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Publié par Dreuz Info le 14 avril 2009

 

Dans un article daté du 26 mars 2009 et paru dans le journal en ligne  Elaph, l’écrivain américano-jordanien Dr Shaker Al-Nabulsi fustige le refus des pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël. Il estime que l’Egypte et la Jordanie ont plus bénéficié des traités de paix avec Israël qu’Israël lui-même, qu’Israël est aujourd’hui désillusionné et découragé par l’attitude des Etats arabes à son égard et n’est plus intéressé par la signature de traités de paix avec ces derniers. Extraits :

 

« Sans l’impudent négativisme des Arabes, la résolution du problème palestinien et la création d’un Etat palestinien n’auraient pas été retardées de soixante ans »

« Le 26 mars 1979, l’Egypte et Israël ont signé un traité de paix. C’est ainsi que l’Egypte, le pays le plus grand et le plus important impliqué dans le conflit israélo-arabe, est devenu le premier à établir des relations de paix avec Israël. Le monde entier a été pris par surprise, la rue arabe bouleversée, et les fondations du monde arabe et musulman se sont trouvées ébranlées. Ce bouleversement n’était toutefois à rien de plus que l’émoi d’un troupeau de coqs tombés dans une flaque d’eau bataillant pour s’en sortir et secouant leurs ailes pour se sécher. Les Arabes, qui ne sont pas habitués aux tournants rationnels abrupts de la civilisation, ont perdu la tête. Ils ont opposé leur résistance à la paix imminente, incarnée par la personne de leur dirigeant courageux et rationnel : le président Sadate, qui a permis à l’Egypte de récupérer tout ce qui avait été perdu avec les aventures politiques et militaires d’Abdel Nasser, lesquelles avaient causé destruction et désolation.

Bien que Sadate eût donné à l’Egypte une place bien méritée, aussi bien au Moyen-Orient que dans le monde, les Arabes ont été pris d’une rage folle qui ne connut pas de limites. Aujourd’hui, trente ans après le geste historique de Sadate, ils commencent à revenir à eux, à regretter tout ce qu’ils ont fait à l’Egypte, comme d’avoir rejeté la paix [avec Israël]. Ils sont confondus de remords en pensant à leur folie passée : avoir expulsé l’Egypte de la Ligue arabe (aussi connue sous le nom de « Café des bouffons ») et avoir déplacé les quartiers généraux de la Ligue du Caire à Tunis ; avoir boycotté les œuvres de Naguib Mahfouz et les films s’en étant inspirés ; avoir recouru à toutes sortes de bas procédés contre l’Egypte et l’avoir placé du même côté de la balance que leur pire ennemi : Israël.

Les Arabes ont rejeté la normalisation [avec Israël] parce que [s’ils l’avaient accepté], cela aurait représenté un [geste] positif, tandis que résister était un [geste] négatif. Il est beaucoup plus simple de dire « non » en arabe, [vu que] les Arabes sont un peuple négatif. Sans cet impudent négativisme, la solution au problème palestinien et la création d’un Etat palestinien n’auraient pas été retardées de soixante ans. Les Palestiniens n’obtiendront jamais rien tant que les Arabes persisteront à se montrer fanatiques et négatifs, [n’auront pas] confiance en eux, continueront d’alimenter la culture de la guerre et se montreront incapables de développer une vision juste et réaliste de l’avenir. »

« Dans le monde arabe, la culture de la paix est quasiment inexistante »

« Pourquoi les Arabes se sont-ils comportés de cette façon en 1979 et après – comme s’ils étaient dominés par des démons ? La réponse la plus évidente à cette question est que, dans le monde arabe, la culture de la paix est quasiment inexistante, tandis que la culture de la guerre prévaut, en raison des déclarations de dirigeants politiques malhonnêtes faisant du soutien à la lutte armée une obligation. Dans leurs propres pays, ces politiciens endurent des problèmes politiques et sociaux, un développement économique [déficient]. Cela les pousse à soutenir la lutte armée, afin d’éloigner l’attention de leurs sujets des problèmes qui continuent de s’accumuler dans leurs pays (…)

En outre, le soutien apporté aux mouvements de « résistance » rend un grand service à ces régimes, en ce qu’il rehausse leur puissance et leur influence tout en leur permettant de suspendre leurs problèmes variés à un seul et même portemanteau : Israël et l’Amérique. Cela désensibilise les masses et leur inculque l’idée que l’Occident et Israël sont faibles, qu’Israël disparaîtra dans un avenir proche et qu’une personnalité politique miraculeuse rendra de façon imminente leurs territoires aux Palestiniens. Ainsi, la culture de la paix n’existe pas dans ces pays, et ne peut y être encouragée, en raison de l’absence d’éducation ou de médias libres qui insuffleraient des valeurs humanistes aux citoyens. Celles-ci sont, ainsi que l’a montré Lafif Lakhdar, la colonne vertébrale de la culture de la paix. Ces Etats n’enseignent pas plus à la jeune génération à penser indépendamment, à raisonner de façon réaliste et rationnelle, qu’ils ne leur enseignent à se libérer de l’obsession des affiliations [politiques] et des luttes religieuses. »

 

« Cette politique idiote de rejet de la normalisation s’est avérée très avantageuse pour Israël »

« La politique consistant à rejeter la normalisation avec Israël, poursuivie par les deux pays arabes ayant signé des traités de paix avec lui (l’Egypte et surtout la Jordanie) est un crime politique hideux commis contre les Palestiniens, inconsciemment il est vrai, par les Arabes. Cette politique, promue par les courants islamiste et panarabe et par les partisans du rejet et de la duperie, est d’une stupidité et d’une imbécillité sans commune mesure. Cette politique idiote de rejet de la normalisation s’est avérée très avantageuse pour Israël :

 

1. Israël a été capable de transmettre à l’opinion mondiale le message suivant : nous voulons la paix, mais les Arabes la refusent, alors même que leurs dirigeants l’ont acceptée.

2. Israël se présente comme un pays harcelé nécessitant la protection de l’Occident et des Etats-Unis, vu que tous les Arabes sont contre lui. Ainsi, affirme-t-il, le soutien politique, financier et militaire qui lui est accordé doit s’accroître plutôt que diminuer ou cesser.

3. L’extrême droite israélienne, sous la direction du Likoud et d’Israël Beiteinou, a prouvé au monde qu’elle avait raison, tandis que le parti travailliste et ceux qui ont signé les deux traités de paix avec les Arabes, se seraient leurrés et auraient commis une grave erreur. Cela a abouti à un nombre accru de déclarations de la part de Netanyahu affirmant que le principe de « les territoires contre la paix » n’était plus valide, et que si Israël acceptait aujourd’hui la paix, ce serait en échange de la paix plutôt que de territoires. Ce qui a poussé Netanyahu à tenir de tels propos e st l’expérience d’Israël de ces trente années passées, c’est-à-dire depuis le Traité de Camp David de 1979 : le rejet et la réticence des Arabes, qui n’ont pas encouragé Israël à signer de nouveaux traités de ce type. »

« 4. Israël, son gouvernement, son opinion, sa Knesset et ses médias, ont compris et sont maintenant convaincus qu’ [un] traité de paix avec les Arabes ne vaut rien, pas même le papier sur lequel il est signé. Prenez l’exemple de l’Egypte. Ce pays a récupéré l’intégralité du désert du Sinaï ainsi que Taba, sans perdre un centime ou un soldat. En outre, non seulement les fonds qui auraient autrement été dépensés dans l’armée et l’armement ont-ils été consacrés à plusieurs projets de développement, mais lors des trente années passées, l’Egypte a aussi reçu des Etats-Unis une aide s’élevant à des centaines de milliards [de lires égyptiennes], (près de 50 milliards de dollars). En revanche, tout ce qu’Israël a reçu en échange, c’est un appartement au Caire, qu’ils ont transformé en ambassade, et où l’ambassadeur [d’Israël] et le personnel se retrouvent prisonniers : ils ne peuvent se déplacer que sous la protection des services de renseignement [égyptiens] et des gardiens de la sécurité. Israël n’a pas le droit de participer à la vie publique égyptienne, pas même aux foires aux livres. En fait, Israël ne prend aucune part à la vie publique égyptienne, ni à la vie jordanienne d’ailleurs.

Comment peut-on s’attendre à ce qu’Israël signe de nouveaux traités de paix avec les autres pays arabes, et notamment avec la Syrie, après son expérience amère avec l’Egypte et la Jordanie ? Et pourtant, sans paix et en dépit de tout ce qui a été dit ici, ces trente dernières années, Israël a progressé au niveau politique, militaire, culturel et économique, tandis que les Arabes sont à la traîne. La [politique] arabe consistant à isoler Israël lui a donné de la force et l’ont poussé à progresser. A l’exception de certains pays arabes, le monde entier reconnaît Israël. L’armée d’Israël est de venue la plus puissante du Moyen-Orient. Son revenu annuel par tête en Israël a atteint 18 000 dollars, ce qui revient au revenu par tête de tous les pays arabes réunis, à l’exception des Etats du Golfe. Au niveau culturel et scientifique, Israël se trouve parmi les premiers (…) Trois de ses universités (l’Université hébraïque de Jérusalem, l’Université de Tel-Aviv et l’Université de Haïfa) figurent parmi les 20 meilleures universités du monde, tandis qu’aucune université arabe ne figure sur la liste des 400 meilleures universités du monde (l’université du Caire arrive en 401ème position.) »

« Les succès remportés par Israël peuvent être attribués aux échecs et défaites des Arabes et des Palestiniens. »

Tout cela, Israël l’a accompli à l’ombre de l’hostilité [des pays arabes] et de la guerre médiatique menée par les pays Arabes. Ainsi, quel intérêt Israël a-t-il à faire la paix avec les Arabes, paix illusoire et fragile, qu’il doit acquérir au prix de territoires arabes précieux et qui, je le répète, ne vaut même pas le papier qui lui sert de support ? Nous pouvons donc conclure que les succès remportés par Israël peuvent être attribués aux échecs et défaites des Arabes et des Palestiniens. Si l’adversaire d’Israël n’était pas les Palestiniens, avec leur direction lâche et stupide, mais une autre nation, un Etat indépendant aurait été établi depuis longtemps.

[Qui sont ces dirigeants palestiniens ?] Haj Amin Al-Husseini (un étudiant d’Al Azhar qui a été exclu de l’université en première année), Ahmad Al-Shuqeiri (un médiocre avocat), Yasser Arafat (un ingénieur des travaux publics travaillant pour la municipalité du Koweït) et Ismaïl Haniyeh (un imam de mosquée) tandis que du côté israélien, il y avait Herzl (docteur en droit) et la famille Rothschild (le coffre fort du monde). Notons que les Rothschild ont accordé à Harry Truman deux millions de dollars pour sa campagne électorale à condition qu’il reconnaisse l’Etat d’Israël immédiatement après son élection, ce qu’il a fait. Puis il y a eu Ben Gourion, ce dirigeant hors pair qui a mis un terme au terrorisme sioniste de droite.

Quiconque lit mon livre Settlement Train – A study in the Palestinian compromise, publié en 1986, s’apercevra que des occasions en or d’instaurer un Etat palestinien ont été manquées par la direction palestinienne et arabe. Les dirigeants palestiniens ont parié sur la Guerre froide entre deux superpuissances, les Etats-Unis et l’Union soviétique, sans anticiper l’effondrement du bloc des pays de l’Est. Ainsi, dans les années 1990, ils sont devenus dépendants des Etats-Unis. Mais les Etats-Unis s’étaient déjà alliés à Israël au moyen de plusieurs traités stratégiques [à partir de 1967], en faisant à leurs yeux le 51ème Etat des Etats-Unis.

En somme, comme nous l’avons montré, ce sont les Arabes qui ont bénéficié de la paix partielle entre Israël et la Jordanie, tandis qu’Israël était perdant. C’est pourquoi Israël ne signera pas de nouveau traité de paix avec les Arabes dans un proche avenir – et s’il en signe un, ce sera avec la plus grande prudence et en posant des conditions. Que la paix soit sur vous tous ! »

 

Dr Shaker Al-Nabulsi 

Source : www.elaph.com, le 26 mars 2009

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël :   De temps à autre une voix s’élève pour dire la vérité. Tous nos remerciements à l’écrivain progressiste arabe Dr Shaker Al-Nabulsi. On lui félicité  pour cette remarquable  lucidité.

Les leaders palestiniens ont systématiquement rejeté toute offre de partage et ont toujours usé de la violence dès qu’une initiative politique semblait proche d’aboutir. En 2000, l’Intifada a commencé lorsqu’une proposition américano –israélienne de créer un Etat a été faite à Yasser Arafat, qui a trouvé opportun de lancer un soulèvement armé. La raison en est simple : « le rejet de l’existence d’Israël est indissociable de la vision d’avenir palestinienne » de l’ancien chef  terroriste de l’OLP. Un Etat à côté d’Israël n’est pas ce que les Palestiniens attendent, en revanche un Etat à la place d’Israël leur semblerait une solution idéale. Il suffit de lire les journaux palestiniens, d’écouter les proches dans les mosquées, de consulter les manuels scolaires, d’écouter les médias, de regarder les séries télévisées ainsi que les dessins animés du monde arabe…

La vérité est que les palestiniens voudraient être  toujours « la cause célèbre » de la communauté Internationale qui les soutient et leur pardonne leurs actions et leur violence.

 

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