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Publié par Dreuz Info le 19 mai 2009

Que faut-il penser de l´élection d´un musulman marocain, fils d un imam, en qualité de maire de la ville de Rotterdam?


Faut-il s´en étonner ? Le craindre ? S´en réjouir ?


De quoi cette élection est-elle le signe ? D´un nécessaire mélange des civilisations ? D´une tentative d´hégémonie musulmane ? D´un progrès ou d´un recul des droits de l´homme ?


ET lorsque nous lisons ici et là que Mr le Maire Ahmed Aboutaleb se déclare plus néerlandais que les néerlandais, attaché aux valeurs démocratiques, faut-il le croire ? Et dans la négative ne faut-il pas s´interroger sur les causes d´une méfiance à son égard puisque ses prises de position sont sans ambivalence possible ?


Je vous soumets un article du Figaro que j accompagne donc de ces questions qui me semblent necessaires.


Fraternellement,

Rachel

Mr le maire de Rotterdam est marocain


 » Fils d’un imam, Ahmed Aboutaleb, né au Maroc, vient d’être nommé à Rotterdam, premier maire musulman du premier port d’Europe, l’une des villes les plus cosmopolites du monde. «Plus néerlandais que certains Néerlandais», selon ses propres termes, ce travailliste n’hésite pas à fustiger «ceux qui n’acceptent pas les valeurs des Pays-Bas».


Dans la salle du conseil municipal trône le portrait de la reine Béatrix des Pays-Bas. Autour, sur les boiseries patinées, veillent ses ancêtres Juliana, Wilhelmine et Emma. En face, le maire s’appelle Ahmed.


À Rotterdam, certains ont eu «un choc» à l’annonce de la nomination * de ce travailliste, né au Maroc. Ahmed Aboutaleb, lui, demeure impassible : il «comprend les craintes» et prône «la confiance». Geert Wilders, ce député provocateur de droite, auteur d’un film contesté sur l’islam, aurait préféré qu’il soit «maire de Rabat» : «Nommer un Marocain maire de la deuxième ville du pays est aussi fou que de nommer un Néerlandais maire de La Mecque !» Pourtant, du Maroc, qu’il a quitté à 15 ans, Aboutaleb ne conserve pas grand-chose. S’il garde son passeport vert, c’est parce que, en vertu de loi marocaine, «on ne peut pas le rendre.» «Après 32 ans aux Pays-Bas, je suis plus néerlandais que certains Néerlandais, s’exclame-t-il. Tout ce que je pense et fais est néerlandais.»


Fils d’un imam, né en 1961 à Beni Sidel, une bourgade nichée dans les montagnes du Rif, Aboutaleb a laissé derrière lui «une petite maison sans électricité ni eau courante.» Il est loin son rêve d’enfant de devenir poète. Ingénieur de formation, il se retrouve journaliste, puis porte-parole ministériel. Sans s’être présenté devant les électeurs, ce membre du Parti travailliste (PvdA) devient, en janvier 2004, échevin (adjoint au maire) d’Amsterdam, en charge de l’enseignement et de la jeunesse. Quelques mois avant l’assassinat du cinéaste controversé Theo Van Gogh, poignardé et égorgé par un islamiste en pleine rue. Dans un discours devenu célèbre, à la mosquée Alkabir, au lendemain du drame, Ahmed Aboutaleb lance à ses coreligionnaires : «Arrêtez de vous prendre pour des victimes. Si vous ne voulez pas vous intégrer, partez !» Ses prises de position – il s’oppose au port de la burka, n’hésite pas à sanctionner les fraudeurs aux allocations sociales et trouve «drôles» plusieurs des caricatures danoises de Mahomet – lui vaudront des menaces de mort. «Ce collabo défend les intérêts des Blancs !», s’émeuvent des immigrés. Depuis, il vit sous protection rapprochée, tout comme Geert Wilders.


En 2007, la grande coalition (chrétiens-démocrates – travaillistes) lui offre un secrétariat d’État aux Affaires sociales. Puis, en janvier dernier, il s’installe à l’hôtel de ville de Rotterdam. Avec ses 584 000 habitants, dont 47 % d’origine étrangère et environ 15 % de musulmans, Rotterdam est l’une des villes les plus cosmopolites du monde. Bastion de Pim Fortuyn, le leader populiste et xénophobe assassiné en 2002, «c’est aussi une ville déchirée par les tensions intercommunautaires», affirme Ronald Sörensen, chef du groupe Leefbar Rotterdam (Rotterdam vivable), qui a pris la suite du mouvement de Fortuyn. Lefbaar Rotterdam détient 14 des 45 sièges du conseil municipal, les travaillistes, 18. «Beaucoup de gens ici se sentent envahis par les étrangers, poursuit cet ancien professeur d’histoire. Alors, quand on voit arriver un maire né au Maroc…»


Mais, dès le lendemain de la prise de fonctions du nouveau maire, les héritiers de Fortuyn changent d’avis : «J’ai apprécié qu’il prête serment en demandant l’aide de Dieu, et non pas d’Allah, explique Sörensen. Et quand il a laissé entendre qu’il fallait se débarrasser de Tariq Ramadan (professeur d’islamologie qui conseille la municipalité de Rotterdam depuis 2007, NDLR), je n’en croyais pas mes oreilles ! Si on parlait comme lui, on serait traité de racistes !» Dans cette «ville divisée, martèle le maire, ma priorité sera de créer une société de confiance. Car plus la confiance est forte, moins on doit payer pour la police et la justice !» Aux «jeunes Marocains de Rotterdam», il promet de les traiter «comme je traite tous les jeunes. Si vous faites quelque chose de bien, vous pourrez compter sur mon soutien. Mais si vous voulez causer du désordre, je serai impitoyable.»


Pour un peu, le principal tort d’Aboutaleb ne serait pas d’être né au Maroc, mais de venir d’Amsterdam et, surtout, d’être supporteur du club de football de l’Ajax, pire ennemi du Feyenoord Rotterdam ! Frappé d’une «étiquette juive» depuis que des supporteurs se réclamant de la communauté juive d’Amsterdam arborent de façon ostentatoire des symboles du judaïsme, l’Ajax est toujours accueillie à Rotterdam pas des chansons pro-Hamas et des chuintements rappelant les chambres à gaz. Pour protester contre une interdiction de se rendre au stade de l’Ajax, des dizaines de supporteurs de Feyenoord ont manifesté dans les rues de Rotterdam fin février. «Juifs, attention, l’armée de Mahomet va venir vous tuer !», hurlaient-ils, appelant même ce «sale juif» d’Ahmed Aboutaleb à «finir dans une chambre à gaz». Souhaitant «éviter l’escalade», le maire a renoncé à toute poursuite. Pour Ronald Sörensen, c’est «une preuve que les beaux discours ne suffisent pas : j’attends les faits».


Il n’est pas le seul. La délinquance augmente, s’alarme l’opposition. Le chômage aussi. Et, loin des façades de verre étincelantes des gratte-ciel du centre-ville, les quartiers se transforment. «Des églises disparaissent etdes mosquées apparaissent, indique le maire. Cela met des gens mal à l’aise». Arthur Rath a dû vendre son bar du boulevard Zuid, il y a quatre ans, «quand toutes les boutiques chics ont fermé les unes après les autres, remplacées par des coiffeurs afro ou des boucheries halal, subventionnés par la municipalité de l’époque». Aujourd’hui, le bar est turc, et une immense mosquée grise, flanquée de deux minarets, est en construction un peu plus bas. «J’espère que les immigrés auront du respect pour M. Aboutaleb, soupire Arthur Rath. Parce que, pour nous, ils n’en ont pas.» Même incertitude du côté des immigrés. Cihan, agent de sécurité, doute : «Il n’osera pas prendre notre parti, sinon il se fera mal voir par les Blancs.» Inévitablement comparé à Obama, Aboutaleb se trouve des points communs avec le président américain. Mais cet «Obama-sur-Meuse» veut être jugé sur ses résultats, pas sur «sa couleur ». «Si je réussis, je serai un élément clé pour persuader les immigrés qu’ils peuvent accéder au pouvoir, conclut-il. Si j’échoue, cela aura d’énormes conséquences pour ceux qui viendront après moi.»


* Aux Pays-Bas, les maires sont nommés par le gouvernement et la reine. « 


http://www.lefigaro.fr/international

 

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