisations de détention d’armes individuelles (comme à chaque veille de conflit), volonté des pouvoirs publics d’annihiler chez l’individu l’instinct de défense et le droit à la légitime défense. Les Français se laissent faire, jusqu’à la mort. Les seuls à porter une arme en France sont : les forces de l’ordre, les convoyeurs de fonds et les militaires en exercice. Les civils n’en ont pas le droit au prétexte fallacieux que la police est là pour nous défendre… Oui, on voit ça.

Le citoyen français est infantilisé. Il est considéré comme potentiellement dangereux. L’amalgame sera fait entre les 140.000 tireurs en France et le forcené qui tire sur la foule. On ne fait pas d’amalgame entre un instituteur pédophile et l’ensemble des instituteurs qui respectent les enfants de leur classe, quand bien même il y eut plusieurs affaires de pédophilie dans le monde enseignant et éducatif, mais le lobby anti-armes fait bien son travail, relayé par des médias engagés et totalement partiaux.

Pourtant, les tireurs civils ayant leurs autorisations de détention d’armes sont bien meilleurs tireurs et responsables de leurs armes que la plupart des policiers et agents de forces de l’ordre. Pourquoi ? Déjà parce que, au départ, il y a la passion du tir et des armes. Cette passion a plusieurs aspects. Technique d’abord, avec des différences entre le pistolet semi automatique et le révolver. Technique toujours, entre les différences de puissance (petit, moyen ou gros calibre). Technique encore entre les prises en main pour un meilleur résultat aux cibles (crosses différentes). Ensuite il y a la mécanique, l’usinage qui passionne une autre catégorie de tireurs. L’esthétique qui a une place importante dans cette passion, au même titre que la carrosserie d’une voiture ou l’architecture, et ensuite l’histoire d’une arme comme le Colt45 modèle 1911. Vous avez là un pistolet qui a servi dans les deux dernières guerres mondiales et qui est toujours en dotation dans les forces armées US. C’est un exemple. Comme les tireurs sont passionnés, ils prennent soin de leurs armes. Comme ils sont passionnés, ils se rendent très souvent dans leur centre de tir. Donc, ils tirent souvent et peuvent voir leur progression. Les tireurs font des compétitions, ce qui améliore leurs scores. Les policiers ne font pas cela. Ils tirent par obligation et beaucoup sans enthousiasme. C’est une quantité limitée de cartouches qui est utilisée par les forces de l’ordre, alors que nous, les tireurs, c’est illimité. On tire et on recharge à volonté. Voilà pourquoi les syndicats de Police se félicitent de voir nos autorisations devenir de plus en plus difficiles à obtenir. On tire en un week-end ce qu’ils tirent en une année… Dans les faits, on tire mieux qu’eux !
    
Pendant que les islamistes financent les conflits et stockent des armes (détenues illégalement faut-il le préciser) jusqu’à l’intérieur des quartiers et des Mosquées, les Français s’efforcent d’ignorer la menace devenue palpable. Ces bandes de «djeun’s» qui frappent jusqu’à la mort le citoyen lambda, qui brûlent, violent et terrorisent les populations des quartiers défavorisés, servent les intérêts des islamistes. Ils installent le chaos, préparent la France à la soumission par la violence et le salut par l’Islam.

Les Français sont des pacifistes intégristes.

    En 2006, alors que j’étais militaire (réserve opérationnelle) en Régiment d’Infanterie, j’ai réalisé à quel point les nouvelles recrues correspondent à la mentalité anti-guerre française. Ces femmes et ces hommes, jeunes ou moins jeunes, ne veulent plus fournir d’efforts physiques. Certaines personnes sont engagées à l’armée mais détestent les armes ! Elles sont là «pour la gamelle» comme on dit. On ne demande pas de les adorer mais elles sont les outils incontournables du soldat. Peu de marche, peu de sport et un manque de conscience professionnelle inquiétant.
    
Instructeur en piégeage au R-I et aussi en tir de combat police et militaire, (http://www.youtube.com/results?search_type=&search_query=Charles-Emmanuel+Gu%C3%A9rin&aq=f) j’ai vu mes consignes ignorées, la tactique de facto inadaptée avec, forcément, la perte «virtuelle» de mon secteur. Pour le commandement, il fallait exécuter le cahier des charges. Ce fut fait sans enthousiasme et avec dédain. Pour les sous-officiers et les soldats ce fut un exercice inintéressant. Alors que je suis là à tenter de les sensibiliser sur les dangers des explosifs improvisés (Irak, Israël, Afghanistan) dont les islamistes sont friands, la plupart des soldats ainsi que le commandement n’a en fait RIEN APPRIS !!!
    
Quelques soldats sont venus me voir pour me remercier de les avoir fait «transpirer» lors d’une progression en milieu clos à la recherche d’explosifs dissimulés, mais la plupart pensaient déjà aux merguez du  Barbecue du soir. Les militaires français sont nourris à l’anti-américanisme et se gargarisent de «on est les meilleurs», et aussi de «un soldat français vaut deux soldats américains»… Et je devrais être optimiste…

    Robert Redecker a subi des menaces ainsi que Guy Millière qui s’est confié dans un article de la Mena. Deux personnes qui ont simplement utilisé la liberté d’expression. Dans les deux cas, il leur fut reproché d’avoir heurté la sensibilité des musulmans. Dans la même période que R. Redecker, j’ai reçu un appel sur mon portable. Une voix française sans accent, souhaitait parler à ma compagne en utilisant son nom de jeune fille, sur mon portable !!!. Cette voix ma demandé de lui transmettre un message. Ce «message» émis par un groupe dont le nom était inconnu, était une intimidation. Contact fut pris avec une personne de mon entourage, officier des RG afin d’évaluer l’importance de l’intimidation et savoir si le nom du groupe d’intimidation était connu des services de police. Il ne l’était pas ! Néanmoins, c’est à prendre au sérieux. Ce genre de situation n’est pas révélé. C’est gardé comme un secret honteux. Souvenez-vous : «Redecker l’a bien cherché» ou alors, «il le savait, qu’il assume !». Je me suis dit que ce serait pareil pour nous et qu’en alertant le plus grand nombre de personnes de mon entourage de cette tentative d’intimidation, il y en aurait quelques uns parmi eux qui m’auraient condamné et jugé pour mettre la vie de ma famille en danger. Ce fut le cas, je sais que certains le pensent encore.

    Les Français, mes compatriotes, choisissent le côté qui leur semble le plus fort. Quels étaient en 1933 les moyens disponibles pour réagir au réarmement de l’armée allemande et pour réagir face à la montée du nazisme ? Les tracts, les associations militantes, la presse, les réunions, les partis politiques et des personnes engagées. Idem aujourd’hui avec en plus Internet comme outil de communication supplémentaire… Quel est le résultat ? Aucun !
    
Cette mentalité a gagné toute la France, même dans les zones les plus rurales dans lesquelles les traditions soudent encore quelques villages et villageois. Nous avons des souvenirs de nos enfances pas forcément si lointaines. Nos souvenirs sont nos repères, notre référentiel. Ils nous permettent de comparer deux données différentes, un «avant» et un «après». Je suis né en Flandre française, en 1970. Dans une petite ville, autrefois très calme mais surtout, très typique de la région. Les vieux parlaient encore le Flamand. Aujourd’hui c’est fini, certains quartiers sont des annexes de la banlieue Lilloise.
           
Certains connaissent cette région grâce au film de Dany Boon «Bienvenue chez les Ch’tis». Film amusant et très gentil qui voulait surtout apporter un message d’amitié et de fraternité. Je peux dire que dans ma vie j’ai connu dans ma région cette fraternité et cette amitié donnée instinctivement. Elle existe encore mais se raréfie. Il se dit encore chez nous que la porte est ouverte, qu’il y a toujours une place à table, une assiette ou une bière pour l’invité inattendu. Il y a en Flandre des traditions culinaires et culturelles très anciennes, la fête de la moisson fin août, la fête de la Bière artisanale, du Cochon sous toutes ses formes (Pâté, Saucisson, Saucisses, grillade, etc…), du Houblon, des Géants d‘Hazebrouck (Tisje et Tasje), de l’entraide,  etc… Autant de traditions qui sont nos repères, mais surtout de bons prétextes pour se retrouver entre amis ou entre gens du même village pour partager des moments ensemble. Eh bien même chez nous, le constat est triste, cela se perd. Les jeunes générations s’en moquent (à part quelques exceptions) et une autre grande partie de notre population se renferme sur elle-même. Les nouvelles valeurs sont la télévision, les voitures, les voyages à prix discount, la mode, le football et les émissions télévisées dans lesquelles on peut regarder les candidats user de bassesses pour parvenir à leurs fins. Partie la valeur de la terre, évaporée la  valeur de la famille, disparus le sens du courage, de la franchise et de l’honnêteté. Nous vivons désormais dans une époque où tout est permis même les plus basses manœuvres, du moment que le résultat final puisse être obtenu.
    
Là vous vous dites, «qu’est-ce qui lui prend à Charles-Emmanuel Guérin, il ne nous a pas habitué à cela ?». Eh bien voilà, je vais vous expliquer pourquoi je doute et pourquoi j’en suis arrivé à penser que si la lutte contre l’islam conquérant n’est pas inutile, elle ne sert à rien si les principaux intéressés s’en moquent, c’est-à-dire : les Français.

Cette fois, pas d’analyse mais des anecdotes.

    En tant qu’Officier de Sécurité, je suis chargé d’établir des analyses de risques, du conseil, des études de vulnérabilité et, si nécessaire, des escortes armées. En Mars et Avril 2007, je me trouvais en Afrique dans la zone centrale (confidentialité obligatoire) pour former une équipe de protection spécialisée dans l‘escorte et le convoyage. Les éléments apportés par la personne à protéger ainsi que les renseignements que j’ai pu obtenir par d’autres voies, faisaient état de zones dangereuses à proximité de la zone de conflit de basse intensité (type guérilla). Il fallait former cette équipe pour qu’elle puisse assurer les déplacements en sécurité et avec méthode. Une fois arrivé sur place, j’ai pu constater que la situation sécuritaire était toute autre. Les rebelles pouvant migrer très rapidement, la situation était donc amenée à être de nouveau évaluée. Les rebelles islamistes (oui, je sais, c’est lassant à la longue) étaient très proches de la zone dans laquelle la personne à protéger, ainsi qu’une population de civils, vivaient.
    
La région était coupée en deux. La partie au sud très dense en population mais encore non touchée par les mouvements rebelles et la partie nord dans laquelle les routes sont régulièrement barrées et dans laquelle se trouvent des plantations, des installations agricoles et quelques villages sous l’emprise des rebelles islamistes. Je devais initialement former cette équipe aux déplacements tactiques en convoi avec méthode de sécurisation des véhicules, du périmètre et du repli (au cas où…). La mission a changé une fois sur place. J’ai en effet formé cette équipe dans un délai très court et j’ai participé à l’escorte du convoi. Outre le fait que la plus grande ville proche des zones de guérilla avait vu augmenter le nombre de conversions à l’islam de façon exponentielle, les islamistes étaient en fait omniprésents dans le centre de la ville, dans les faubourgs et bien entendu, dans la mosquée géante construite juste à côté de l’église devenue insignifiante par sa taille. De la bouche d’une religieuse de cette paroisse avec qui j’ai pu discuter, les conversions à l’islam font du tort à l’église car celle-ci se vide peu à peu. Les «bienfaisances» de la mosquée et des musulmans dépassent et de loin le budget de l’église. «Ils font ce qu’ils peuvent» m’a-t-elle dit.
    
Le convoi s’est mis en route dans l’après-midi. La légèreté africaine quant au sérieux de l’acquisition du renseignement a engendré une analyse biaisée, donc une réponse tactique inadaptée. A la question si la route était carrossable (avec carte à l’appui) l’équipe m’a répondu «oui, patwon, pas de pwoblème», bref, ça roule très bien. C’était un point de vue… africain. En effet, on pouvait rouler… à 3 Km heure, pour passer les bosses et les ornières sans casser les essieux. Cette absence de précision nous coûta très cher. Nous sommes tombés en embuscade vers la fin de la journée. Cela n’aura duré que quelques instants et si nous avons réussi à nous sortir de cette situation, c’est grâce aux acquis de l’entraînement du début de journée. Le bilan était de deux blessés légers, un homme de l’équipe, passager arrière, et moi-même.

C’est un des quatre enturbannés, en keffieh avec lunettes de soleil, en treillis français (le vieux F1), en tongs et AK47 qui, pointant son fusil sur nous, a tenté de nous stopper. Méthode déjà vue et qui a coûté la vie il y a quelque temps à deux médecins de deux organisations humanitaires différentes.
    
NE JAMAIS TOMBER EN EMBUSCADE ! Règle fondamentale N°1 que notre instructeur nous martelait. Tenter quoi que ce soit mais tenter quelque chose. Après des tirs nourris, nous nous sommes extirpés de la piste en vie. Mission accomplie avec succès… quand même. Bref, j’ai pu rentrer chez moi, en mauvais état, et avec un constat terrible à l’esprit : Les islamistes gagnent du terrain en Afrique très rapidement. A cette vitesse, je ne serais pas surpris que la population d’Afrique noire conquise serve de vivier pour alimenter les rangs des jihadistes.
    
Retour heureux quand même, j’ai pu rassurer ma famille. Quand j’écris plus haut que nos valeurs disparaissent lentement, voici pourquoi. Très peu des proches dont j’avais espéré la visite sont venus. Comme à chaque fois que l‘on se retrouve dans les ennuis, on fait le tri de ses amis. Quel choc ! J’ai ruminé  à la maison parce que je devais rester le plus possible sans bouger. Pourquoi untel n’appelle-t-il pas, pourquoi untel ne vient-il pas me voir ? Mon bar était visiblement plus intéressant et il n’engageait aucune autre action que celle de lever le coude et d‘arriver avec sa bonne humeur…
    
Pardonnez-moi d’employer la première personne, mais c’est uniquement dans le but de vous donner par mon exemple la concrétisation de cette fuite de nos valeurs. La plupart du temps, la population ne veut pas se sentir concernée parce que les conflits sont loin, à l’étranger, et les victimes d’attentat ne nous ressemblent pas la plupart du temps. Même les attentats du WTC n’ont finalement bouleversé que quelques semaines notre population française si prompte à s’intéresser à la Star Ac. Mais subitement, c’est quelqu’un qui est connu dans l’entourage… Là, il s’agit de proximité. D’une personne que l’on connaît et que certains proches vont vouloir éviter à tous prix. Pourquoi ? Parce qu’en étant rentré blessé par la balle d’un islamiste, j’ai involontairement confronté mes proches à la réalité du danger islamiste. Sans le vouloir, sans même y avoir pensé, le message était : «regardez, ça arrive pour du vrai !». C’est une position qui visiblement mettait mal à l’aise, sûrement du fait du devoir moral de condamner les islamistes sans avoir envie de s’engager dans ce combat.
    
Il faut faire un tri de ceux que l’on garde et de ceux qu’il ne faut plus voir. La décision est dure car la réalité est violente. Il y a abandon du frère, de l’ami, du pote. Pas un coup de fil de personnes espérées. Pas de demande de nouvelles, même prises par un intermédiaire. Ce sont d’autres personnes qui se présentent, qui eux ont «appris la nouvelle». Ceux-là sont des vrais bons.
    
Tout cela n’aurait laissé en fait que peu de traces et n’aurait peut-être pas fait vaciller mon engagement si je n’avais pas été victime, d’une agression physique quelques mois plus tard. En plus de dix ans d’expérience dans ce domaine, j’aurais vécu coup sur coup deux «contacts» directs mettant en péril ma vie… Quand je vous dis que notre pays va mal…
    
Piéton, de bonne humeur après une bonne soirée en famille, on sort pour se dégourdir les jambes et s’aérer un peu. Dehors on discute, on refait le monde, on parle d’avenir et subitement, mon ami et moi-même sommes bousculés violemment par un individu arrivant dans notre dos. Surpris, nous avons préféré conserver notre flegme et rire de cette bousculade tout de même très appuyée. Nous étions de bonne humeur, ce n’est pas ce mal embouché qui allait changer cela. La vie continue, on rit encore de cette anecdote quand quelques instants plus tard, l’individu qui nous avait violemment bousculé fonce droit sur nous en me visant spécifiquement avec son véhicule. Cela s’appelle une agression. C’est gratuit, c’est identique à ce qui alimente les faits divers au quotidien. C’est une jeune femme qui, avec son ami, avait assisté à la bousculade qui m’écarte de la trajectoire. Elle était dans le bon angle de vue. Sans son geste, j’étais sous les roues. Le véhicule s‘immobilise sur le trottoir vu l‘embardée qu‘il vient de faire, nous parvenons à bloquer tout retrait. Après avoir appelé la police nous nous sommes très vite rendus compte que les agents de police étaient mal à l’aise. Il y eut de la part des agents de police la volonté de nous faire «oublier», de minimiser la portée de l’acte volontaire. «Vous êtes habillé en sombre, il ne vous a pas vu, etc…».
    
Impossible, et ce malgré trois témoins, de déposer plainte ou même une main courante. Arrivés au commissariat et devant notre insistance, c’est moi qui fus enfermé en cellule durant le reste de la nuit jusqu’au lendemain 14h00 ! J’ai osé mettre en défaut les policiers ce soir-là. Je leur ai dit de faire leur travail. Je leur ai demandé de servir les citoyens de ce pays et de servir leur pays comme je l’ai fait moi-même. J’ai eu droit en réponse  à : «oh ça va le refrain patriotique !».
    
Au commissariat, j’ai dû enlever ma ceinture et mes chaussures avant l’isolement. Je me suis repassé durant ce «séjour» en cellule, le film de la soirée. Comment, de victime d’une agression, je suis devenu la personne à enfermer. Comment se fait-il que malgré trois témoins, il fut impossible de déposer plainte ? La réponse est simple et celle-ci est venue d’autres policiers et gendarmes de mon entourage qui m’ont expliqué que le fait que ce soit un oriental qui m’ait agressé est un facteur déterminant dans leur volonté de ne rien faire. Il ne fallait pas alimenter les statistiques et ma plainte aurait dérangé.

    J’ai depuis entendu d’autres cas similaires. Voilà la mentalité de beaucoup de policiers en France. On ne touche pas aux orientaux, aux arabes musulmans, il ne faut pas d’affaires les incriminant. Je pense qu’il y a une minorité de policiers réellement intègres et courageux et nous sommes avec eux. Les autres attendent la fin de leur service. Le chaos est dans cet exemple. On sait la main mise des voyous se saluant à la musulmane sur les quartiers et dans les villes. On sait qu’à la moindre occasion, ils accusent la police de harcèlement, de provocation et de violence. On sait que des policiers ont des ennuis après avoir fait leur devoir. On sait qu’ils ont besoin de notre soutien. Mais lesquels en fait ? Parce que l’on sait aussi que les policiers dressent un PV à mémé parce qu’elle est passée à l’orange. On sait aussi qu’ils contrôlent ceux qui obtempèrent et qui du coup ne représentent pas une menace… et désertent certaines zones «à risque». On sait aussi qu’il ne faut surtout pas «discuter» avec eux. Vous les voyez faire du social avec les racailles, mais nous, on doit sortir le carnet de chèque pour le PV. Ne demandez pas à un policer pourquoi il veut contrôler votre identité car la réponse est «parce que je le souhaite et si vous n’êtes pas content, au poste» ! Même si vous lui dites que c’est juste une question, il faut se soumettre totalement, comme à l’école quand vous aviez 5 ans et que vous vouliez éviter d’aller au coin. Beaucoup de policiers se sentent très forts face à des personnes polies et qui commettent de petites erreurs. Le chaos est ici. La racaille, on la connaît, on sait où elle se trouve. Mais la police, si on sait où elle se trouve, nous réserve des surprises. N’attendez pas d’être protégé ni d’être secouru. Posez des questions autour de vous, vous verrez.

Pourtant, je soutiens l’autre police. Ces femmes et ces hommes qui se sont engagés dans cette cause noble, au service du pays et des citoyens. N’empêche, j’ai, selon ce policier, utilisé un refrain patriotique. Vous vous rendez compte, un refrain patriotique ??? Dès cet instant, dès cette réponse, vous savez que c’est perdu, vous n’êtes plus sur la même planète. Malgré des plaintes auprès du Procureur de la République et après avoir demandé à ce que cette affaire soit jugée au tribunal, j’ai perdu ce procès et j’ai dû payer une amende. Ces policiers ont abusé de leur pouvoir pour m’empêcher d’user de mon droit de citoyen, ils ont bafoué la loi, bafoué la charte de la police, bafoué les valeurs de protection du citoyen… à qui on demande de ne rien faire et de ne rien dire, sans lui apporter réelle protection. J’ai tenté de les ramener à la raison. «Mais pourquoi faites-vous cela ? Je suis Officier de Sécurité, on est dans la même barque !»… Mais ils étaient déterminés à ne pas travailler ce soir-là.
    
Pourquoi me traiter comme un délinquant ? A ma sortie de cellule, mon entourage était stupéfait. Certains proches ont alors réalisé que ce qu’ils entendaient comme étant des «histoires» similaires étaient en fait la réalité. Des policiers m’ont enfermé pour que je n’use pas de mon droit de citoyen de poursuivre en justice un agresseur aux origines musulmanes. Finalement, contre qui doit-on se battre ?
    
Je suis engagé depuis des années dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Je me sers parfois d’un crayon dans cette lutte. Mais la plume n’est plus cet objet noble qui fut longtemps considérée comme l’équivalent d’une arme. Quand vous écrivez, on dit de vous que vous ne faites rien, que ça ne sert à rien. J’écris des analyses stratégiques qui peuvent permettre pour ceux que cela intéresse, de comprendre la menace terroriste dans un langage simple avec des outils simples. Je me sers aussi d’une arme de service car c’est un outil de ma profession. Là, si vous la portez, ou si vous vous en servez, vous êtes un tueur potentiel. Il faut comprendre que dès qu’il s’agit d’islamistes et de terrorisme islamiste, tout ce qui pourra être mis en œuvre pour lutter contre ce fléau sera déconsidéré. En France, la lâcheté a atteint des sommets. La population abdique et se résigne. Et pire, elle critique ceux qui agissent.
    
C’est vrai, je ne suis pas optimiste. J’ai voulu écrire ce texte pour dénoncer avec des exemples concrets, l’état des lieux de la France et la mentalité collaborationniste de ses concitoyens. Je n’apprécie pas particulièrement d’évoquer mon expérience personnelle, mais celle-ci permet de réaliser qu’il ne s’agit pas d’un nom dans la presse, d’une personne totalement inconnue. Même avec l’identité dévoilée, les noms restent anonymes, sans visage ni histoire. Il est nécessaire de comprendre que cette menace est réelle et elle est à nos portes. Cette menace vous concerne tous.  

© Charles-Emmanuel Guérin pour LibertyVox

http://www.libertyvox.com/article.php?id=383

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