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Publié par Dreuz Info le 17 avril 2009

Le mercredi 15 avril 2009 George Mitchell,  l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient,  était à Tunis. Dans une déclaration rapportée par l’agence officielle TAP, au sorti d’une entrevue avec le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, l’émissaire américain a noté  que la paix au Proche-Orient est un « objectif commun » que partagent Tunis et Washington.

 

Selon lui, une telle paix devrait inclure une solution du conflit israélo-palestinien sur la base de l’établissement de « deux Etats indépendants, vivant côte à côte en paix et en sécurité ». George Mitchell a dit avoir eu des entretiens « excellents » avec le responsable tunisien, auquel il a transmis les salutations de Barack Obama au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

 

 

Cette visite a conformé, encore une fois, la ligne équilibrée de la Tunisie dans le conflit du Proche Orient. Depuis Bourguiba  jusqu’ à Ben Ali, la Tunisie a toujours  refusé  les sirènes pan arabistes, puis islamistes. Bourguiba s’est imposé déjà comme le premier leader arabe à avoir publiquement défié l’obstination à ne pas reconnaître Israël. Ce qui, à l’époque, lui valut le respect des puissances occidentales. Israël, de son côté, n’a jamais ménagé son soutien à la Tunisie, tant que ce soutien permettait de maintenir la stabilité de ce pays modéré et pro-occidental et de le soustraire aux influences des thèses nationalistes arabes.

 

L’objectif de la Tunisie a toujours été aussi de soutenir les Palestiniens,  sans toute fois tomber dans l’obscurantisme des farouches défenseurs du nationalisme arabe, souhaitant ouvertement la disparition d’Israël. « Quant à la Palestine, il est nécessaire d’être réaliste, de dépasser l’étape des récriminations et des jérémiades » lança ainsi Bourguiba dans un discours à Tunis, le 10 avril 1965.

 

Bourguiba a proposé en 1965 une stratégie pour les Palestiniens qui aurait permis une solution pacifique sur la base du plan de partage des Nations unies de 1947. Le 3 mars 1965, l’ancien président tunisien prononça à Jéricho un discours resté célèbre pour dénoncer l’intransigeance suicidaire des dirigeants arabes face à Israël. Depuis 1965, la Tunisie savait déjà  que la politique suicidaire, menée par le dictateur Gamal Abdel-Nasser,  n’emmènera nulle part.

 

En facilitant les rencontres sur son propre territoire, entre des responsables palestiniens de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui était basée à Tunis entre 1982 et 1994 et des négociateurs israéliens, la Tunisie a surtout apporté  une contribution active dans la mise en route du processus de paix israélo-arabe à Oslo, en 1993.

 

En février 2005,  en sa qualité de Président en exercice du sommet arabe, Ben Ali a lancé un appel à l’appui de la dynamique de paix au Proche-Orient et il a rappelé l’engagement  infaillible de son pays en faveur des droits de « tous les peuples de la région de coexister pacifiquement ».

 

L’engagement de ce pays pour la «  Solution  à deux Etats vivant cote à cote »  n’a jamais était démenti. La ligne officielle de la diplomatie tunisienne va, en effet, dans le sens d’une solution pacifique. Une position qui a été confirmée à l’occasion de la guerre de  janvier 2009 entre Israël et le Hamas, où la Tunisie (comme l’Egypte, l’Arabie Saoudite et l’Autorité Palestinienne) a refusé de participer à un sommet arabe à Doha dont les invités vedettes étaient … Khaled Meshaal et son sponsor Mahmoud Ahmadinejad !

 

 

La Tunisie qui a réussi à éradiquer le terrorisme, le fondamentalisme et l’extrémisme ne tolère  pas  dans  les réunions officielles  les appels à la solution finale contre Israël mais  aussi contre les valeurs universelles de liberté et de démocratie qui nous sont les plus chères. La petite Tunisie qui est  un exemple de modération dans la région avec  son ouverture sur l’Occident et le reste du Monde,  a confirmé   le mercredi 15 avril 2009 à  George Mitchell,  l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient , son engagement  pour la paix au Proche-Orient qui est  un  « objectif commun de Tunis et Washington » selon la déclaration  de ce dernier ,  rapportée par l’agence officielle TAP .

 

 

 

La  Tunisie était  la troisième étape de la tournée entamée par l’émissaire américain en Afrique du Nord : il avait visité auparavant le Maroc où il a rencontré le ministre des affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri puis l’Algérie où il a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika. La tournée de l’émissaire de Barack Obama au Maghreb  était nécessaire pour que ces pays apportent leur soutien aux efforts de la nouvelle administration américaine au processus de  paix au Proche Orient et songent réellement  à contrarier l’escalade et les provocations iraniennes à répétition (1).


 

Ftouh  Souhail, Tunis

 

 

(1) Après son départ  de la Tunisie, l’émissaire américain a entamé sa visite en Israël puis dans les territoires palestiniens pour discuter de la relance du processus de paix dans la région. M. George Mitchell a rencontré jeudi,  pour la  première fois,  le nouveau chef du cabinet B.Netanyahu. 

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