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Publié par Dreuz Info le 17 avril 2009


Aristote au Mont Saint-Michel, les racines grecques de l’Europe Chrétienne, de Sylvain Gouguenheim.

 

Dans notre monde où le politiquement correct domine, surtout en histoire, il est rassurant de voir que certains historiens osent braver ce tabou et ne pas se soumettre à la pensée dominante. Ici, Sylvain Gouguenheim s’attaque à un mythe : celui d’une Europe barbare qui n’a dû sa connaissance du savoir grec que grâce à ces rapports avec les Arabes, ces derniers étant forcément plus évolués que les Francs rustauds qui se lancèrent dans de sanglantes croisades à partir de 1095.Ce mythe est l’un des plus vivaces, avec celui de la « tolérante Andalousie » où les califes régnants sur l’Espagne musulmane auraient entretenu un climat de tolérance entre les communautés chrétiennes, juives et musulmanes au moment où l’Europe attardée christianisait par les armes.

 

En 5 parties , bien écrites et bien argumentées (amateurs de notes de fin de chapitres, vous serez servi) , l’auteur bat en brèche cette vision des choses et montre qu’au contraire, l’Europe ne s’est jamais coupée de ses racines grecques, que les traductions d’Aristote furent le fait de savant chrétiens bien avant les tentatives arabes et que ce sont elles qui circulèrent dans toute l’Europe, à partir de monastères comme ceux du Mont Saint-Michel. Mieux encore, il démontre que les connaissances médicales arabes furent surtout le fait des lettrés chrétiens, nestoriens ou monophysites présents dans les pays conquis par la vague musulmane, que ceux-ci traduisirent d’abord le grec en syriaque (leur langue natale) puis en arabe les œuvres de Galien. Cette hellénisation du monde arabe fut donc le fait des Chrétiens arabes et non des musulmans arabes, ceux-ci rejetant tout ce qui pouvait aller à l’encontre du Coran. Ainsi, on prête à Amr ibn al-As, général au service du calife Umar cette citation, exprimée après la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie en 646 : « Si ces livres contiennent ce qui est déjà dans le Coran, alors ils sont inutiles. S’ils contiennent des choses qui lui sont contraires, ils sont nuisibles ».

 

Il analyse donc la transmission et la recherche du savoir grec dans l’Europe médiévale et la façon dont elle va petit à petit influencer les sciences mais aussi la politique, alors que dans le monde arabe, l’hellénisation restera une sorte de passe-temps qui ne modifiera en rien les structures de la société musulmane.

 

Une dernière partie traite de la différence entre la civilisation chrétienne et la civilisation musulmane . Cette partie est plus polémique et s’apparente plus à un essai qu’à un livre d’histoire. Mais il est si rare de voir un historien exprimer un avis franc qu’on pardonnera cette petite digression.

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