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Publié par Dreuz Info le 18 avril 2009

Depuis que le Caire a annoncé la semaine dernière l’arrestation de 49 personnes accusées d’être affiliées au Hezbollah et d’avoir planifié des attaques sur le sol égyptien, cette affaire ne cesse de prendre de l’ampleur  pour refléter une réelle stupeur  des pays sunnites devant la montée en  puissance  de l’influence des Chiites au Moyen Orient.

 

En Irak, le renversement de Saddam Hussein a libéré  la force  chiite qui était en fait la majorité de la population depuis plusieurs années. Le gouvernement à majorité chiite est réconcilié avec l’Iran  au grand regret des pays arabes sunnites. Au Liban, la « divine victoire » du Hezbollah au cours de la guerre de l’été 2006 lui a permis de remonter la pente après le départ des alliés syriens, puis de mener un « putsch » au printemps dernier, imposant un « gouvernement d’union nationale » et un Président de la République  pour s’apercevoir enfin  que chiites veulent aujourd’hui prendre pied en Egypte. à sa façon. Ces évènements se sont déroulés, l’un après l’autre

 

La marche « triomphale » de l’Iran islamiste vers l’hégémonie régionale, à travers l’arme nucléaire et la technologie qui y mène, est en train de faire évoluer le paysage du Moyen Orient et d’exacerber le conflit millénaire shia-sunna au sein de l’Islam.

 

Les Iraniens dans leurs gesticulations anti-Israël et anti-juive, ne visent qu’à prendre le leadership du monde musulman. Nous les voyons au Liban avec le Hezbollah. Nous les voyons en Irak avec Mouktada el saadr et autres imams qui veulent dominer ces pays. Les pays arabes sunnites s’inquiètent  naturellement de l’influence grandissante de l’Iran chiite dans la région.

 

Téhéran  est impliqué dans un activisme avéré contre l’unicité du culte musulman et du rite sunnite. Le  véritable conflit  qui se  dégénére  aujourd’hui au  Moyen-Orient  n’est pas entre Israël  et quelques pays arabes , mais c’est  bien un  conflit  arabo-sunnite contre la minorité  chiite ou pro-iranienne qui désire en prendre le contrôle au nom de la sacro sainte « question palestinienne  ».

 

La guerre qui inquiète la plupart des gens au Moyen-Orient est celle en cours entre l’Iran chiite et les sunnites arabes. C’est ce conflit qui en fin de compte, est prédominant sur tous les autres conflits. Le fossé entre Sunnites et Shiites au Moyen-orient est-il à présent plus profond que l’antagonisme entre Israël et les Arabes.

 

La guerre sécrète  que se livrent sur Internet les arabo-sunnites contre les pirates  chiites est un exemple de cette tension qui règne en ce moment .Par exemple, l’Iran a essayé en  Août 2007 de lancer une “cyber-guerre” contre Israël. Des primes ont été offertes aux pirates informatiques musulmans à celui qui lancerait les attaques les plus audacieuses contre les sites Web Israéliens. Mais ces attaques ont très vite dévié, lorsque certains pirates chiites ont commencé à attaquer des sites sunnites, en représailles à des attaques sunnites contre des sites chiites.

 

Durant ces six  derniers mois, les radicaux chiites et même  sunnites n’ont fait qu’intensifier leurs attaques, les uns sur les sites Internet des autres. Ce qui s’est passé c’est que les deux principaux sites de propagande religieuse radicale sunnite (celui d’Al-Qaida inclus) ont été piratés par les chiites le 11 Septembre, 2008. Les pirates informatiques Sunnites, peu de temps après, ont riposté en défigurant 300 sites Internet appartenant à des membres du clergé et à des organisations religieuses chiites.

 

 

Comme près de 80% des musulmans sont sunnites (contre environ 10% chiite), les chiites ont rapidement commencé à subir plus de dommages que l’autre camp.

 

L’escalade fut assurée lorsque le cheikh Youssef Al Qaradhawi, chef de l’Union internationale des savants musulmans, l’a récemment déclaré dans les médias arabes, dénonçant les chiites en général, et l’Iran en particulier, que les chiites sont des hérétiques hors de la rédemption. Ces déclarations ont eu une large couverture dans la presse saoudienne et égyptienne, et ont rapidement été repris par les médias dans le monde islamique. Les dirigeants de la plupart des nations sunnites, se contentaient de souligner les différences théologiques entre sunnites et chiites, y compris en Arabie Saoudite, gardien du sanctuaire le plus sacré de l’islam sunnite. Mais maintenant, cette tension sur Internet  vient de s’étendre dans le monde réel.

 

 

Le 6 mars  2009, Rabat a mis un terme à ses liens avec l’Iran à la suite de l’émotion provoquée dans le monde sunnite par des déclarations du gouvernement chiite de Téhéran mettant en cause la souveraineté de Bahreïn. Rabat accuse aussi l’Iran chiite  « d’attitude inadmissible, dirigée contre  Maroc et  l’unicité du culte musulman et du rite malékite sunnite dont est garant le roi Mohammed VI » (1) . Il faut savoir aussi que  la religion est un sujet très sensible au Maroc dont le souverain est le seul dirigeant musulman à porter le double titre de « Commandeur des croyants ». Téhéran est accusé  d’encourager le prosélytisme chiite dans le royaume chérifien. D’ailleurs  plusieurs écoles de la communauté  irakienne ont fermé leurs portes à Rabat suite aux tentatives iraniennes visant à propager le chiisme.

 

Le ministre marocain des Affaires étrangères a précisé qu´en mettant en avant le problème palestinien, l´Iran tentait  de pouvoir  le prosélytisme chiite iranien au Maroc (2).

 

Des auteurs proches de la monarchie se sont fait l´écho des ce mécontentement officiel. Le 10 mars 2009, Khalil Hachimi Idrissi écrivait dans un éditorial d’Aujourd´hui le Maroc que les agissements de l´Iran constituaient une agression de la souveraineté spirituelle et religieuse du pays et que le prosélytisme chiite faisait actuellement preuve d´arrogance, à l´encontre notamment des nations sunnites. Il estimait que contrer cette vague de prosélytisme constituerait un acte de légitime défense, doutant toutefois que ce fût encore possible. Dans d´autres pays, comme ceux du Golfe « Persique », il est déjà trop tard, estimait-il. D´après lui, le Maroc se doit, en tant que garant de la foi des croyants, de mobiliser tous tes ses ressources spirituelles pour repousser, de la façon la plus loyale et la plus honnête possible, cette déstabilisante hégémonie chiite. (3).

 

Le Maroc n´était pas le seul pays affecté par le prosélytisme chiite, d´autres pays musulmans étaient également touchés, en Afrique sub-saharienne et en Europe. Depuis la « victoire divine » du Hezbollah en 2006 face à Israël, et grâce à sa campagne médiatique menée dans les pays arabes, le nombre des conversions au chiisme a nettement augmenté, notamment en Afrique du Nord. La Libye et l’Algérie étaient les pays les plus touchés, et  le Maroc n’a pas échappé à ce phénomène.

 

Malgré que le Maroc est le point du monde arabe le plus éloigné de l´Iran sur la carte (La distance qui sépare Téhéran de Rabat est de pas moins que 5200 km) et pourtant, le Royaume  est confronté à l´infiltration chiite. Le quotidien Al-Quds Al-Arabi cite  même des « rapports américains » selon lesquels des milliers de Marocains des deux côtés de la Méditerranée ont embrassé le chiisme (4).

 

Il faut ici se rappeler  aussi que les services secrets marocains ont déjà mis la main  sur une cellule terroriste marocaine qui aurait été entraînée par le Hezbollah au Sud Liban. Parmi les islamistes arrêtés au Maroc figure le correspondant de la télévision « Al-Manar ».

 

En février 2007, les autorités marocaines avaient renforcé la surveillance autour de plusieurs ressortissants marocains qui se sont convertis au chiisme, et qui ont établi des liens avec les références chiites de Qum, en Iran, en vue de promouvoir le chiisme dans le royaume chérifien grâce aux généreuses aides financières de Téhéran. Les  islamistes arrêtés au Maroc, sont accusés de projeter des attentats terroristes. Il y’avait aussi plusieurs responsables de partis islamistes soupçonnés d’entretenir des relations étroites avec le Hezbollah libanais et avec la République islamique d’Iran (5). Selon les aveux des terroristes arrêtés, ils  s’apprêtaient à commettre des attentats au Royaume. Des sources marocaines ont précisé que  l’enquête s’articulait notamment autour des relations entre les partis islamistes marocains et le Hezbollah libanais, d’autant plus qu’un certain  Mustapha Al-Motassem avait rencontré secrètement le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et des responsables iraniens, en 2004.

 

Le réseau actuel découvert en Egypte,  le 8 avril 2009, composé de ressortissants libanais, palestiniens, syriens et égyptiens, et qui  comprenait quatre cellules distinctes prouve  encore que le Hezbollah et ses parrains iranien et syrien ont planifié des plans terroristes visant à déstabiliser les pays arabes à majorité  sunnite comme l’Egypte, l’Arabie saoudite,  et les autres monarchies du Golfe, ainsi que les pays occidentaux.

 

L´Iran a décidé d´entreprendre de combattre activement l´establishment religieux officiel traditionnel des pays arabes. Les groupes iraniens ou affiliés à l »Iran sont actifs en Europe et en Afrique du nord où ils expriment un message politico-religieux à la gloire de l´Iran chiite, présenté comme le leader du monde islamique. Tous les moyens sont mis en oeuvre pour faire pénétrer ce message dans le cœur des sociétés arabes, que l´Iran s´est mis à considérer comme un ennemi historique.

 

Depuis l’éternel l’ennemi de la sunna, se sont les  shiah. Cela a commencé à l’époque d’A’li/Hassan/Hussein (6). Les iraniens ont commencé à venger, après  14 siècles de soi-disant usurpation du pouvoir islamique par les Califes sunnites, depuis que ses ayatollahs ont pris le pouvoir en Iran en 1979. Alors l’offensive se déploie tout azimut au Moyen Orient et ailleurs. Cela a commencé avec la guerre avec l’Irak qui a duré 10 ans. Puis vint le terrorisme international en France, au Liban, en Argentine et ailleurs contre des intérêts occidentaux et juifs. Puis vint l’idéologie apocalyptique du retour du Mahdi, de la destruction utile d’un monde mauvais et du paradis des vierges. Les kamikazes s’en sont donnés à cœur joie contre les Irakiens et  les Libanais.

 

Combien de millions d’arabes sunnites A’hmadinedjab tuera-t-il avec pour prétexte la destruction d’Israël ? Son arrière pensée politique n’est elle pas de faire d’une pierre deux coups ? Se débarrasser des juifs pour en même temps annihiler les pires ennemis des chiites, les sunnites qui ont assassiné Ali ?

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

 

 

(1) Le ministre marocain des Affaires étrangères Taieb Fassi-Fihri avait attiré   l´attention sur « certaines activités tenues au Maroc par la République islamique d´Iran susceptibles de nuire à l´unité du sunnisme malikite au Royaume du Maroc. » Source  www.elaph.com,  le 8 mars 2009.

 

(2)  www.elaph.com, 12 mars 200 9.

 

(3) Aujourd´hui le Maroc (Maroc), 10 mars 2009.

 

(4) Al-Quds Al-´Arabi (Londres), 11 mars 2009.

 

(5)Il s’agit surtout de Mustapha Al-Motassem et Mohammed Al-Amin Rakala, respectivement secrétaire général et porte-parole du mouvement islamiste « Al Badil Al Hadari » (l’Alternative civilisationnelle), ainsi que de Mohammed El-Marouani, chef du « Mouvement pour la Oumma ». En outre, un officier de la police marocaine en poste au port de Casablanca a été arrêté dans le même dossier.

 

(6) La scission entre les deux principales branches de l’islam date d’il y a presque 1400 ans et a commencé par une dispute sur le choix de celui qui devait prendre la tête des croyants après la mort du prophète Mahomet en 632. Les Chiites  pensent que seuls les descendants directs du prophète devaient revêtir l’habit de calife – le commandeur des croyants à travers le monde. Ils étaient connus sous le nom de Chi’at-Ali ou « partisans d’Ali » en référence au cousin et beau-frère du prophète, Ali, qu’ils souhaitaient voir devenir calife. Avec le temps ils devinrent simplement connus sous le nom de Chiites.

 

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